L'Equipe

Paris retient Garain

Dunkerque et le très prometteur arrière gauche prêté par Paris souhaitaie­nt rester unis la saison prochaine. Mais le PSG refuse de lâcher sa pépite.

- Ya. H.

Le 28 septembre dernier, Dylan Garain avait pulvérisé Chambéry : 8 buts à 100 % de réussite pour le jeune arrière gauche prêté par le Paris-SG qui avait mené Dunkerque à la victoire (26-23). Victime d’une rupture des ligaments croisés du genou gauche un mois plus tard, le Guadeloupé­en manquera beaucoup à l’USDK, ce soir en Savoie, lors du match retour, et pour longtemps encore.

Malgré cette grave blessure, le club nordiste, séduit par son début de saison fracassant (32 buts lors des six premières journées), a continué à faire les yeux doux au jeune homme (1,92 m, 21 ans). Coup de foudre réciproque. Garain a donc manifesté le souhait d’être libéré de son engagement avec le PSG. Mais son club formateur atout de suite mis le holà. Sauf coup de théâtre, le champion d’Europe et du monde chez les jeunes reviendra au bercail la saison prochaine.

130 000 euros le rachat de contrat

« J’ai été un peu déçu, oui, dit-il. Car je me sens super bien à Dunkerque, j’ai un coach (Patrick Cazal) qui me fait confiance et me donne du temps de jeu. » Forcément plus qu’au milieu de la constellat­ion de stars parisienne­s, même avec l’arrivée l’été prochain d’un nouvel entraîneur, Raul Gonzalez. « Lorsque je lui ai parlé, il m’a dit qu’il souhaitait me faire jouer, mais qu’il ne pouvait pas me garantir de m’aligner soixante minutes par match », précise Garain.

Le PSG se montre d’autant plus inflexible qu’il ne veut pas laisser les gamins de son centre de formation s’imaginer qu’ils peuvent changer d’air à leur guise. « Nous n’avons aucune raison de laisser ainsi partir un arrière gauche de vingt et un ans que nous avons formé », tranche Bruno Martini, le manager général parisien. Sauf à payer le tarif affiché : 130 000 euros.

Un montant énorme, inconcevab­le pour Dunkerque, surtout vis-à-vis d’un joueur qui sortait de deux saisons quasi blanches après une grave blessure à l’autre genou. « Je ne pourrai pas le faire, confesse Jean-Pierre Vandaele, le président nordiste. On souhaite le récupérer après son année à Paris. » L’USDK a donc proposé trois ans de contrat à Garain, à partir de 2019, mais ce dernier n’a pas donné suite. « Je ne veux pas me précipiter », glisse celui qui endosse désormais d’autres responsabi­lités : il est devenu en décembre le père d’un petit Riley.

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Dylan Garain au tir face à Adrien Dipanda lors du match Saint-Raphaël - Dunkerque, en septembre.

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