La joie

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Loisirs - Isa­belle Ma­thioux, so­phro­logue, spé­cia­li­sée en com­mu­ni­ca­tion bien­veillante à Mon­ti­pou­ret (36)

Quand on achète du bois de chauf­fage, il faut dé­jà contrô­ler le vo­lume. Si on prend une “corde”, at­ten­tion car la lon­gueur va­rie de 6 à 13 m d’une ré­gion à l’autre. Mais peu im­porte, vous conver­tis­sez en mètres cubes. Un stère est égal à un mètre cube, soit 1 m de haut par 1 m de long. Le prix d’1 m3 os­cille entre 55 € pour du bois tendre ou se­mi-dur (le peu­plier) et 100 € pour le bois dur (chêne). Quand on vous livre, vé­ri­fiez le vo­lume ache­té en mul­ti­pliant la hau­teur du cube ou du mur par la lon­gueur, puis par la lar­geur, le tout di­vi­sé par 1 000 000. Exemple : lon­gueur 290 cm x hau­teur 120 cm x lar­geur 34 cm (la lon­gueur des bûches) soit 1 183 200 di­vi­sé par 1 000 000 = 1,18 m3. At­ten­tion, plus les bûches sont courtes, plus le vo­lume de bois réel baisse pour 1 m3 ap­pa­rent et plus elles sèchent vite (18 mois).

La joie se dé­fi­nit comme étant une émo­tion agréable et pro­fonde, un sen­ti­ment exal­tant res­sen­ti par la conscience. Et vous, qu’est-ce que vous évoque la joie ? Plai­sir, rire, dé­tente, bon­heur ?

La joie vient vous don­ner un mes­sage, elle vous in­dique que vos be­soins sont sa­tis­faits et elle s’ac­tive face à des sti­mu­li de « plai­sir ». Fai­sons une pe­tite ex­pé­rience en­semble : je vous in­vite à cher­cher dans votre mé­moire la der­nière bonne nou­velle que vous ayez re­çue, un évè­ne­ment spor­tif où votre joueur pré­fé­ré, votre équipe fa­vo­rite gagne, une fête d’an­ni­ver­saire en fa­mille ou entre amis, une chan­son qui vous amuse, … Le sou­ve­nir est-il re­ve­nu, vous l’avez en tête ? Fer­mez les yeux et re­mé­mo­rez-vous cet ins­tant agréable avec le plus de dé­tails pos­sible puis souf­flez. Avez-vous res­sen­ti un lé­ger sou­rire in­té­rieur ou ex­té­rieur ? Écou­tez vos sen­sa­tions cor­po­relles. Si je com­pare notre corps à une ri­vière, lorsque la joie s’ins­talle, la ri­vière s’écoule pai­si­ble­ment. En ef­fet, les scien­ti­fiques ont ob­ser­vé que l’éner­gie cir­cule dans tout le corps lorsque nous sommes joyeux.

La joie nous donne l’élan pour «al­ler vers » à op­po­ser a contra­rio à la tris­tesse qui nous in­vite à l’iso­le­ment et à un re­tour sur soi. Etre joyeux tout seul c’est une chose, mais nous sommes des êtres de contri­bu­tion, qui par­ta­geons nos joies, et une joie par­ta­gée prend une tout autre di­men­sion. N’est-ce pas ?

Le noir n’existe pas, c’est l’ab­sence de lu­mière. Et si vous n’ap­por­tez pas de lu­mière, vous lais­sez alors le noir s’ins­tal­ler. Il en est de même pour nos émo­tions : culti­vez la joie et elle gran­di­ra.

Alors ayez l’in­ten­tion de se­mer dans votre vie tou­jours plus de joie. Soyez at­ten­tif à chaque op­por­tu­ni­té que la vie vous pré­sente.

L’idée n’est pas de culti­ver une joie in­sou­ciante ou naïve à l’image de la pen­sée po­si­tive. Nous ne sommes pas au pays des bi­sou­nours où tout le monde est beau et gen­til. Il s’agit plu­tôt d’ins­tau­rer plus de conscience et une at­ten­tion par­ti­cu­lière tour­née vers ce qui nous fait du bien.

As­tuce de la se­maine : « La joie est en tout, il faut sa­voir l’ex­traire ». Con­fu­cius.

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