REPETITION GE­NE­RALE

L'Equipe - - LA UNE - HU­GO DELOM

À quatre jours de re­ce­voir le PSG, Dort­mund n’a fait qu’une bou­chée de Franc­fort ( 4- 0). Quant aux Pa­ri­siens, ils se dé­placent au­jourd’hui à Amiens sans Ney­mar ni Mbap­pé, vo­lon­tai­re­ment pré­ser­vés, mais avec Mar­quin­hos ( ici avec Thia­go Sil­va), à nou­veau opé­ra­tion­nel.

Alors qu’il n’a re­te­nu ni Ney­mar ni Mbap­pé pour le dé­pla­ce­ment à Amiens, cet après- mi­di, Tho­mas Tu­chel a in­di­qué qu’il ré­flé­chi­rait à par­tir de de­main au onze de dé­part pa­ri­sien ali­gné mar­di à Dort­mund, en Ligue des cham­pions. Il a dé­jà de pré­cieuses in­di­ca­tions.

Ce sont les heures les plus longues de la sai­son pa­ri­sienne 2019- 2020. Les re­gards sont tour­nés vers l’Est et ce hui­tième de fi­nale al­ler de Ligue des cham­pions, mar­di à Dort­mund. Et ces h e u r e s q u i c o n d u i r o n t a u - jourd’hui le PSG vers une der­nière étape à Amiens ont été, jusq u ’ a u b o u t , g u i d é e s p a r u n prin­cipe: la pré­cau­tion.

Ce n’est pas une sur­prise, Ney­mar, tou­jours gê­né par sa lé­sion chon­dro- cos­tale, n’a pas été re­te­nu par Tho­mas Tu­chel pour le dé­pla­ce­ment en Pi­car­die. Hier, après avoir lâ­ché un ti­mide « pas de pro­blème » et un « j’avais été pré­ve­nu il y a quatre ou six se­maines » au su­jet de l’al­ler- re­tour Pa­ris- Düs­sel­dorf de la star bré­sil i e n n e , j e u d i s o i r, p o u r u n e opé­ra­tion pro­mo­tion­nelle, l’en­traî­neur pa­ri­sien en a dit un peu plus sur l’évo­lu­tion de la bles­sure de l’ex- Bar­ce­lo­nais, qui va donc ar­ri­ver à Dort­mund en n’ayant plus joué de­puis le 1er fé­vrier ( 5- 0 contre Mont­pel­lier en L1).

Mbap­pé se­ra frais mar­di

« “Ney” fait l’en­traî­ne­ment avec nous. Lors des séances, il est tou­jours sur le ter­rain. Sur les matches, il peut être plus pro­té­gé. Le risque di­mi­nue chaque jour, a- t- il in­di­qué avant de pré­ci­ser son pro­pos. Ça au­rait été mieux qu’il joue contre Lyon ( 4- 2), à Di­jon ( 6- 1 en

Coupe de France), c’est clair. Il va ar­ri­ver à Dort­mund, peut- être pas dans les meilleures ca­pa­ci­tés. Mais il va nous ai­der, j’en suis ab­so­lu­ment convain­cu. » Re­lan­cé sur le pro­ces­sus de dé­ci­sion quant aux convo­ca­tions de Ney­mar, Tu­chel a joué la carte de l’uni­té: « On dé­cide en­semble. On a un avis de mé­de­cin, de coach, du joueur. On doit prendre une dé­ci­sion claire et simple en­semble. » Celle de faire jouer le Bré­si­lien mar­di ne fait que très peu de doutes.

Kim­pembe pres­sen­ti pour Dort­mund

Ky­lian Mbap­pé, lui, n’est pas tou­ché phy­si­que­ment mais, pour souf­fler et évi­ter tout risque de bles­sure, il a fi­na­le­ment été pré­ser­vé pour le dé­pla­ce­ment à Amiens. Il fe­ra bien sûr par­tie de l’équipe ali­gnée d’en­trée mar­di. Quelle se­ra- t- elle ? L’en­traî­neur al­le­mand a don­né des élé­ments sur le de­gré d’avan­ce­ment de sa ré­flexion. « Je n’ai pas le onze dans la tête, ce n’est sim­ple­ment pas pos­sible. Quel onze ? Dans quelle struc­ture ? On ré­flé­chi­ra di­manche ( de­main). Ce n’est pas pos­sible avant. »

Tu­chel en sait, en fait, un peu plus. À moins d’un nou­veau contre­temps d’ici là, il de­vrait pou­voir comp­ter à Dort­mund sur Pres­nel Kim­pembe, vic­time d’une contrac­ture face à Lyon et ab­sent au­jourd’hui. L’idée de Tu­chel est d’as­so­cier le cham­pion du monde 2018 à Thia­go Sil­va mar­di. Et de pla­cer Mar­quin­hos au mi­lieu, s’il est apte ( voir par ailleurs). Les sen­sa­tions du Bré­si­lien se­ront ob­ser­vées à la loupe tout à l’heure.

Un autre prin­cipe va gui­der Tu­chel dans la com­po­si­tion de son équipe face au Bo­rus­sia. Dans les dis­cus­sions qu’il a avec son staff, l’Al­le­mand in­siste sur la né­ces­si­té d e n e p a s t ro p a s s o c i e r l e s joueurs sans rythme. Quand il se de­mande pu­bli­que­ment, hier, « avec com­bien de joueurs qui ne sont pas à 100% on peut com­men­cer » ou in­siste avant Di­jon sur l’obli­ga­tion « d’ar­ri­ver avec une équipe qui a du rythme » , il fait part de cette pré­oc­cu­pa­tion.

Au- de­là des cas Mar­quin­hos ou Ney­mar, c’est de l’iden­ti­té du la­té­ral gauche dont il est ques­tion. Pa­ris sait qu’il se­ra chal­len­gé dans les un contre un sur les cô­tés, no­tam­ment par le phé­no­mène Ja­don San­cho, et qu’un joueur sans rythme peut souffrir. Pri­vé de com­pé­ti­tion ( mol­let puis ma­la­die) de­puis le 12 jan­vier, Juan Ber­nat n’a re­joué qu’une de­mi- heure face à Di­jon mer­cre­di. Lay­vin Kur­za­wa a été convain­cant. Voir l’in­ter­na­tio­nal fran­çais pré­ser­vé face à Amiens n’est donc pas une sur­prise. Il y a bien au­jourd’hui un match entre les deux hommes.

La ques­tion de la mé­forme de Mau­ro Icar­di ali­mente aus­si les dis­cus­sions en in­terne. De là à re­mettre en cause la place de l’at­ta­quant ar­gen­tin ? Pour conser­ver le rythme de cer­tains élé­ments, Tu c h e l v a l e s a l i g n e r t o u t à l’heure : « Angel ( Di Ma­ria) veut jouer ab­so­lu­ment avant chaque grand match. Si toutes les choses vont bien, on va jouer avec Mar­co ( Ver­rat­ti), Ga­na ( Gueye). » L’Al­le­mand a conclu son pro­pos par un: « avec chaque mi­nute, on prend un risque. C’est un risque cal­cu­lé » . Il y a cinq ans qua­si­ment jour pour jour, l’un de ses pré­dé­ces­seurs, Laurent Blanc, était contraint à un nul au Parc des Princes face à Caen ( 2- 2) trois jours avant un hui­tième de fi­nale al­ler à Chel­sea ( 1- 1). De­puis plu­sieurs se­maines, à Pa­ris, et le feuille­ton Ney­mar l’a prou­vé, la chasse aux fan­tômes du pas­sé a com­men­cé…

Al­le­magne Bo­rus­sia Dort­mund 4- 0 Ein­tracht Franc­fort Ligue 1 Amiens 17 h 30 Pa­ris- SG

Tho­mas Tu­chel, feuille de notes en main, dis­cute avec Mar­co Ver­rat­ti lors de Le Mans - PSG ( 1- 4) en Coupe de la Ligue le 18 dé­cembre.

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