L'Equipe

Bouhanni tousse

Toujours contrarié par une bronchite et par son manque de confiance, le coureur de l’équipe Cofidis a quitté la course.

- MANUEL MARTINEZ

VALLS (ESP) – Hier, Alejandro Valverdeaf­aitparlers­esvieilles­jambes de trente-sept ans pour remporter au sprint la 2e étape du Tour de Catalogne, son sixième succès de la saison, et devenir le nouveau leader de l’épreuve aux dépens du Colombien Alvaro Hodeg. Nacer Bouhanni n’a pas pu prendre part à cet emballage final, puisqu’il n’a pas pris le départ à Mataro, affaibli par une bronchite tenace.

Pourtant, le terrain était propice. Tout comme lundi à Calella, à l’occasion de la première étape, où il pensait sans doute avoir l’opportunit­é de mettre fin à cette série négative entamée le 3 septembre, date de sa dernière victoire, au Grand Prix de Fourmies. En effet, Bouhanni connaît parfaiteme­nt l’arrivée de Calella pour y avoir triomphé au sprint en 2016, puis pour y avoir été battu d’un souffle l’an passé avant de se rattraper trois jours plus tard dans les rues d’Igualada.

Mais lundi, sans pouvoir à aucun moment faire parler sa pointe de vitesse, le Vosgien a dû se contenter d’une modeste septième place. Dans la soirée, Roberto Damiani et Christian Guiberteau, les directeurs sportifs de l’équipe Cofidis, sont venus à son chevet. « On a bien constaté qu’il n’avait pas encore complèteme­nt récupéré de sa bronchite (qui l’avait déjà contraint à l’abandon à Paris-Nice) et qu’il toussait beaucoup, confiait Damiani, hier matin. Ça confirme aussi qu’on a eu raison de ne pas l’aligner sur Milan-San Remo (samedi dernier). On a longtemps discuté et, compte tenu des mauvaises conditions annoncées pour les prochains jours, il a semblé préférable de renoncer. L’important, c’est la santé du coureur. »

Hier midi, après un dernier échange avec ses directeurs sportifs, Bouhanni a pris l’avion à Barcelone pour rejoindre la France. « Il va falloir maintenant qu’il récupère, détaillait Guiberteau. Je tiens à préciser qu’il n’y a eu aucune tension mais qu’il a toujours des séquelles de sa bronchite et qu’il est diminué. Il faut aussi qu’il refasse le plein de confiance. »

“Un peu comme un attaquant au foot ,, qui ne trouve pas le chemin des filets

CHRISTIAN GUIBERTEAU, directeur sportif de Cofidis

Clairement, si le rhume semble persistant, le moral de Bouhanni a aussi atteint ses limites. « C’est pas facile pour Nacer lorsqu’il ne gagne pas, assurait encore Damiani. Actuelleme­nt, il est un peu comme un attaquant au foot qui ne trouve pas le chemin des filets. Sans la confiance, il se retrouve en manque de repères. Parfois, il faut savoir repartir de zéro. Avec l’entraîneme­nt, les automatism­es et les victoires reviendron­t. »

Pour l’heure, la suite de son programme n’est pas vraiment définie, mais il est probable qu’on le voie revenir dans des courses de moindre envergure (la Route Adélie le 30 mars, la Roue Tourangell­e le 1er avril et le Circuit de la Sarthe-Pays de la Loire du 3 au 6 avril). « Il faut d’abord qu’il reprenne des forces et qu’il retrouve de la confiance dans ce genre de courses », affirme Guiberteau.

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Nacer Bouhanni n'arrive pas à se défaire d'une bronchite tenace.

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