Orange Flexible En­gine :

Le Cloud pu­blic à l’as­saut du monde

L'Informaticien - - SOMMAIRE - E. E.

L’opé­ra­teur his­to­rique vient com­plé­ter son offre de Cloud sou­ve­rain sous la ban­nière Cloud­watt en lan­çant Flexible En­gine, un ser­vice de Cloud pu­blic à vo­ca­tion internatio­nale. Il s’ap­puie ain­si sur son par­te­naire Hua­wei et en­tend concur­ren­cer les gros four­nis­seurs amé­ri­cains du Cloud.

L’évo­lu­tion vers le Cloud est iné­luc­table », as­sure Thier­ry Bon­homme, di­rec­teur gé­né­ral d’Orange Bu­si­ness Ser­vices (OBS). « Nos clients prennent conscience que plus de la moi­tié de leurs don­nées de­vraient être trai­tées dans des clouds pu­blics.» L’opé­ra­teur s’est donc fixé comme but d’ac­com­pa­gner ces en­tre­prises dans leurs mi­gra­tions, en pro­po­sant une brique sup­plé­men­taire : celle du voyage de la don­née. «Pour nous, cette no­tion va au-de­là du ré­seau. Elle dé­marre là où sont créées les don­nées jus­qu’au trans­port, au sto­ckage et au trai­te­ment de ces don­nées », pour­suit-il. Cette stra­té­gie ex­plique d’ailleurs pour­quoi Orange s’im­plique dans les en­vi­ron­ne­ments in­for­ma­tiques de ses clients, mais aus­si dans la ges­tion de l’IoT; il gère dé­sor­mais plus de 13 mil­lions d’ob­jets connec­tés. OBS se lance dans la ba­taille du Cloud pu­blic à grande échelle avec Flexible En­gine, qui tente de ri­va­li­ser en tous points avec les offres équi­va­lentes de ses grands concur­rents amé­ri­cains.

Une in­fra­struc­ture en construc­tion

Étant l’un des prin­ci­paux opé­ra­teurs de don­nées dans le monde, Orange s’es­time donc lé­gi­time pour pro­po­ser cette offre à vo­ca­tion internatio­nale. «L’im­por­tant pour nous était d’of­frir un Cloud to­ta­le­ment ho­mo­gène sur l’en­semble du Globe», pré­cise quant à lui Phi­lippe La­plane, di­rec­teur Orange Cloud for Bu­si­ness. Il dis­pose dé­jà de deux zones ou­vertes : la zone Eu­rope avec deux da­ta­cen­ters en France, et la zone AsiePa­ci­fique avec deux da­ta­cen­ters à Sin­ga­pour. Mais ce n’est qu’un dé­but puisque d’autres zones sont dé­jà au pro­gramme. D’ici à la fin de l’an­née, ou dé­but 2018, il pro­po­se­ra un point de pré­sence (POP) aux États-Unis, un autre aux Pays-Bas pour des­ser­vir les pays d’Eu­rope du Nord et un der­nier en Afrique. Sur la par­tie ré­seau, Orange dis­pose dé­jà d’un sa­voir-faire et ses am­bi­tions semblent rai­son­nables. Il dis­pose d’une équipe de 1400 per­sonnes qui se­ront là pour ac­com­pa­gner les en­tre­prises dans la trans­for­ma­tion nu­mé­rique, de la mi­gra­tion des ap­pli­ca­tions à la ges­tion et la main­te­nance jus­qu’aux ou­tils PaaS et DevOps. « Nous nous po­si­tion­nons non seule­ment sur les ta­rifs, mais aus­si sur les fonc­tions que nous ap­por­tons ain­si que sur la vi­tesse», ajoute Thier­ry Bon­homme. Sur ce der­nier point, Orange concré­tise donc le par­te­na­riat avec l’équi­pe­men­tier chi­nois Hua­wei, an­non­cé dé­but mars der­nier, en met­tant en avant son en­ti­té Orange Cy­ber­dé­fense. « Il ne faut ja­mais être naïf», rap­pelle-t-il en­core, pré­ci­sant que Orange a une nou­velle fois fait le pa­ri d’OpenS­tack. D’une part c’est le choix qui avait été re­te­nu pour Cloud­watt, d’autre part parce que Hua­wei est l’un des plus grands contri­bu­teurs du pro­jet.

Thier­ry Bon­homme, di­rec­teur gé­né­ral d’Orange Bu­si­ness Ser­vices (OBS).

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