L'Equipe

Un rôle que je n’aimerais pas avoir

- ROMAIN GROSJEAN

“(Les directeurs de course) ce sont des arbitres, indispensa­bles comme dans tout sport, à qui on demande de faire respecter des règles très précises avec une grande régularité dans les décisions alors que toutes les situations sont différente­s

«La direction de course fait parler d’ elle depuis le début de la saison en général et à Monaco en particulie­r. C’ est vrai que le départ lancé puis l’ obligation faite aux pilotes de chausser des pneus“full” pluies, c’ était du jamais vu! Ça bloque les choix stratégiqu­es que tu peux faire, surtout en fond de grille. Normalemen­t, c’ est à toi et à ton équipe des avoir ce que tu as envie de tenter, sachant qu’ en plus, quelques pilotes sont rapidement passés en pneus intermédia­ires et que c’ était les bonnes gommes à avoir. De manière générale, on a l’ impression qu’ il sont un peu peur de leur ombre avec ces drapeaux rouges très nombreux et beaucoup de sorties de la voiture de sécurité alors qu’ une voiture de sécurité virtuelle aurait pu suffire parfois. Ça va un peu trop loin mais ce n’ est jamais simple d’ être directeur de course. Je ne sais pas s’ il faut chercher à alterner cette fonction comme la FI A le fait à l’ heure actuelle! Je connais moins les deux directeurs donc il est difficile de me prononcer à leur propos mais j’ aimais bien Michael Ma si( remercié à l’ inter saison après le final contro vers éd’ A bu Dhabi),i lavait une approche assez humaine du job. Personnell­ement, je préfère que ce soit un seul directeur sur toute l’ année parce qu’ on crée des liens, on sait comment s’ adapter, etc. Un des problèmes, c’ est qu’ en général, il n’ y a pas une vraie communicat­ion entre les pilotes dans leur ensemble et la direction de course. Celle en IndyCarn’ est pas forcément meilleure ou plus mauvaise mais la communicat­ion est beaucoup plus ouverte. En Formule 1, les pilotes vont avoir la sensation de ne pas être écouté s alors qu’ ils sont les premiers concernés. Je pense au Grand Prix de Mi ami où les pilotes avaient demandé l’ ajout d’ une barrière à l’ endroit où Carlos Sainz était sorti violemment en essais libres. Rien n’ avait été fait et Es te ban O con avait subi un gros choc exactement au même endroit, directemen­t sur le béton. Pour avoir connu un accident à Detroit, en qualificat­ions, sur un mur en béton, où j’ ai pris 100 G de décélérati­on, je peux vous dire que ce n’ est vraiment pas agréable. Directeur de course, ce n’ est pas un rôle que j’ aimerais avoir personnell­ement car c’ est très dur de tout gérer en même temps. Comme les commissair­e s de course( qui prennent les décisions et les sanction sen cas d’ enquête ), ce sont des arbitres, indispensa­bles comme dans tout sport, à qui on demande de faire respecter des règles très précises avec une grande régularité dans les décision sa lorsque toutes les situations sont différente­s. La multiplica­tion des caméras disponible­s complique parfois les choses parce qu’ une caméra va montrer quelquecho­se et une autre l’ inverse… Même celles embarqué es ne sont pas exactement au niveau des yeux du pilote et ne rendent pas forcément son point de vue. Par exemple, dans le cas d’ un drapeau jaune non respecté par un pilote, il était peut-être dans un virage à droite et le drapeau était à gauche. Dans ce cas, on peut le louper. Une fois qu’ on va regarder la caméra embarquée, posé derrière un bureau avec un grand écran, on vase dire que c’ était facile à voir alors que ce n’ était pas le cas sur le moment .»

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