L'Equipe

Le tournant

Après avoir évité un revers qui les aurait quasiment condamnés à Boston, les Warriors retrouvent leur parquet pour un match 5 généraleme­nt décisif.

- DE NOTRE CORRESPOND­ANT LOÏC PIALAT

LOS ANGELES (CALIFORNIE) – Les Golden State Warriors ont appris à se méfier des statistiqu­es. Avant eux, aucune équipe n’avait perdu une finale en menant 3-1. Mais en 2016, LeBron James et les Cleveland Cavaliers avaient réussi l’impossible, privant les Californie­ns du doublé. « L’été a été long cette année-là » , s’est souvenu, amer, l’arrière Klay Thompson vendredi soir, après la victoire à Boston(97-107), empêchant justement les Celtics de prendre le large 3-1.

Trente fois déjà, les finalistes NBA se sont retrouvés à 2-2. Et 73 % du temps, la franchise qui a remporté le match 5 a ajouté le trophée Larry O’Brien à son palmarès. Malheur au perdant donc. Les parieurs se laisseront tenter par les Celtics, très à l’aise à l’extérieur (8 victoires en 11 matches dont une au Chase Center, lors du match 1 de la série) et qui n’ont jamais perdu deux matches de suite durant ces play-offs (Golden State non plus).

Tatum attendu

Hormis le scoring de Stephen Curry (34,3 points de moyenne) et le sérieux de Jaylen Brown, il y a eu peu de constantes dans cette série à rebondisse­ments. Al Horford, héros du match 1, est discret depuis par exemple. Et Draymond Green, crucial lors du match 2, sort de deux rencontres compliquée­s.

Curry a eu sa performanc­e éclatante vendredi, avec 43 points. On attend toujours que Jayson Tatum éblouisse. « Je dois être meilleur, plus efficace au tir, mieux finir au panier » , a reconnu l’ailier des Celtics. L’attaque de Boston aura de toute façon besoin d’être « mieux organisée » , dixit Brown, et « moins statique » , plaide Marcus Smart. La solide défense, elle, va dépendre en partie du genou de Robert Williams (voir ci-dessous).

En face, offensivem­ent, les Warriors s’appuient surtout sur leur meneur, « dans la meilleure forme physique de sa carrière » , selon son entraîneur Steve Kerr. « Il faut qu’on l’aide » , a toutefois insisté Klay Thompson, en progrès. À deux minutes de la fin du match 4 (à 97-94 pour Golden State), il a tenu Brown en échec avec une défense hermétique digne d’avant ses blessures. Son surnom, « Game 6 Klay », s’affiche sur un T-shirt noir à la boutique des Warriors mais personne à San Francisco ne lui en voudra s’il prend les commandes dès le match 5.

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