Le compte à re­bours de la re­mise en forme

L'Equipe - - LA UNE - FRAN­ÇOIS VERDENET

Ne pas par­tir de trop bas « On ne va pas re­com­men­cer de zé­ro » San­dy Guichard, pré­pa­ra­teur phy­sique de l’AS Mo­na­co

Au len­de­main de l’al­lo­cu­tion d’Em­ma­nuel Ma­cron pour an­non­cer le 11 mai comme éven­tuelle date de dé­but du dé­con­fi­ne­ment, les staffs tech­niques se sont échauf­fés. Les vi­déo­con­fé­rences ont été nom­breuses en in­terne pour ébau­cher les pre­miers scé­na­rios réels de re­prise. Sur l’ap­pli­ca­tion WhatsApp, les pré­pa­ra­teurs phy­siques de L1 et

L2 ont éga­le­ment bat­tu le rap­pel. 39 des 40 clubs pro­fes­sion­nels sont pré­sents sur ce ré­seau so­cial à tra­vers un groupe très ac­tif.

En cette pé­riode de crise sa­ni­taire, les « pré­pas » ne cessent de col­la­bo­rer sur des « échanges d’ex­pé­rience » qui montrent que la so­li­da­ri­té est forte pour sor­tir « sans trop de casse » de cette pé­riode in­édite. Une pla­ni­fi­ca­tion s’ébauche avec la se­maine 20 pour se re­voir en groupe et un pro­bable re­tour à la com­pé­ti­tion lors de la se­maine 25. Le mar­di 16 juin puis le mer­cre­di 17 juin son­ne­raient le re­tour sur les ter­rains, pour la 29e jour­née de L2 et de L1.

Cer­tains joueurs ont dû faire des séances dans les ga­rages ou sur les par­kings de leur im­meuble

« On sait à peu près qu’on au­ra un gros mois de­vant nous et cette pro­jec­tion est pri­mor­diale, confie San­dy Guichard, l’un des pré­pa

ra­teurs de l’AS Mo­na­co. La deuxième in­for­ma­tion im­por­tante est que la fré­quence des matches va être très rap­pro­chée, avec sans doute des ren­contres tous les trois jours. Ces pa­ra­mètres sont dé­sor­mais es­sen­tiels pour se pro­je­ter. Ils vont mettre les phy­siques à rude épreuve. Mais on ne va pas re­com­men­cer de zé­ro comme après une pé­riode de grandes va­cances après la trêve. Chez nous, les joueurs ont été très sé­rieux. De­puis le pre­mier jour du confi­ne­ment, on les suit à dis­tance à tra­vers Mo­ni­tor. Cette ap­pli­ca­tion nous donne toutes les in­fos né­ces­saires et no­tam­ment au ni­veau car­dio. La plu­part ont gar­dé une forme re­mar­quable. On avait pris les de­vants la veille du confi­ne­ment. Tous sont pas­sés à La Tur­bie pour ré­cu­pé­rer du ma­té­riel et d’autres s’en sont fait li­vrer chez eux comme des vé­los, des ta­pis de course ou du mo­ni­to­ring qui per­met de contrô­ler et de quan­ti­fier les charges d’en­traî­ne­ment. »

Tous les pré­pa­ra­teurs en­vi­sagent ce­pen­dant de faire pas­ser des tests ra­pides dès les pre­miers jours de re­prise. Ces spé­cia­listes an­ti­cipent des dis­pa­ri­tés entre les joueurs et les clubs sui­vant les condi­tions de confi­ne­ment et les zones géo­gra­phiques. Tous n’ont pas as­su­ré la même conti­nui­té phy­sique. Cer­tains joueurs ont par­fois dû bri­co­ler dans leur ap­par­te­ment en plein centre- ville avec « des séances dans les ga­rages ou sur les par

kings de leur im­meuble » alors que d’autres bé­né­fi­ciaient de

« jar­dins à la cam­pagne ou même de la pos­si­bi­li­té de s’éva­der dans la na­ture » , constate Ch­ris­tophe Ma­nou­vrier, l’an­cien pré­pa­ra­teur phy­sique de l’OM et de Caen.

Les Mo­né­gasques à l’échauf­fe­ment au stade Louis- II, au mois de fé­vrier.

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