L'Equipe

Gasly s’est énervé

Le Français a signé sa meilleure qualificat­ion de l’année (6e). Une belle manière de répondre à la signature de Perez chez Red Bull.

- FRÉDÉRIC FERRET (avec M.Ma.)

Il ne faut jamais énerver un Gasly. Le délicieux Helmut Marko l’a sans doute compris avant tout le monde, offrant dans les catégories inférieure­s de jolies brossées à son pilote pour réveiller son talent. Depuis qu’il est en F1, Pierre Gasly n’a plus besoin de ce genre de claques. Les humiliatio­ns répétées que lui fait subir Red Bull sont largement suffisante­s.

L’écurie autrichien­ne signe Perez pour deux ans, au lendemain du GP de Monaco ? Le Normand claque sa meilleure qualif de l’année (6e) dans la foulée. Mieux, il réussit à se glisser entre les deux Mercedes, histoire d’avoir dans son rétro son meilleur ennemi, Lewis Hamilton (7e). C’est en lui résistant qu’il avait signé son premier podium (Brésil en 2019) ; c’est encore contre lui que le pilote Alpha Tauri s’était illustré à Imola. Et c’est – en partie – grâce à la sortie de piste du Britanniqu­e au second départ de la dernière édition de Bakou que Gasly avait réussi à finir troisième de cette course folle.

« On peut être très contents de séparer les deux Mercedes, à un dixième de Russell et un dixième devant Lewis, se félicite le Français, qui n’avait, avant 2021, pas brillé à Bakou, que ce soit en F1 ou en GP2 avec beaucoup d’abandons. Il y a un gouffre entre le top 4 et le reste mais par rapport aux performanc­es de l’équipe, on se qualifie dans la meilleure position qu’on pouvait espérer. On a réussi à se concentrer sur notre séance, à ne pas faire d’erreurs et éviter les embûches.»

L’écurie va tenter un pari

Aujourd’hui encore, il faudra slalomer entre les écueils de ce circuit si piégeux et les bouts de carbone que beaucoup d’autres concurrent­s risquent de laisser. Surtout que derrière Ferrari et Red Bull, les écarts sont minimes. « En trois dixièmes, tu peux passer de sixième à seizième place, constate-t-il. Ça va être dur, c’est sûr.» Du coup, il faut jouer…

L’écurie va tenter un pari avec un seul train de gommes dures pour la course quand les adversaire­s directs en auront deux. «On verra ce que ça donnera en termes de dégradatio­n et de stratégie pour la course», assume-t-il, comme pour mieux préparer le nouveau pied de nez qu’il rêverait d’offrir à Horner et consorts, à l’image de sa victoire à Monza en 2020 où, profitant d’une pénalité d’Hamilton, le Français avait réalisé une course sans faute.Il reprend : « Le plus important, c’est que pour l’instant, on a fait un week-end simple, sans faire d’erreurs pour ne pas se compliquer la vie. On y est parvenus jusqu’ici…» Reste plus qu’à passer les 51 tours de la course.

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