Qui est vrai­ment Cle­men­ceau ?

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Terroir -

Georges Clé­men­ceau (Sic) est né à Mouille­ron-en-Pa­reds (Ven­dée), le 28 sep­tembre 1841. Après avoir fait ses études au ly­cée de Nantes et à l’école de mé­de­cine de cette ville, Georges Clé­men­ceau (Sic) vint à Pa­ris pour pas­ser les der­niers exa­mens du doc­to­rat. Mais il semble, dès lors, avoir fait plus de po­li­tique que de mé­de­cine. Mê­lé ac­ti­ve­ment au mou­ve­ment ré­pu­bli­cain d’op­po­si­tion à l’em­pire, nous le trou­vons ré­di­geant, en 1861, une pe­tite feuille de com­bat qui s’ap­pelle Tra­vail. Ses vio­lentes po­lé­miques ne tar­dèrent pas à le faire in­car­cé­rer. Ren­du à la li­ber­té, Clé­men­ceau (Sic) par­tit aux EtatsU­nis. Le jeune homme avait 22 ans. Son père lui en­voya d’abord quelques sub­sides puis, pour l’ha­bi­tuer à se ti­rer d’af­faire seul, lui cou­pa les vivres. Clé­men­ceau (Sic) cher­cha une place. On lui si­gna­la à Stam­ford, aux en­vi­rons de NewYork, une ins­ti­tu­tion de de­moi­selles où l’on avait be­soin d’un pro­fes­seur de fran­çais. Or, la di­rec­trice vou­lait que le maître de fran­çais se dou­blât d’un maître d’équi­ta­tion, et fût ca­pable d’ac­com­pa­gner les grandes dans leurs pro­me­nades à tra­vers la cam­pagne. On le vit dès lors, ca­ra­co­lant, en­tou­ré d’une dou­zaine de jo­lies blondes et don­nant sa le­çon de fran­çais par­mi les champs et les bois. Ren­tré en France en 1860, il com­men­ça sa car­rière po­li­tique.

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