La Ber­ri­chonne de Châ­teau­roux

L’an­cien at­ta­quant, Frédéric Fou­ret, s’est re­con­ver­ti en tant que conseiller en ges­tion du pa­tri­moine.

L'Echo du Berry (Édition de l’Indre) - - Sports - Pro­pos recueillis par An­toine Ber­taux

Son his­toire à Châ­teau­roux au­ra fi­na­le­ment tour­né court. Am­bi­tieux lors de son ar­ri­vée dans le Ber­ry en 1998, Frédéric Fou­ret n’au­ra pas vrai­ment eu l’oc­ca­sion de mon­trer son po­ten­tiel aux sup­por­ters de La Ber­ri­chonne. Mal­gré des dé­buts pro­met­teurs, le jeune at­ta­quant prê­té par l’Olym­pique Lyon­nais a été vic­time d’une grave bles­sure au ge­nou qui a mis un terme pré­coce à son aven­ture en Bleu et rouge. Plus de dix ans plus tard, il re­vient sur ses dé­boires à Châ­teau­roux.

Gra­ve­ment bles­sé, vous n’avez dis­pu­té qu’une quin­zaine de matchs avec la Ber­ri ? Com­ment avez-vous re­bon­di après votre dé­part en 1999 ? Frédéric Fou­ret : « Comme j’avais long­temps été bles­sé à Châ­teau­roux, Lyon a dé­ci­dé de me prêter de nou­veau pour un an à Nîmes. Dans le Gard, j’ai dis­pu­té une sai­son com­plète mais lors de mon re­tour à l’OL, le club avait chan­gé de stan­ding avec les re­cru­te­ments d’An­der­son, de Dho­ra­soo... Du coup, je suis par­ti à Nancy, dont j’ai por­té les couleurs du­rant quatre sai­sons. J’ai en­suite joué à Va­lence, à Cler­mont, au Havre, à Gueu­gnon puis à Cannes où j’ai ter­mi­né ma car­rière en 2009, à 34 ans. »

Com­ment avez-vous gé­ré votre re­con­ver­sion pro­fes­sion­nelle ? F.F. : « J’avais un peu pré­pa­ré ma fin de car­rière mais j’ai sur­tout eu beau­coup de chance en étant em­bau­ché par mon ami d’en­fance en tant que conseiller en ges­tion du pa­tri­moine au­près des spor­tifs de haut niveau. Je dis que c’est une vraie chance car je me rends bien compte que pour beau­coup d’an­ciens joueurs, la fin de car­rière n’est pas fa­cile à gé­rer. En tout cas, ce mé­tier me plaît. De­puis sept ou huit ans, je tra­vaille donc pour cette so­cié­té à Mo­na­co. Con­crè­te­ment, je fais du consul­ting au­près des joueurs, c’est-àdire que je m’oc­cupe des foot­bal­leurs au quo­ti­dien, dans leurs tâches ad­mi­nis­tra­tives ou re­la­tion­nelles. J’ai donc gar­dé un pied dans le monde du bal­lon rond. En plus, je suis éga­le­ment en­traî­neur des pe­tits à l’OGC Nice. »

Dix ans après, gar­dez-vous tout de même au­jourd’hui cer­tains bons sou­ve­nirs de Châ­teau­roux ? F.F. : « Contrai­re­ment à ce que vous pour­riez croire, je garde de bons sou­ve­nirs de mon pas­sage à Châ­teau­roux. C’était ma pre­mière ex­pé­rience hors de Lyon, ma ville. Forcément, ça marque. Et puis mon fils aî­né est né là-bas. Il est sup­por­ter de la Ber­ri. Ré­cem­ment, il m’a même de­man­dé de lui ache­ter un équi­pe­ment de La Ber­ri­chonne. Je trouve le clin d’oeil amu­sant parce qu’il n’a vé­cu ici qu’un an et qu’il n’en a au­cun sou­ve­nir. En re­vanche, je n’ai plus au­cun contact au club. De cette pé­riode, je n’ai gar­dé des liens qu’avec d’an­ciens co­équi­piers comme Laurent Du­fresne, “Lo­lo” Mo­res­tin, même si ce­la fait un mo­ment que je ne l’ai pas vu, et sur­tout Li­lian Com­pan avec qui j’échange beau­coup. »

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