L'Equipe

Lorient en pleine révolution

Au-delà du remplaceme­nt du coach Christophe Pelissier par Régis Le Bris, issu de la formation, c’est toute la politique sportive du club, jusque-là incarnée aussi par Christophe Le Roux, qui prend un nouveau virage.

- JOHAN RIGAUD (avec F. T.)

Après avoir officialis­é, dimanche, le départ de Christophe Pelissier, Lorient a également confirmé hier qu’il promouvait Régis Le Bris (46ans) pour lui succéder sur le banc lorientais. « La décision date d’il y a une grosse semaine et demie » , a précisé hier matin par visioconfé­rence le président Loïc Féry, qui a donc opéré un étonnant revirement depuis la fin du Championna­t, quand Pelissier était parti pour rester. S’il a loué le bilan global de Pelissier (une montée et deux maintiens en L1), Féry voulait avancer autrement que sur un fil comme ces deux dernières saisons, ric-rac en termes de résultats et de production (16e), malgré les efforts ( «40millions d’euros de transferts ces trois dernières années» ).

Des efforts qui n’ont pas toujours trouvé un prolongeme­nt sur le terrain et ont eu pour écho des dissension­s internes, sur le recrutemen­t ou la progressio­n insuffisan­te des joueurs. Malgré tout, quand l’équipe était en souffrance, Lorient s’est accroché, notamment en soutenant son coach, jusqu’à ce moment de rupture, que Féry voulait éviter en cours de saison. « Je n’étais pas certain à l’avenir de rester aussi stoïque par rapport aux crises de résultats », a-t-il lâché.

Le Bris, qui a signé pour trois ans, sera donc le sixième entraîneur nommé par Loïc Féry depuis son arrivée (2009). Les exemples des promotions réussies de Haise à Lens et de Julien Stéphan à Rennes l’ont inspiré. Il attend plus de résultats et de plaisir avec un coach «ambitieux pour l’équipe, le club et les joueurs » , en voyant plus loin, aussi, pour faire un beau centenaire (2026). Reste que la réorganisa­tion du club morbihanna­is ne s’arrête pas à Le Bris.

“On est en mesure de mener à bien cette campagne de recrutemen­t

PRÉ'SID'ENT LOÏC FÉRY,

DE LORIENT En dehors d’un profil à trouver pour le relayer à la formation (Frédéric Bodineau, responsabl­e de la pré-formation ?), les jours semblent aussi comptés pour le directeur sportif Christophe Le Roux, l’un des hommes forts du FCL. Sa relation avec Pelissier n’était pas optimale, elle ne le serait pas non plus avec Le Bris, et le club, qui cherche à retrouver un climat de confiance, a déjà discuté avec de possibles successeur­s de Le Roux. «Il faut faire en sorte que l’alchimie autour de cette décision fonctionne, a ajouté Féry. C’est Arnaud Tanguy ( DG) quimène le travail autour de la direction sportive pour rendre le club meilleur. On est en mesure de mener à bien cette campagne de recrutemen­t.»

À voir qui la conduira, alors que le club compte attirer quatre à six recrues après les arrivées des latéraux Darline Yongwa (Niort) et Gédéon Kalulu (Ajaccio, libre).

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