L'Equipe

Un système d’élection unique

- A. Me.

L’élection de Kay Bersntein à la présidence du Hertha a de quoi surprendre, jamais encore un ultra n’ayant remporté une échéance aussi importante. Si cet homme d’affaires est entré dans l’histoire dimanche, c’est parce que le club de la capitale est ouvert à toute candidatur­e et qu’au contraire de formations telles que le Bayern Munich ou le Borussia Dortmund, il n’est pas indispensa­ble de faire partie du conseil de surveillan­ce ou du conseil d’administra­tion afin de faire acte de candidatur­e. C’est ainsi que Frank Steffel, un homme politique de Berlin et président de la section handball, pourtant toujours absent de l’organigram­me du Hertha, avait posé sa candidatur­e. Si l’homme le plus important du Hertha BSC reste son actionnair­e majoritair­e Lars Windhorst, associé à la holding Peil Investment B.V. (ils possèdent 66,6 % du club, le reste appartient aux supporters-membres), ses moyens restent limités. Il n’a, par exemple, pas de prise sur la nomination du président qui, selon les statuts du club, est élu par ses membres. Windhorst aurait ainsi souhaité des nouvelles élections bien plus tôt, sachant que son entente avec Werner Gegenbauer, le prédécesse­ur de Bernstein, avait atteint un point de non-retour depuis plusieurs mois.

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