L'Equipe

CNOSF : le match est lancé

Le renoncemen­t de Michel Vion a ouvert le bal des prétendant­s. Ils pourraient bien être cinq à se disputer en juin la succession de Denis Masseglia à la présidence du CNOSF.

- MARC VENTOUILLA­C (avec R. P. et P. S.)

La nature a horreur du vide, et le renonce ment de Michel Vion à briguer la succession de Denis Masseglia are lancé la campagne électorale pour la présidence du CNOSF (Comité national olympique et sportif français). Mûrement réfléchie, la décision du favori Michel Vion, actée la semaine dernière, rebat totalement les cartes en libérant les ambitions dans la perspectiv­e d’un scrutin (le 29 juin) désormais plus ouvert que jamais.

Hier, dans les couloirs du congrès du CNOSF, les représenta­nts des fédération­s ne parlaient que de ça. Et des candidatur­es à venir : celle, certaine, de Brigitte Henriques, et celles, encore conditionn­elles, de Thierry Rey et de Nicolas Hénard. Tout ce beau monde viendrait concurrenc­er les deux candidats officielle­ment déclarés : le président de la fédé de ski nautique, Patrice Martin, et la coprésiden­te de le FSGT(Fédération sportive et gymnique du travail) Emmanuelle Bonnet-Oulaldj. Un temps sondé par ses amis pour se lancer, le président de la Fédération de basket, Jean-Pierre Siutat, avait pour sa part annoncé la semaine dernière qu’il n’irait pas.

Henriques en pole ?

Brigitte Henriques présentera officielle­ment sa candidatur­e jeudi devant ses pairs du conseil d’administra­tion du CNOSF. Viceprésid­ente de la Fédération française de foot et du CNOSF, âgée de 49 ans, elle doit d’abord passer par la case élection à la FFF dans le sillage de Noël Le Graët. Si Masseglia (atteint par la limite d’âge, il ne se représente pas) se défend de prendre position, il se murmure en coulisses qu’elle bénéficier­ait de son soutien. « C’est une femme remarquabl­e, elle ferait une très bonne présidente de CNO », a-t-il déclaré en réponse à notre question. Mais elle ne devrait pas bénéficier de la voie royale qui semblait s’offrir à Michel Vion. « Pour représente­r le CNOSF, le foot, je ne sais pas si c’est ce qu’il faut… » , lâche un influent président de fédération, laissant entendre que rien n’est fait pour l’ancienne internatio­nale.

Le champion olympique 1980 de judo Thierry Rey, 61 ans, continue ses consultati­ons. « Si je dois y aller seul, ça n’a aucun intérêt, disait-il hier en découvrant son bureau au nouveau siège de Paris 2024. Je veux un socle de présidents de fédération et il faut travailler à un programme conséquent qui répondra aux attentes des licenciés .» Respectueu­x du déroulemen­t des élections fédérales, il ne compte pas accélérer le mouvement.

Autre sérieux postulant, Nicolas Hénard (qui, comme Brigitte Henriques, n’a pas répondu hier à nos appels) semble également sur le point de se lancer. Le double champion olympique et président de la Fédération française de voile, 56 ans, doit aussi se faire réélire dans son sport où un autre candidat, Jean-Luc Denéchau, s’est déclaré. Si Denis Masseglia estimait hier que « c’était plus compliqué quand on n’est pas (sport) olympique » de se faire élire, il ne faudrait pas négliger l’ outsider Patrice Martin. L’ ancien champion du monde de ski nautique y pense depuis des années, il s’est lancé tôt et pourrait constituer autour des a candidatur­e un socle des sports non- olympiques. À l’ image d’ un certain Denis Massegliae­n2009...

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Denis Masseglia s'en va, et ils sont nombreux à lorgner sa place.

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