Pierre Fos­set : « Fran­chir une marche sup­plé­men­taire »

Le pré­sident du Bourges Basket fait le point avant le quart de fi­nale d’Eu­ro­ligue face à So­pron.

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par An­toine Ber­taux

Le Tan­go Bourges Basket n’est plus qu’à une marche de re­trou­ver le der­nier car­ré d’Eu­ro­ligue. Troi­sièmes de leur poule à l’is­sue de la pre­mière phase, les Ber­ruyères dé­fient en ef­fet So­pron en quart de fi­nale de la com­pé­ti­tion, pour une place au Fi­nal Four. Pas fa­vo­rites, les Tan­go se ren­dront en Hon­grie pour le match al­ler, mer­cre­di 6 mars, avant de re­ce­voir leurs ad­ver­saires au Pra­do, trois jours plus tard. À une grosse se­maine du grand ren­dez-vous, le pré­sident du Bourges Basket, Pierre Fos­set, veut croire en les chances de son équipe.

Avec cette qua­li­fi­ca­tion en quart de fi­nale d’Eu­ro­ligue, votre cam­pagne eu­ro­péenne est-elle d’ores et dé­jà réus­sie ? Pierre Fos­set : « C’était notre ob­jec­tif de dé­but de sai­son en tout cas. De ce point de vue là, le contrat est rem­pli. Main­te­nant, nous en vou­lons tou­jours plus. On veut conti­nuer à ga­gner en­core et en­core. Nous es­pé­rons fran­chir une marche sup­plé­men­taire mais ce ne se­ra pas fa­cile. So­pron est vrai­ment une très bonne équipe et je m’at­tends à un match com­pli­qué. »

Glo­ba­le­ment, votre phase de poule a été plu­tôt bien gé­rée (8 vic­toires, 5 dé­faites). Est-ce un mo­tif d’es­poir avant cette double confron­ta­tion face au club hon­grois ?

P.F. : « C’est vrai que notre par­cours fut as­sez sa­tis­fai­sant mais ce­la ne veut plus rien dire à ce stade de la com­pé­ti­tion. Qu’im­porte la ma­nière après tout, l’im­por­tant était de nous qua­li­fier pour la suite. Après, nous sa­vions que nous al­lions af­fron­ter une équipe dif­fi­cile à jouer en quart. C’était d’ailleurs ser­ré entre So­pron, Fer­ner­bahce et Ri­ga. Au fi­nal, nous sommes plu­tôt contents de nous re­trou­ver face à un club que nous connais­sons as­sez bien. L’an der­nier, nous avions no­tam­ment dé­fié les Hon­groises en phase de poule. »

Que crai­gnez-vous par­ti­cu­liè­re­ment pour cette confron­ta­tion face à So­pron ?

P.F. : « Il y a bien sûr quelques in­di­vi­dua­li­tés dans cette équipe dont nous al­lons de­voir nous mé­fier. Je pense no­tam­ment à Aman­da Za­hui ou à Can­dice Du­pree. Mais elles ne sont pas seules. Leur for­ma­tion s’ap­puie no­tam­ment sur un gros col­lec­tif. Sur­tout, nous al­lons de­voir al­ler nous qua­li­fier là-bas. Dans le cas où nous se­rions dos à dos après le match re­tour au Pra­do, nous de­vrions même re­tour­ner jouer une deuxième fois en Hon­grie, dans une am­biance élec­trique. Dans ces matchs-là, où l’en­jeu est un ti­cket pour une place au Fi­nal Four, le pu­blic ré­pond tou­jours pré­sent. »

Un mot aus­si sur votre par­cours en cham­pion­nat. Vous êtes ac­tuel­le­ment deuxième de LFB après un dé­but de sai­son to­ni­truant et un pas­sage à vide en jan­vier. Com­ment ex­pli­quez-vous que ce dé­but d’an­née 2019 ait été si com­pli­qué ? P.F. : « Mal­heu­reu­se­ment, je n’ai pas vrai­ment d’ex­pli­ca­tion. Je ne com­prends pas pour­quoi la ma­chine s’est en­rayée de cette fa­çon après notre bon dé­but de sai­son. Il faut dire aus­si que nous n’avons pas eu un ca­len­drier fa­cile. Nous n’avons joué que des grosses équipes comme Mont­pel­lier (3e), Char­le­ville (4e) ou Lyon (1er). Mal­gré tout, nous sommes en­core à la deuxième place du clas­se­ment. Il n’y a rien de dra­ma­tique. De toute fa­çon, il faut d’abord se qua­li­fier pour les phases fi­nales. On ver­ra où on en est à ce mo­ment-là. »

Car, cette an­née en­core, l’ob­jec­tif est tou­jours de réa­li­ser le dou­blé coupe-cham­pion­nat...

P.F. : « C’est exact. Concer­nant la coupe, nous al­lons d’ailleurs être très vite fixés puisque nous al­lons af­fron­ter Lyon au Pra­do, sa­me­di, en de­mi-fi­nale. Notre par­cours peut s’ar­rê­ter dès ce week-end. En re­vanche, pour le titre de cham­pion de France, il va fal­loir en­core at­tendre un peu. Le vrai cham­pion­nat ne com­mence qu’à par­tir des phases fi­nales. Et tout ce­la est loin. C’est pour ce­la que la prio­ri­té est de nous qua­li­fier pour les playoffs, peu im­porte la place ou la ma­nière d’y ar­ri­ver. »

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