Le pi­lier du SI de JM Bruneau

L'Informaticien - - SQL SERVER 2012 : L’AFFIRMATIO­N D’UN LEADERSHIP -

Lea­der fran­çais de la vente par ca­ta­logue de mo­bi­liers, d’équi­pe­ments et de four­ni­tures de bu­reau, JM Bruneau s’est lan­cé il y a presque cinq ans dans la re­fonte de son sys­tème d’in­for­ma­tion. « Nous sommes par­tis d’une feuille blanche pour ré­in­ven­ter le SI de l’en­tre­prise jusque-là fon­dé sur un vieux main­frame Uni­sys Do­ra­do, sur le­quel on était ar­ri­vé au bout des ca­pa­ci­tés » , ex­plique Phi­lippe La­croix, ad­joint au DSIO et plus par­ti­cu­liè­re­ment en charge de ce pro­jet de re­fonte. Adop­tant une ar­chi­tec­ture to­ta­le­ment SOA, l’en­semble de ce nou­veau sys­tème d’in­for­ma­tion de l’en­tre­prise re­pose sur SQL Server pour les don­nées et sur BizTalk pour tout ce qui est échanges de flux – ce sys­tème d’in­for­ma­tion ir­ri­guant un sys­tème lo­gis­tique, un ERP fi­nan­cier, la chaîne édi­tique, les sites de e-com­merce, etc. – tout en s’ap­puyant sur le nou­veau ser­veur d’ap­pli­ca­tion Mi­cro­soft « AppFa­bric », au nom de code Du­blin. Une ap­proche, qui, il y a cinq ans, pou­vait pa­raître très au­da­cieuse. « À l’ex­cep­tion de la Lo­gis­tique, tous les pro­cess étaient jusque-là construits au­tour du main­frame. Au dé­mar­rage du pro­jet de re­fonte, nous avons com­men­cé par mo­dé­li­ser tous les mé­tiers pour les tra­duire sous forme d’un mé­ta­mo­dèle de don­nées à par­tir du­quel on a ex­pri­mé les be­soins, les contrainte­s, les champs de va­leurs et les pé­ri­mètres. On a dès le dé­but op­té pour des choix très struc­tu­rants et une ar­chi­tec­ture to­ta­le­ment

Pour mettre à la re­traite son main­frame, JM Bruneau a rein­ven­té son sys­tème d’in­for­ma­tion en s’ap­puyant sur une ar­chi­tec­ture SOA servie par les tech­no­lo­gies Mi­cro­soft. Son ar­chi­tecte té­moigne de la ca­pa­ci­té de SQL Server à hé­ber­ger les ap­pli­ca­tions stra­té­giques de l’en­tre­prise.

SOA, donc un sys­tème d’in­for­ma­tion to­ta­le­ment orien­té ser­vices avec des ap­pli­ca­tions com­po­sites – afin de pou­voir me­ner les pro­jets des dif­fé­rents mé­tiers en pa­ral­lèle » , ajoute Phi­lippe La­croix.

Un ac­com­pa­gne­ment en avance de phases

Un tel pro­jet illustre bien ce que Mi­cro­soft cherche au­jourd’hui à pré­sen­ter au mar­ché. Il dé­montre les ca­pa­ci­tés de SQL Server à s’af­fir­mer comme la plate-forme de choix pour les ap­pli­ca­tions stra­té­giques d’une grande en­tre­prise. Il ne suf­fit ce­pen­dant pas sim­ple­ment d’avoir des briques dis­po­nibles, per­for­mantes, et sé­cu­ri­sées, il faut aus­si pou­voir dis­po­ser d’un ac­com­pa­gne­ment et d’une ex­per­tise à la hau­teur. Phi­lippe La­croix ex­plique ain­si que « pour un tel pro­jet à long terme, on re­cher­chait un par­te­naire pé­renne qui puisse nous ac­com­pa­gner à tous les ni­veaux. Mi­cro­soft Consul­ting Ser­vices nous a ain­si ac­com­pa­gné dans la mise en oeuvre des so­lu­tions et sur tous les axes de la plate-forme. Quand on a dé­mar­ré ce gi­gan­tesque chan­tier, on a choi­si de faire des choix très en avance de phase sur l’en­semble des tech­no­lo­gies Mi­cro­soft. Nous avons pu ren­con­trer les équipes de la Corp et être in­té­grés très tôt dans des pro­grammes TAP et no­tam­ment sur SQL Server où l’on a pu construire au­tour des pro­jets Du­blin – de­ve­nu AppFa­bric – et Ve­lo­ci­ty

(Po­werPi­vot) mais aus­si sur .NET 4.0 et WPF. Il était né­ces­saire de faire un tel choix, un tel pa­ri, afin d’évi­ter de se re­trou­ver à en­trer trop ra­pi­de­ment dans des phases de main­te­nance alors que le pro­jet al­lait en­core être en plein dé­ve­lop­pe­ment. D’où aus­si l’im­por­tance d’être as­sis­té par les équipes de MCS. On ne peut évi­dem­ment se lan­cer dans une telle aven­ture sans un par­te­naire comme Mi­cro­soft avec une vraie vi­sion long terme. »

Ef­fi­ca­ci­té et maî­trise des coûts

Une telle re­fonte est sou­vent im­po­sée par la vé­tus­té du Sys­tème d’In­for­ma­tion plus que par une re­cherche de ROI. Ce­pen­dant, en s’ap­puyant sur les tech­no­lo­gies Mi­cro­soft, JM Bruneau a pu as­so­cier né­ces­si­té d’évo­lu­tion et re­cherche d’un re­tour sur in­ves­tis­se­ment ra­pide. « En ma­tière de ROI, on y a im­mé­dia­te­ment ga­gné après avoir bas­cu­lé la BU France sur le nou­veau sys­tème d’in­for­ma­tion car on a ain­si di­mi­nué l’usage du main­frame et di­vi­sé sa consom­ma­tion MIPS – et donc sa fac­tu­ra­tion – par deux. L’ob­jec­tif est évi­dem­ment de mi­grer les autres BU dans les mois à ve­nir et d’éteindre le main­frame. Il reste dif­fi­cile de chif­frer les élé­ments ROI. Si on constate au­jourd’hui qu’au tra­vers de cette mi­gra­tion on n’a rien per­du en fia­bi­li­té, on réa­lise sur­tout avoir beau­coup ga­gné en agi­li­té, en ré­ac­ti­vi­té, en sou­plesse et en ou­ver­ture. Nous avons au­jourd’hui la même ca­pa­ci­té d’ab­sorp­tion qu’avec le main­frame, mais avec une bien plus grande évo­lu­ti­vi­té et avec une ca­pa­ci­té d’in­ter­fa­çage avec nos sites web beau­coup plus riche et beau­coup plus simple, alors que l’on su­bis­sait de nom­breuses contrainte­s pré­cé­dem­ment à ce ni­veau » , pour­suit Phi­lippe La­croix.

Vers 2012… et au-de­là

Ac­tuel­le­ment ba­sé sur SQL Server 2008R2, le sys­tème bas­cu­le­ra dès cette an­née vers SQL Server 2012, d’abord pour pro­fi­ter de la fonc­tion Al­waysOn et mettre en oeuvre des scé­na­rios PRA plus ra­pides et moins coû­teux mais aus­si pour pro­fi­ter des nou­veaux ou­tils BI. « Au­jourd’hui, on est en géo-clus­ter SQL Server avec deux Da­ta-Cen­ters très dis­joints si­tués dans des bâ­ti­ments éloi­gnés. L’idée, c’est d’avoir dé­sor­mais des bases de don­nées ac­tives sur nos deux Da­ta-Cen­ters et de pou­voir bas­cu­ler de ma­nière im­mé­diate » , ex­plique Phi­lippe La­croix, pour qui la haute-dis­po­ni­bi­li­té n’est qu’une des fa­cettes de cette mi­gra­tion. La « Bu­si­ness In­tel­li­gence » joue éga­le­ment une part très importante dans la concep­tion de leur sys­tème d’in­for­ma­tion et le choix de SQL Server 2012 : « Nous pi­lo­tons l’en­semble de nos « chiffres » – de nos ac­ti­vi­tés de pré­pa­ra­tion, de sui­vi de nos li­vrai­sons, de notre dis­tri­bu­tion, ain­si que nos clients – au tra­vers d’une ar­chi­tec­ture BI que l’on a sou­hai­té d’em­blée pla­cée au coeur de la re­fonte du sys­tème d’in­for­ma­tion. La BI est sou­vent po­si­tion­née en bor­dure du SI, comme un ajout, une ex­ten­sion. Ce n’est pas le cas chez JM Bruneau où le SI ali­mente la BI au­tant que la BI ali­mente le SI. C’est par exemple la BI qui ren­voie l’in­for­ma­tion clé aux mé­tiers lors des contacts clients ou pro­duit des pré­sé­lec­tions et des sug­ges­tions lorsque l’uti­li­sa­teur se connecte sur le site web. Cette BI est 100 % sur SQL Server et 100 % celle de SQL Server. « Au­jourd’hui, nous comp­tons sur les nou­velles ca­pa­ci­tés de pi­lo­tage syn­chrones de SQL Server 2012 pour mieux pi­lo­ter l’in­té­gra­tion d’in­for­ma­tions mas­sives dans nos ré­fé­ren­tiels. En mi­grant vers 2011, on va ga­gner en su­per­vi­sion, en in­té­gri­té, et en vé­ra­ci­té de la don­née af­fi­chée » , pour­suit Phi­lippe La­croix. Si la réus­site d’un pro­jet aus­si am­bi­tieux fait la fier­té des équipes, il sou­ligne aus­si l’aven­ture hu­maine que consti­tue le trans­fert d’une DSI et des équipes d’ad­mi­nis­tra­tion d’un sys­tème main­frame vers une in­fra­struc­ture mo­derne Mi­cro­soft. « Avec très peu de for­ma­tion et d’in­ves­tis­se­ment d’ac­qui­si­tion de com­pé­tences, les équipes main­frames sont pas­sées sur cette nou­velle in­fra­struc­ture. Un vrai chal­lenge et c’est une grande sa­tis­fac­tion. »

La BI SQL Server est au coeur des pro­ces­sus de JM Bruneau. Elle ap­pro­vi­sionne éga­le­ment le site web en sug­ges­tions cen­trées sur les be­soins de l’uti­li­sa­teur.

Win­dows Server AppFa­bric est la nou­velle plate-forme « Ser­veur d’ap­pli­ca­tion SOA » de Mi­cro­soft.

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