La Ber­ri­chonne de Châ­teau­roux

L’an­cien dé­fen­seur, Ni­co­las Bau­doin, a par­ti­ci­pé à la Coupe du Monde en Rus­sie avec le staff du Ma­roc.

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par An­toine Ber­taux

Cham­pion de France de D2 avec la Ber­ri­chonne de Châ­teau­roux en 1997, Ni­co­las Bau­doin au­ra sans nul doute connu ses plus belles heures en tant que joueur pro­fes­sion­nel sous le maillot cas­tel­rous­sin. Dix ans après son dé­part, l’an­cien dé­fen­seur (49 ans) vibre tou­jours au­tant pour Châ­teau­roux.

Qu’êtes-vous de­ve­nu après avoir quit­té la Ber­ri en 1998 ? Ni­co­las Bau­doin : « Je suis par­ti de Châ­teau­roux pour re­joindre Guin­gamp pour deux sai­sons. En Bre­tagne, j’ai eu la chance de par­ti­ci­per à la mon­tée en D1, en 2000. Mais je n’ai pas dis­pu­té la sai­son sui­vante dans l’élite puisque j’ai re­joint Ajac­cio et Rol­land Cour­bis pour trois ans. Mon plus beau sou­ve­nir là-bas est évi­dem­ment le titre de cham­pion de France de D2 et la mon­tée en D1. Mal­heu­reu­se­ment, je n’ai fait que des ap­pa­ri­tions sur le banc de touche en 2003 et j’ai dé­ci­dé de mettre un terme à ma car­rière à 33 ans. Au­jourd’hui, je re­grette d’avoir ar­rê­té si tôt. Je suis sûr que j’au­rais pu jouer en­core quelques an­nées. Cette époque est tel­le­ment pré­cieuse. Je veux dire, on a la belle vie, on fait du sport tous les jours, c’est le rêve. Au­jourd’hui, je ne joue plus du tout au foot. Il y a cinq ans, j’ai eu la chance de par­ti­ci­per à un match ca­ri­ta­tif pour l’as­so­cia­tion Ela. Je jouais dans la même équipe que Zi­dane. Ce fut un vrai “kiff”, j’ai fait des pho­tos avec lui. Je me suis dit que je de­vais m’ar­rê­ter là­des­sus. Mais je suis tou­jours mor­du de sport. Dé­sor­mais, je pra­tique le squash et le triath­lon. »

Comment avez-vous gé­ré votre tran­si­tion pro­fes­sion­nelle ? N.B. : « Comme avant le dé­but de ma car­rière, je suis re­tour­né dans la pe­tite en­tre­prise fa­mi­liale avec mon père et mon grand-père. J’ai aus­si pas­sé mon di­plôme d’en­traî­neur car je m’ima­gi­nais bien sur un banc de touche plus tard. Mais tout a bas­cu­lé en 2003 quand JeanPierre Pa­pin m’a in­vi­té à ve­nir tra­vaillé avec lui dans l’im­mo­bi­lier à Cap Fer­ret, près de Bor­deaux. Du­rant trois ans, j’ai donc été conseiller clien­tèle dans une agence im­mo­bi­lière. J’ai­mais bien le contact avec les gens et ce bou­lot me plai­sait bien. J’ai éga­le­ment in­té­gré l’UNFP (Union na­tio­nal des foot­bal­leurs pro­fes­sion­nels) car je son­geais tou­jours à faire un truc dans le foot. Mais en 2007 à Nice, j’ai co­fon­dé Vi­deo Pro­file, la pre­mière so­cié­té spé­cia­li­sée dans les mon­tages vi­déos de joueurs de foot. Les équipes nous com­man­daient des vi­déos sur cer­tains joueurs afin de les su­per­vi­ser. Ce­la leur évi­tait de se dé­pla­cer. Nous avons été lea­ders mon­diaux du sec­teur, nous fai­sions un car­ton. Mal­heu­reu­se­ment, la concur­rence d’In­ter­net nous a tués. Notre so­cié­té a été dis­soute en 2017 mais ce fut une belle aven­ture. De­puis deux ans, je suis donc à la re­cherche d’un nou­veau pro­jet. Mais en at­ten­dant, j’ai eu la chance de par­ti­ci­per à la Coupe du Monde en Rus­sie dans le staff du Ma­roc avec Her­vé Re­nard, en tant que su­per­vi­seur. Ce fut une belle ex­pé­rience. »

Quel sou­ve­nir gar­dez-vous de la Ber­ri ?

N. B. : « J’ai le sang Bleu et Rouge. Ce fut une aven­ture ex­tra­or­di­naire. Je me sou­viens d’avoir vu l’aé­ro­port de Châ­teau­roux noir de monde pour fê­ter la mon­tée. Nous avions même fait pleu­rer M. Ber­thon, notre sup­por­ter n °1. Je suis très fier d’avoir par­ti­ci­pé à cette épo­pée. Rien que pour ce­la, Châ­teau­roux se­ra tou­jours par­ti­cu­lier pour moi. Et puis, mon fis­ton y est né. »

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