L’autre fa­çon d’hé­ber­ger vos sites web

L'Informaticien - - SOLUTIONS IT - Loïc Du­val

Et si vous hé­ber­giez vos sites sous Azure, gra­tui­te­ment, et ce­ci en à peine quelques clics ? L’ar­ri­vée des Win­dows Azure Web Sites ouvre en ef­fet la plate-forme PaaS à des usages sim­pli­fiés la ren­dant ac­ces­sible à des uti­li­sa­teurs sans la moindre ex­per­tise !

Au fil des mois, Win­dows Azure n’a ces­sé d’évo­luer au point de s’af­fir­mer au­jourd’hui comme l’une des offres cloud les plus riches et les plus com­plètes du mar­ché, si ce n’est tout sim­ple­ment la plus com­plète. Née comme une « Pla­te­forme As Ser­vice », l’offre couvre dé­sor­mais lar­ge­ment les be­soins des en­tre­prises en « In­fra­struc­ture As A Ser­vice » et s’étend par­tiel­le­ment vers le SaaS. Même la par­tie PaaS ne cesse d’évo­luer ; l’une des der­nières trou­vailles sim­pli­fie l’hé­ber­ge­ment de purs sites web sous Azure.

WAWS pour sim­pli­fier

Sous l’ap­pel­la­tion « Win­dows Azure Web Sites » (WAWS) se cache ni plus ni moins qu’une offre d’hé­ber­ge­ment de sites WEB s’ap­puyant sur la sou­plesse et l’élas­ti­ci­té du Cloud Mi­cro­soft. On peut éga­le­ment per­ce­voir cette so­lu­tion comme une se­conde offre PaaS – s’ap­puyant sur la pre­mière et son fa­meux Web Role, pour une frac­tion du coût ha­bi­tuel –, spé­cia­li­sée dans la pu­bli­ca­tion d’un site web, avec la vo­lon­té af­fir­mée de sim­pli­fier les opé­ra­tions au maxi­mum. À par­tir du mo­ment où vous n’avez pas be­soin de dé­ployer des ap­pli­ca­tions ex­ploi­tant de fa­çon avan­cée les dif­fé­rents ser­vices cloud d’Azure, que vous n’avez pas be­soin de gé­rer les tâches de dé­mar­rage ou de ré­gler pré­ci­sé­ment les pa­ra­mètres du ser­veur web, en un mot dès lors que vous avez sim­ple­ment be­soin d’hé­ber­ger un site web dy­na­mique avec sa base de don­nées, vous en­trez dans la cible type des WAWS ! Votre site peut être in­dif­fé­rem­ment construit en ASP.NET, PHP ou NODE.JS. Sa struc­ture peut aus­si bien s’ap­puyer sur un dé­ve­lop­pe­ment pro­prié­taire que sur une so­lu­tion Open Source type Word­Press, Dru­pal, Joom­la! et consorts. Son dé­ploie­ment peut être réa­li­sé à la main en FTP ou di­rec­te­ment de­puis TFS, WebMa­trix/Visual Stu­dio ou GIT. La di­ver­si­té des dé­ploie­ments sim­pli­fiés et l’ac­cès à l’hé­ber­ge­ment gra­tuit de dix pe­tits sites sont les deux prin­ci­paux atouts qui dé­marquent im­mé­dia­te­ment l’offre Mi­cro­soft.

Créer son pre­mier site

Avant toute chose, vous de­vez dis­po­ser d’un compte Mi­cro­soft (ex Live ID) as­so­cié à un compte Win­dows Azure. Rap­pe­lons que tout uti­li­sa­teur MSDN dis­pose au­to­ma­ti­que­ment d’un compte Azure don­nant no­tam­ment droit à dix site web gra­tuits du­rant la du­rée de son abon­ne­ment. Si vous n’avez pas de comptes MSDN, vous pou­vez ou­vrir un compte Win­dows Azure de test gra­tui­te­ment, compte qui donne éga­le­ment la pos­si­bi­li­té d’hé­ber­ger dix pe­tits sites. Connec­tez-vous sur le por­tail d’ad­mi­nis­tra­tion d’Azure (ma­nage.win­dow­sa­zure.com). Dans le vo­let de gauche, sé­lec­tion­nez SITES WEB. Cli­quez sur Nou­veau. Sé­lec­tion­nez Créa­tion Ra­pide. Dans URL, sai­sis­sez un nom pour votre fu­tur site. No­tez que les sites WAWS s’adressent sous la forme « nom­du­site.azu­re­web­sites.net ». Si le nom du site choi­si n’est pas dis­po­nible, vous en se­rez aver­ti au mo­ment même de la sai­sie. Il faut en­suite sé­lec­tion­ner la ré­gion d’hé­ber­ge­ment. Pour l’ins­tant l’offre AWS est dif­fu­sée sur quatre des huit ré­gions Azure : US Ouest, US Est, Asie Est et Eu­rope Nord. Pour rap­pel, le Da­ta Cen­ter « Eu­rope Nord » est si­tué en Ir­lande, à Du­blin. Il ne reste plus qu’à va­li­der en cli­quant sur « Créer un site Web ». L’allocation du site ne prend que quelques se­condes. Pas le temps de se faire un pe­tit ca­fé…

Vi­site ra­pide

Une fois le site créé, ce­lui-ci ap­pa­raît dans la liste, sous l’on­glet « SITES WEB ». Cli­quez des­sus pour af­fi­cher son in­ter­face d’ad­mi­nis­tra­tion. Cli­quez sur l’on­glet Ta­bleau de Bord pour dé­cou­vrir l’in­ter­face d’ad­mi­nis­tra­tion au quo­ti­dien. Elle offre une vue très gra­phique de l’uti­li­sa­tion des res­sources. Con­ti­nuez à ex­plo­rer les autres on­glets de l’in­ter­face d’ad­mi­nis­tra­tion : « Sur­veiller » re­prend les in­for­ma­tions de fré­quen­ta­tion et de consom­ma­tion de res­sources sous forme plus dé­taillée. No­tez qu’en cli­quant sur les en-têtes, on peut fil­trer l’af­fi­chage pour iso­ler cer­taines in­for­ma­tions ou mo­di­fier l’échelle – par dé­faut l’in­ter­face affiche les don­nées des der­nières 24h, mais on peut fil­trer sur les six der­nières heures ou sur la se­maine écou­lée. « Confi­gu­rer » per­met d’ajus­ter les ver­sions que vous sou­hai­tez uti­li­ser du .NET Fra­me­work (3.5 ou 4.5), de PHP (5.3 ou 5.4) ain­si que de per­son­na­li­ser le nom de do­maine. Il per­met aus­si de di­rec­te­ment dé­fi­nir des pa­ra­mètres d’ap­pli­ca­tion, d’en­re­gis­trer les chaînes de connexion (à SQL Azure, SQL Server, MySQL ou à votre ser­veur per­son­na­li­sé), de pré­ci­ser les pages char­gées par dé­faut, et même de spé­ci­fier les pro­ces­seurs de scripts qui gè­re­ront les re­quêtes en fonc­tion des ex­ten­sions de fi­chier. « Res­sources Liées » per­met d’in­di­quer sim­ple­ment d’autres res­sources Win­dows Azure di­rec­te­ment liées à votre site web. Ces res­sources sont ty­pi­que­ment des bases de don­nées ou des es­paces de sto­ckage Azure. « Mettre à l’échelle » est un élé­ment fon­da­men­tal de la pro­po­si­tion de va­leur de Win­dows Azure. On le sait, la force de la plate-forme, c’est son élas­ti­ci­té. Cet on­glet per­met non seule­ment de faire grim­per le nombre d’ins­tances pour ab­sor­ber un pic de charge – puis le di­mi­nuer à nou­veau une fois le pic pas­sé –, mais sur­tout de pré­ci­ser le mode de fonc­tion­ne­ment du site.

Trois modes de fonc­tion­ne­ment

La plate-forme pro­pose en ef­fet trois modes d’hé­ber­ge­ment dif­fé­rents : gra­tuit, par­ta­gé, ré­ser­vé. En mode Gra­tuit et Par­ta­gé, les sites s’exé­cutent dans un en­vi­ron­ne­ment mu­tua­li­sé. Chaque site se voit im­po­ser des quo­tas de res­sources aus­si bien en termes de CPU, de mé­moire que de bande pas­sante ré­seau. Comme on peut s’y at­tendre, les quo­tas sont ex­trê­me­ment stricts sur les sites en mode Gra­tuit. Ces der­niers sont sur­tout des­ti­nés à hé­ber­ger des pro­jets avant leur mise en pro­duc­tion, des sites ins­ti­tu­tion­nels de TPE ou PME, ou des blogs à la fré­quen­ta­tion très li­mi­tée.

Le mode Par­ta­gé per­met en re­vanche d’ab­sor­ber des pics de fré­quen­ta­tion bien plus im­por­tants en mul­ti­pliant les ins­tances à vo­lon­té. En mode Ré­ser­vé, vos sites ne sont plus hé­ber­gés sur un en­vi­ron­ne­ment mu­tua­li­sé mais sur un or­di­na­teur vir­tuel dé­dié dont les ca­pa­ci­tés élas­tiques sont en réa­li­té celles des res­sources de cal­cul Win­dows Azure stan­dard. Vous de­vrez donc pré­ci­ser la taille des ins­tances – de 1 coeur/1,75 Go de RAM à 4 coeurs/7 Go de RAM.

Trans­fé­rer son pre­mier site

Main­te­nant que le site est al­loué, nous al­lons voir comment ra­pi­de­ment le mettre en oeuvre. Il suf­fit sim­ple­ment d’y trans­fé­rer une pre­mière page, HTML par exemple, via FTP. Si vous n’en avez pas sous la main, nous vous pro­po­sons de par­tir sur une page ASP. Ou­vrez le Bloc-Notes et sai­sis­sez le code sui­vant : <% Dim UserIPAd­dress UserIPAd­dress = Re­quest.Ser­verVa­riables("HTTP_X_FORWARDED_FOR") If UserIPAd­dress = "" Then UserIPAd­dress = Re­quest.Ser­verVa­riables("REMOTE_ADDR") End If Res­ponse.Write "<html><bo­dy>" Res­ponse.Write "<h1>Hel­lo World</h1>" Res­ponse.Write "Bien­ve­nue IP :" Res­ponse.Write UserIPAd­dress Res­ponse.Write "</bo­dy></html>" %> Sau­vez le fi­chier sous le nom « De­fault.asp ». Re­tour­nez sur l’in­ter­face d’ad­mi­nis­tra­tion des Sites Web Azure. Dans le Ta­bleau de bord du site, re­pé­rez la sec­tion « Aper­çu Ra­pide » sur la droite. Cli­quez sur « Ré­ini­tia­li­ser les in­for­ma­tions d’iden­ti­fi­ca­tion du dé­ploie­ment ». Cette étape est importante car il n’est pas pos­sible de s’iden­ti­fier sur le ser­vice FTP avec un compte Mi­cro­soft. C’est éga­le­ment vrai si l’on en­vi­sage des dé­ploie­ments de­puis GIT. Il faut donc as­so­cier un compte uti­li­sa­teur clas­sique à votre compte Mi­cro­soft à ces fins. Sai­sis­sez le nom d’uti­li­sa­teur et le mot de passe as­so­cié dans l’as­sis­tant af­fi­ché. De re­tour sur le Ta­bleau de Bord, re­pé­rez le lien « Nom d’hôte FTP » – ou mieux en­core, le lien « Nom d’hôte FTPS ». Re­pé­rez éga­le­ment l’in­for­ma­tion « Uti­li­sa­teur du dé­ploie­ment FTP ». Ou­vrez un client FTP, comme Fi­leZilla, FTPRush ou WinSCP, col­lez l’URL d’ac­cès en FTP ou FTPS, et co­piez le fi­chier « De­fault.asp » nou­vel­le­ment créé dans le dos­sier « /site/ww­wroot/ » du ser­veur web.

Il n’y a plus qu’à se connec­ter au site web, dé­sor­mais opé­ra­tion­nel, en uti­li­sant l’URL nom­du­site.azu­re­web­sites.com et vé­ri­fiez que cette unique page fonc­tionne comme at­ten­du ! Si ça n’est pas le cas, c’est pro­ba­ble­ment dû au nom de votre fi­chier ou à l’ordre de prio­ri­té de char­ge­ment de la page par dé­faut, tel que dé­fi­ni dans l’on­glet « Confi­gu­rer ».

Dé­ployer Word­Press en 1 mi­nute chro­no

Jus­qu’ici, nous sommes par­tis d’un site vierge. Mais l’un des as­pects les plus in­té­res­sants de WAWS ré­side dans la pos­si­bi­li­té de dé­mar­rer di­rec­te­ment des mo­dèles pré­dé­fi­nis is­sus des plates-formes CMS, eCom­merce ou Blog les plus connues du monde Open Source. L’opération est aus­si ra­pide et guère plus complexe. Re­tour­nez dans l’in­ter­face d’ad­mi­nis­tra­tion des Win­dows Azure Web Sites. Cli­quez sur Nou­veau et au lieu d’uti­li­ser la fonc­tion « Créa­tion ra­pide », ap­pe­lez l’op­tion « À par­tir de la Ga­le­rie ». Cette ga­le­rie pré­sente une col­lec­tion importante d’ap­pli­ca­tifs « prêts à l’em­ploi ». On y re­trouve no­tam­ment des in­con­tour­nables du monde ASP.NET (Or­chard CMS, [email protected], BlogEn­gine.NET, Com­po­site C1 CMS, Um­bra­co, DasB­log, DotNetNuke, Ga­le­rie.NET, Ken­ti­co CMS, Mo­joPor­tal, nopCom­merce, etc.), mais aus­si les in­con­tour­nables de la ga­laxie PHP/MySQL, à com­men­cer par Word­Press, Dru­pal 7, Dru­pal Com­merce, In­cen­tive, Joom­la, Me­diaWi­ki, phpBB, etc. Bref, il y a un peu de tout pour com­men­cer ins­tan­ta­né­ment la mise en oeuvre de son site web, de son site de e-com­merce ou d’un blog évo­lué. Pre­nons l’exemple de Word­Press afin d’illus­trer le tra­vail réa­li­sé par Mi­cro­soft pour au­to­ma­ti­ser le pro­ces­sus et le rendre ac­ces­sible à tous : de la Ga­le­rie, sé­lec­tion­nez Word­Press. Cli­quez sur Sui­vant ; nom­mez votre site en dé­fi­nis­sant son nom de sous do­maine dans azu­re­web­sites.net ; sé­lec­tion­nez « Créer une base de don­nées MySQL » (dans le me­nu Base de don­nées) et cli­quez sur Sui­vant ; don­nez un nom à votre base MySQL, sé­lec­tion­nez sa ré­gion d’hé­ber­ge­ment, ac­cep­tez les termes ClearDB et va­li­dez par Ter­mi­ner. Azure uti­lise en ef­fet son par­te­naire ClearDB pour four­nir l’hé­ber­ge­ment de bases MySQL sous forme de ser­vice. Le tour est joué. Il faut juste lais­ser une ving­taine de se­condes à Azure pour im­plé­men­ter la so­lu­tion. No­tez qu’en mode Gra­tuit, vous n’avez droit qu’à une seule base MySQL pour l’en­semble de vos dix sites. Si vous avez be­soin d’hé­ber­ger plu­sieurs sites Word­Press, une pe­tite as­tuce est né­ces­saire. Com­men­cez par créer le pre­mier site Word­Press comme ci-des­sus. Connec­tez-vous au site à l’aide de votre client FTP. Édi­tez le fi­chier « wp-config. php » pré­sent en ra­cine du site Web. Re­pé­rez la va­riable d’en­vi­ron­ne­ment « $ta­ble_­pre­fix = ’wp_’; ». Mo­di­fiez-la pour re­flé­ter le site en op­tant par exemple pour « $ta­ble_ pre­fix = ’wp1_’; ». Re­ve­nez sur l’in­ter­face Azure. Créez votre se­cond site en pre­nant soin sur l’écran de créa­tion d’op­ter pour « Uti­li­ser une base de don­nées MySQL exis­tante ». Puis re­lan­cer le client FTP et connec­tez-vous à ce nou­veau site. Edi­tez le fi­chier « wp-config.php » et mo­di­fiez la va­riable pour ob­te­nir « $ta­ble_­pre­fix = ’wp2_’; ».

Tra­vailler avec WebMa­trix 2

Nous vous l’avons sou­vent dit, l’ou­til WebMa­trix 2 de­meure à nos yeux le meilleur moyen de se confron­ter aux tech­no­lo­gies web de­puis les en­vi­ron­ne­ments Win­dows. Gra­tuit, il vous per­met de créer en quelques clics une vé­ri­table ma­chine de dé­ve­lop­pe­ment Web avec les ou­tils de dé­ve­lop­pe­ment, les ser­veurs Web (PHP ou ASP.NET) et SGBD (SQL Server Ex­press ou MySQL) qui vont bien et même la pla­te­forme Open Source que vous sou­hai­tez uti­li­ser (Word­Press, Or­chard, etc.). Si vous de­vez vous lan­cer dans la créa­tion d’un site web, hé­ber­gé sur WAWS, de­puis l’une de ces pla­te­formes, com­men­cez par créer un site de­puis la Ga­le­rie comme vu pré­cé­dem­ment puis uti­li­sez WebMa­trix pour le per­son­na­li­ser et l’en­ri­chir. Voi­ci comment faire : de­puis le ta­bleau de bord de l’in­ter­face d’ad­mi­nis­tra­tion WAWS, cli­quez sur « Té­lé­char­ger le pro­fil de pu­bli­ca­tion » et en­re­gis­trez le fi­chier de Set­tings sur votre Bu­reau ; lan­cez main­te­nant l’en­vi­ron­ne­ment WebMa­trix. Sé­lec­tion­nez « Ou­vrir le site » puis « Site dis­tant » ; cli­quez sur « Im­por­ter un pro­fil de pu­bli­ca­tion » et choi­sis­sez le fi­chier de Set­tings que vous ve­nez de té­lé­char­ger. Cli­quez sur « Va­li­der la connexion » pour vé­ri­fier que tout fonc­tionne comme at­ten­du et va­li­dez sur En­re­gis­trer. Cli­quez alors sur « Té­lé­char­ger » pour ra­pa­trier l’en­vi­ron­ne­ment et le site Word­Press en lo­cal. Vous pou­vez main­te­nant, tran­quille­ment de votre PC, pa­ra­mé­trer et per­son­na­li­ser le site, dé­fi­nir votre ar­bo­res­cence de pages et ajou­ter les mo­dules qui vous in­té­ressent. Une fois le « dé­ve­lop­pe­ment » com­plé­té, cli­quez sim­ple­ment sur le bou­ton Pu­blier pour re­trans­fé­rer le site Word­Press per­son­na­li­sé vers Azure. Eh oui… c’est aus­si simple et tri­vial que ça en a l’air ! Pas de confi­gu­ra­tion ma­nuelle, pas de sur­prises ca­chées : Un fi­chier de set­tings à té­lé­char­ger, un clic pour ra­pa­trier de­puis Azure, un autre clic pour le re­pu­blier sur Azure. Tout ce­la est évi­dem­ment ren­du pos­sible par le pro­to­cole WebDe­ploy in­té­gré. Et ce qui est vrai pour WebMa­trix l’est évi­dem­ment aus­si pour Visual Stu­dio (2010 comme 2012). Il suf­fit sim­ple­ment d’y im­por­ter le fi­chier « pro­fil de pu­bli­ca­tion » té­lé­char­gé de­puis le ta­bleau de bord Azure.

Autres dé­ploie­ments

Comme nous l’avons dit, le dé­ploie­ment de sites peut aus­si être ef­fec­tué de­puis dif­fé­rentes sortes de « re­po­si­to­ry » à com­men­cer par Team Foun­da­tion Ser­vices (la ver­sion On­line/SaaS de Visual Stu­dio TFS ac­ces­sible de­puis www.vi­sual­stu­dio.com), Co­deP­lex, GitHub, BitBu­cket ou un ser­veur GIT lo­cal. Pour vous y ai­der, Win­dows Azure pro­pose un as­sis­tant spécialisé dans ces dé­ploie­ments. De­puis le Ta­bleau de bord du site, sé­lec­tion­nez le lien « Confi­gu­rer des dé­ploie­ments avec TFS ou Git ».

Choi­sis­sez sur quel ser­vice est hé­ber­gé le code source de votre site, et sui­vez l’as­sis­tant pas à pas. No­tez que lorsque vous dé­ployez votre site vers WAWS de­puis GIT ou TFS, vous ver­rez ap­pa­raître sur le por­tail un his­to­rique des dé­ploie­ments. Ce­lui-ci est des plus utiles puis­qu’il per­met de réa­li­ser en quelques se­condes un « roll­back » à une date/ver­sion an­té­rieure, en cas de mau­vaises sur­prises après dé­ploie­ment d’une nou­velle ver­sion !

Gé­rer la mon­tée en charge

Au fur et à me­sure que votre site ver­ra sa no­to­rié­té aug­men­ter, il fau­dra bien évi­dem­ment ve­nir lui as­so­cier da­van­tage de res­sources. L’élas­ti­ci­té, la fa­cul­té d’as­su­rer une mon­tée en charge simple, a tou­jours été le leit­mo­tiv d’Azure – avec l’idée de ne payer que pour les res­sources consom­mées et de pou­voir aug­men­ter ou re­des­cendre les res­sources al­louées à vo­lon­té. On re­trouve cette sim­pli­ci­té sur les Win­dows Azure Web Sites. Pour pou­voir ain­si as­su­rer la mon­tée en charge de vos sites, il faut bien évi­dem­ment les sor­tir du mode Gra­tuit. Le simple pas­sage du mode Gra­tuit au mode « Par­ta­gé » vous offre dé­jà da­van­tage de CPU et de bande pas­sante. Mais si le site ren­contre un vrai suc­cès d’au­dience, il fau­dra s’in­té­res­ser à l’on­glet « Mettre à l’échelle » du por­tail d’ad­mi­nis­tra­tion. Deux ap­proches sont pos­sibles. La pre­mière consiste sim­ple­ment à aug­men­ter le nombre d’ins­tances al­louées à votre site web en le conser­vant en mode Par­ta­gé. La se­conde consiste à mi­grer du mode Par­ta­gé au mode Ré­ser­vé. Dans ce mode, le site est alors hé­ber­gé sur des ma­chines vir­tuelles dé­diées. Vous pou­vez alors sé­lec­tion­ner la taille des VM (Pe­tite, Moyenne, Grande) ain­si que le nombre de VM. At­ten­tion à ce que vous faites. Les op­tions de mise à l’échelle ap­pli­quées à un site WEB sont éga­le­ment ap­pli­quées à tous vos sites liées au même pro­fil et à la même ré­gion s’ils sont confi­gu­rés en mode Par­ta­gé ou Ré­ser­vé ! Veillez donc à pla­cer les sites qui n’ont pas be­soin de la même élas­ti­ci­té sur des comptes Azure dif­fé­rents ou sur des ré­gions dif­fé­rentes.

Des li­mites qui… tombent une à une

Jus­qu’à ré­cem­ment, les Win­dows Azure Web Sites étaient pro­pul­sés par IIS7 – et donc Win­dows Server 2008R2. Ce n’est plus le cas de­puis quelques se­maines. Hé­ber­gés sous Win­dows Server 2012 et donc IIS8 – c’est d’au­tant plus im­por­tant que les WAWS peuvent conser­ver et mi­grer di­rec­te­ment le fi­chier « web.config » lo­cal –, ils pro­posent dé­sor­mais le sup­port du .NET Fra­me­work 4.5. Voi­là qui lève quelques li­mi­ta­tions re­le­vées par les pre­miers tes­teurs des WAWS. Tou­te­fois, d’autres li­mi­ta­tions de­meurent. La plus mar­quante est l’im­pos­si­bi­li­té d’uti­li­ser un do­maine per­son­na­li­sé sur les ins­tances gra­tuites. Il faut ab­so­lu­ment bas­cu­ler soit en mode Par­ta­gé, soit en mode Ré­ser­vé : no­tez que pré­cé­dem­ment, seuls les hé­ber­ge­ments Ré­ser­vés pou­vaient dis­po­ser d’un do­maine per­son­na­li­sé, ce n’est plus vrai dé­sor­mais. La li­mi­ta­tion la plus gê­nante est sans conteste la dif­fi­cul­té d’at­ta­cher un cer­ti­fi­cat SSL sur son propre do­maine. En­fin, rap­pe­lons que les Win­dows Azure Web Sites sont tou­jours en be­ta. Mais ils ont beau­coup évo­lué ces der­nières se­maines, et la ver­sion ac­tuelle ne sau­rait tar­der. D’ailleurs, si vous aviez dé­jà ten­té de vous frot­ter, avec bien peu de réus­site, aux Azure Web Sites, à l’été ou l’au­tomne der­nier, nous ne pou­vons que vous in­vi­ter à re­ten­ter l’aven­ture au­jourd’hui pour y dé­cou­vrir une ex­pé­rience ra­di­ca­le­ment dif­fé­rente. Les « be­tas », ça sert aus­si à ça…<

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.