L'Equipe

Rivère, l’autre grand retour

À l’origine de la venue de Lucien Favre, le président reprend une place centrale à Nice, que va quitter le directeur du football Julien Fournier.

- DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

NICE – Depuis 2011 et l’arrivée du tandem Jean-Pierre Rivère - Julien Fournier, les entraîneur­s niçois ont toujours été l’objet d’un choix assumé par les deux hommes qui ont bâti le nouveau Gym. C’était le cas de Lucien Favre en 2016, mais le Suisse était seulement accompagné hier par le président, dont il est resté proche depuis son départ pour Dortmund en 2018.

Fournier n’était pas là et ce n’était pas vraiment une surprise car le directeur du football, après des semaines troublées par son conflit avec Christophe Galtier, doit quitter le club en septembre. « On sait que Julien a un avenir ailleurs qu’à l’OGC Nice. Il aura toujours mon amitié, mon estime et mon respect, a confirmé hier Rivère. Cela fait onze ans que nous sommes ensemble, on a une transparen­ce de dialogue, même si on avait des visions différente­s sur le plan de la stratégie sur les deux-trois dernières années.» Depuis le rachat par Ineos en août 2019, Fournier avait pris les manettes et Rivère, aux idées plus clinquante­s et spectacula­ires, avait dû les garder pour lui en se contentant d’un rôle de représenta­tion. Les désaccords entre Fournier et Galtier lui ont permis de peser à nouveau et il a profité de l’audit mené par Dave Brailsford, directeur du sport chez Ineos, pour glisser le nom de Lucien Favre. Il avait déjà pensé au Suisse l’an dernier, quand Fournier et Ineos avaient préféré Galtier, mais il a cette fois obtenu gain de cause et la volonté des Britanniqu­es de passer un cap coïncide avec sa vision, loin de la rigueur affichée par Fournier.

Alors que Brailsford n’a pas vocation à rester au quotidien, Rivère (64 ans) sort revigoré de la trêve, en attendant l’arrivée d’un successeur à Fournier. « On a souhaité retrouver un point, ce que je considère comme l’ADN du club: avoir du beau jeu et prendre du plaisir» , résume le président, qui a déjà retrouvé le bonheur des grandes manoeuvres. Il a tout l’été pour montrer qu’il n’a pas perdu son goût des gros coups, en trouvant le Ben Arfa ou le Balotelli de 2022.

“On a souhaité retrouver un point, ce que je considère comme l’ADN du club : avoir du beau jeu et prendre du plaisir PRÉSID'EN'TDE JEAN-PIERRE RIVÈRE,

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