Le float tube : la pêche en mode zen

Des dé­mons­tra­tions de float tube au­ront lieu lors du pro­chain sa­lon de la pêche de Châ­teau­roux. L’oc­ca­sion de mettre en lu­mière ce mode de pêche éco­lo­gique et agréable.

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Environnement - An­toine Ber­taux

Con­nais­sez-vous le float tube ? Ori­gi­naire des États-Unis, cette pe­tite et cu­rieuse em­bar­ca­tion fait de plus en plus d’émules chez les pê­cheurs de France et du Ber­ry. « Pour sché­ma­ti­ser, il s’agit d’un pe­tit ba­teau pneu­ma­tique cou­pé en deux et ou­vert sur l’ar­rière, ré­sume Fred­dy Re­naud, tech­ni­cien à la fé­dé­ra­tion de pêche de l’Indre. Le pê­cheur est as­sis sur son siège avec les pieds dans l’eau et il se pro­pulse avec des palmes. » Re­la­ti­ve­ment simple d’uti­li­sa­tion, cette drôle de bouée per­met ain­si à ses adeptes de dé­cou­vrir de nou­veaux ho­ri­zons et d’ex­plo­rer de nou­veaux ter­ri­toires. Des en­droits in­ac­ces­sibles en barque ou en kayak. « Le float tube a un faible ti­rant d’eau, pré­cise le tech­ni­cien. Nous pou­vons al­ler dans des zones de ri­vière, d’étang ou de lac où il n’y a que 30 à 40 cm d’eau. La flexi­bi­li­té est très grande. En re­vanche, il faut faire un peu plus at­ten­tion en cas de dé­bit un peu fort. De toute fa­çon, nous por­tons tous un gi­let de sau­ve­tage pour plus de sé­cu­ri­té. » Qui plus est, le float tube reste bien moins oné­reux que tous les autres types d’em­bar­ca­tions. Sans comp­ter qu’il est aus­si net­te­ment plus pra­tique à trans­por­ter. « Au­jourd’hui, il est pos­sible d’en trou­ver entre 100 € et 400 €, ré­vèle Fred­dy Re­naud. Et une fois dé­gon­flé, il peut se ran­ger dans le coffre d’une Clio. C’est pour ce­la qu’il est de plus en plus po­pu­laire. »

Le Ber­ry, un lieu idéal pour la pêche au float tube

Inexis­tant en France il y a en­core dix ans, ce nou­veau mode de pêche est au­jourd’hui en plein es­sor. Des dé­mons­tra­tions de float tubes au­ront d’ailleurs lieu lors du pro­chain sa­lon de la pêche à Châ­teau­roux, du 8 au 10 fé­vrier pro­chain. Tout sauf un ha­sard. « Le Ber­ry, avec ses nom­breux lacs et étangs, est un lieu idéal pour pê­cher au float tube, as­sure le membre de la fé­dé­ra­tion de l’Indre. Les jeunes sur­tout sont de plus en plus in­té­res­sés. » D’au­tant plus que le float tube s’adapte au­jourd’hui à toutes les pêches. « À l’ori­gine, on ne pê­chait que le car­nas­sier comme ce­la, rap­pelle Fred­dy Re­naud. Mais, dé­sor­mais, tout le monde l’uti­lise, que ce soit pour la pêche au si­lure, la pêche au coup, la pêche à la mouche... Les sen­sa­tions sont as­sez uniques. » Et pour cause. Confor­ta­ble­ment ins­tal­lé au ras de l’eau sur son en­gin pneu­ma­tique, le pê­cheur (ou tu­beur) peut par­fois même être lé­gè­re­ment trac­té par un bro­chet ou un si­lure qui au­rait mor­du à la ligne, mais aus­si re­ce­voir la vi­site d’autres ani­maux sau­vages. « Comme on n’a pas de mo­teur, on se fond com­plè­te­ment dans le pay­sage, dé­crit le tech­ni­cien. Quand l’eau est claire, je peux voir les pois­sons fi­ler entre mes jambes, c’est très sym­pa. J’ai éga­le­ment pu ap­pro­cher des cas­tors et des oi­seaux. En fait, ce mode de pêche est à la fois zen, re­laxant et spor­tif, puis­qu’on se dé­place avec les jambes au mi­lieu de la na­ture. » Un moyen éco­lo­gique de vivre dif­fé­rem­ment sa pas­sion pour la pêche.

▶ Sans mo­teur bruyant, le float tube per­met à chaque pê­cheur de se fondre dans la na­ture sans dé­ran­ger la faune.

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