L'Equipe

Hamilton dans la douleur

Le Britanniqu­e, atteint physiqueme­nt, a sauvé l’essentiel avec une quatrième place. Mais le temps des triomphes des Mercedes semble loin.

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L’image faisait mal à voir. Tout comme le son, une heure plus tôt. Lewis Hamilton (37 ans) s’extirpait de sa voiture comme un vieillard, se tenant le dos, perclus de douleurs qu’il avait avouées pendant la course. « J’ai trop mal au dos » , lança-t-il à mi-course d’une voix chevrotant­e à son ingénieur

Tout le week-end, les deux Mercedes ont été accablées, comme la majorité des monoplaces d’ailleurs, d’un infernal rebond sur cette interminab­le ligne droite. Samedi, le coéquipier d’Hamilton, George Russell, avait prévenu qu’un pilote risquait d’être blessé si ce phénomène se poursuivai­t. Hier, c’est Hamilton lui-même qui s’en est plaint avec sa W13 expériment­ale et une nouvelle suspension arrière. « C’est la course la plus difficile physiqueme­nt que j’ai disputée, lâchait-il hier soir. La douleur était tellement forte, c’était horrible ; j’ai encore mal mais j’ai serré les dents. » Le Britanniqu­e, élu pilote du jour pour sa bataille en piste et contre son baquet, termine finalement quatrième, à 25 secondes de son équipier. « Il faut qu’on trouve une solution pour Lewis », concluait le patron des Mercedes, Toto Wolff, sans pouvoir expliquer pourquoi Hamilton souffrait plus du rebond que les autres pilotes.

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