Quand l’épi­ce­rie passe au vrac

Si­tuée au 117 de la rue Na­tio­nale, ce nou­veau ma­ga­sin pro­po­se­ra tant des pro­duits ali­men­taires que cos­mé­tiques ou mé­na­gers à la vente en vrac mais aus­si une par­tie épi­ce­rie fine.

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - La Une -

C’est un pro­jet mû­re­ment ré­flé­chi qui a pris forme ces der­niers temps au 117 rue Na­tio­nale. Les der­niers pré­pa­ra­tifs sont en cours et l’épi­ce­rie in­dé­pen­dante éco­res­pon­sable On passe au vrac va ou­vrir ses portes mar­di 26 mars. L’abou­tis­se­ment de plus d’un an de tra­vail pour Gwen­do­line et Ar­naud Cham­pagne, res­pec­ti­ve­ment âgés de 38 et 37 ans. Au coeur d’un pôle ali­men­taire Nés à La Châtre et ha­bi­tant à Lou­rouer-Saint-Laurent, Gwen­do­line et Ar­naud ont tous les deux tra­vaillé chez Fen­wal. Après douze ans dans l’en­tre­prise en tant que tech­ni­cien qua­li­té, Ar­naud a fait par­tie des nom­breuses per­sonnes prises dans la tour­mente du plan so­cial de 2014. Il est en­suite de­ve­nu res­pon­sable qua­li­té dans le do­maine de l’ar­me­ment puis in­gé­nieur qua­li­té au sein de l’en­tre­prise Zo­diac. De son cô­té, Gwen­do­line, après quinze ans chez Fen­wal – huit en tant qu’ou­vrière et sept dans l’administration –, a dé­ci­dé de quit­ter l’en­tre­prise dans le cadre d’un dé­part vo­lon­taire et a re­pris ses études à la Chambre de com­merce et d’in­dus­trie (CCI) pour de­ve­nir as­sis­tante de di­rec­tion. Une fonc­tion qu’elle exer­ce­ra en­suite pen­dant trois ans. « Ce que je fai­sais ne m’in­té­res­sait

plus, ex­plique Ar­naud. Je vou­lais quelque chose qui avait du sens. » « Au dé­but, nous avions le pro­jet de créer une épi­ce­rie fine mais, très vite, nous nous sommes tour­nés vers le vrac et l’ob­jec­tif zé­ro dé­chet, pour­suit Gwen­do­line. De­puis six ou sept ans, nous sommes très sen­si­bi­li­sés à l’ali­men­ta­tion saine et nous évi­tons les pro­duits in­dus­triels. Ce­la nous a don­né en­vie d’ou­vrir la pre­mière épi­ce­rie vrac du dé­par­te­ment. » L’ave­nir de leurs trois en­fants – une fille de 15 ans et deux gar­çons de 6 et 4 ans – est évi­dem­ment l’un des mo­teurs de l’en­ga­ge­ment du couple. Sou­te­nus par la CCI dans la réa­li­sa­tion de leur étude de mar­ché, Gwen­do­line et Ar­naud n’ont rien lais­sé au ha­sard, de­puis le choix stra­té­gique du lo­cal qu’ils ont ache­té et en­tiè­re­ment ré­no­vé au coeur de ce qui est de­ve­nu un vé­ri­table pôle ali­men­taire sur cette par­tie de la rue Na­tio­nale jus­qu’à la sé­lec­tion dras­tique de leurs 65 four­nis­seurs qui leur per­mettent de pro­po­ser 650 ré­fé­rences pour com­men­cer. Sur une sur­face de vente de 70 m2 – avec une ré­serve de 20 m2 et un es­pace de net­toyage des conte­nants dans le­quel pour­ra in­ter­ve­nir Ar­naud, qui a sui­vi une for­ma­tion spé­ci­fique à l’hy­giène de la vente en vrac – le couple pro­po­se­ra ain­si un pôle ali­men­taire sec en vrac – cé­réales, lé­gumes, pâtes, riz, fa­rines, ca­fé, thé, bon­bons, etc. – mais aus­si du miel, de l’huile ou du vi­naigre dans des cuves en in­ox à ro­bi­net. Pro­duits d’en­tre­tien et mé­na­gers (sols, vitres, vais­selle, etc.) mais aus­si sa­von noir et bi­car­bo­nate de soude ; pro­duits d’hy­giène so­lides (sa­von, sham­poing, dé­odo­rant, pain de ra­sage…) ; tex­tiles la­vables (es­suie­tout tis­su, pro­tec­tions hy­gié­niques, mou­choirs…); pro­duits cos­mé­tiques (« Du ma­quillage de marque bio et re­char­geable ») ; pa­pe­te­rie verte à base de pa­pier re­cy­clé… Les pro­duits mis en vente dans le lo­cal qui a dû être cli­ma­ti­sé – la ré­gle­men­ta­tion im­po­sant une tem­pé­ra­ture si­tuée entre 12 et 19 °C – sont très di­ver­si­fiés. « Et ce sont des pro­duits sains, fa­bri­qués dans le res­pect de l’en­vi­ron­ne­ment », sou­ligne Gwen­do­line. Dans la par­tie épi­ce­rie fine, les clients pour­ront trou­ver de la conser­ve­rie ma­jo­ri­tai­re­ment bio mais aus­si du vin. « Il y au­ra des vins bio, bio­dy­na­miques ou na­tu­rels, dé­taille Ar­naud. Les per­sonnes ont beau­coup d’a prio­ri sur le vin bio alors qu’il y en a d’ex­cep­tion­nels. »

Un ser­vice simple d’uti­li­sa­tion

Il se­ra éga­le­ment pos­sible de dé­cou­vrir et d’ache­ter de nom­breux conte­nants, qu’ils soient no­mades

ou non. « Car ac­cé­der au zé­ro dé­chet, c’est aus­si s’or­ga­ni­ser chez soi, rap­pelle Gwen­do­line. Le client pour­ra ar­ri­ver les mains vides et uti­li­ser des sacs kraft ou des bo­caux ache­tés ici, par exemple, ou ve­nir avec des conte­nants per­son­nels dont il pour­ra se ser­vir si ceux-ci sont propres et conformes à l’uti­li­sa­tion qu’il sou­haite en faire. Nous se­rons là pour l’ai­der et le conseiller. » « Con­crè­te­ment, lorsque vous ar­ri­vez dans le ma­ga­sin, vous pe­sez votre conte­nant, vous faites vos courses en choi­sis­sant la quan­ti­té exacte de pro­duit que vous dé­si­rez ache­ter, vous pe­sez l’en­semble, ce qui per­met­tra

de dé­fi­nir le poids fi­nal et donc le

prix », ex­plique Ar­naud qui, comme son épouse, mise sur le con­tact et la créa­tion de lien so­cial à tra­vers la bou­tique. Com­mu­ni­quant énor­mé­ment sur les ré­seaux so­ciaux de­puis le dé­but du pro­jet, le couple d’épi­ciers avait lan­cé une cam­pagne de fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif qui lui a per­mis de fi­nan­cer l’achat d’un tri­por­teur à as­sis­tance élec­trique pour le ser­vice de li­vrai­son à La Châtre. Les li­vrai­sons qu’ils pro­po­se­ront dans un rayon de 10 km se­ront ef­fec­tuées en voi­ture. Et des idées, les deux co­gé­rants n’en manquent pas : carte de fi­dé­li­té, carte ca­deau, dé­gus­ta­tions ou ate­liers (par exemple, ap­prendre à fa­bri­quer sa les­sive ou à faire sa barre de cé­réales) vont peu à peu prendre place. Gwen­do­line et Ar­naud ré­sument en une phrase leur état d’es­prit : « Nous sommes très heu­reux de vivre cette ex­pé­rience-là ». Le franc sou­rire qui s’af­fiche sur leur vi­sage en le di­sant le confirme. Jean-Charles Lar­deau

• Con­tact : Tél. 02 54 30 96 93 ou par mail con­[email protected]­pas­seau­vrac.fr Fa­ce­book : @on­pas­seau­vrac Ou­vert du mar­di au sa­me­di de 9 h à 12 h 30 et de 15 h à 19 h 30.

Ar­naud et Gwen­do­line Cham­pagne pro­po­se­ront plus de 650 ré­fé­rences sé­lec­tion­nées avec soin.

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