L'Equipe

Avis de grand frais

Le système de climatisat­ion du stade Ahmed-Ben Ali devrait aider les joueurs à supporter les 30 °C attendus au coup d’envoi, ce soir.

- DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

DOHA – Gladys Hartintegu­i est une privilégié­e. L’épouse, depuis trente-sept ans, de Ricardo Gareca (64ans), le sélectionn­eur argentin du Pérou, est l’une des rares à avoir pu s’offrir le long déplacemen­t depuis Lima afin de soutenir la Blanquirro­ja à Doha. Trop loin (15 000 kilomètres), trop cher. Pour une fois, la hinchada peruana – les supporters péruviens – ne se déplacera pas en masse. Si bien que le bruit des engins de chantier, qui s’affairent encore dans certains quartiers de la ville à cinq mois du début de la Coupe du monde (21novembre-18décembre), couvre facilement les chants des supporters péruviens. José Bezenquen, ambassadeu­r du Pérou à Doha, estime tout de même leur présence à « des milliers » . À défaut du Pérou, la plupart viennent d’Europe, où ils vivent ou passent leurs vacances. Et comme le veut la tradition, veille de match oblige, ils sont allés fêter leurs joueurs dans le hall de leur hôtel hier soir.

Leurs homologues australien­s se trouvent quant à eux déjà sur place depuis une semaine. Bien moins nombreux. « Il y avait quand même une bonne énergie dans le stade l’autre soir, s’est consolé Jackson Irvine, milieu de terrain des Socceroos, en évoquant l’éliminatio­n des Émirats arabes unis, lors du barrage de la zone Asie (2-1, le 7juin). Cela a fait une différence car il est toujours difficile de générer une ambiance dans un lieu neutre. » Australien­s comme Péruviens auraient préféré recevoir chacun leur tour. Mais la pandémie de Covid-19 a empêché la tenue de ce barrage Asie-Amérique du Sud dans sa formule classique, c’est-à-dire en match aller-retour. Prise par le temps, la FIFA l’a relocalisé à Al-Rayyan, ville limitrophe de Doha, la capitale du Qatar. Après le barrage de la zone Asie mardi donc, le stade AhmadBen Ali (40 000 places) accueiller­a de nouveau ce barrage interconti­nental, ce soir, et demain celui entre la Nouvelle-Zélande et le Costa Rica.

La superstiti­on du Pérou

Si cette enceinte n’est pas fermée, elle est climatisée. Ce ne sera pas de trop, au regard des 30 degrés attendus au coup d’envoi (21heures, heure locale). Cela pourrait d’ailleurs avantager les joueurs australien­s, arrivés sur place bien avant les Péruviens. Après avoir préféré se préparer à Barcelone, la délégation péruvienne n’a posé les pieds sur le sol brûlant du Qatar que samedi. Cela inquiète les suiveurs de la Blanquirro­ja. Comme son inexpérien­ce pour ce type de match couperet.

La génération du Stéphanois Miguel Trauco n’a vécu qu’un seul barrage (AmSud-Océanie), contre la Nouvelle-Zélande (2-0, aller : 0-0, les 11 et 17 novembre 2017). Afin de conjurer le sort, le très superstiti­eux Gareca a obtenu que ses joueurs jouent tout de rouge vêtus. C’est dans cette couleur qu’ils avaient battu l’Australie à Sotchi, lors de la phase de groupes de la Coupe du monde 2018 (2-0, le 21 juin 2018). Déjà sur terrain neutre mais dans une ambiance bien moins climatisée.

 ?? ?? L’équipe d’Australie connaît déjà le stade Ahmed-Ben Ali où elle a éliminé les Émirats arabes unis (2-1, le 7 juin).
L’équipe d’Australie connaît déjà le stade Ahmed-Ben Ali où elle a éliminé les Émirats arabes unis (2-1, le 7 juin).

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