FIELDBOX. AI L’IA AU PLUS PRèS DE L’IN­DUS­TRIE

L'Informaticien - - T E N D A N C E S’ 1 8 -

Fieldbox. ai, au­pa­ra­vant connue sous le nom de IDMOG, a pour am­bi­tion de dé­ployer de l’In­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle sur les sites in­dus­triels : usines, cen­trales élec­triques, etc. « On va avoir un en­semble de connec­teurs qui vont col­lec­ter les don­nées in­dus­trielles, on est ca­pable d’al­ler col­lec­ter, struc­tu­rer et ex­ploi­ter ces don­nées » , in­dique Ay­me­ric Pre­ve­ral- Et­che­ver­ry, COO de Fieldbox. ai. Celles- ci vont nour­rir les al­go­rithmes pré­dic­tifs de la plate- forme et four­nir des ta­bleaux de bord, des alertes mails ou sms, des rap­ports ou en­core nour­rir des sys­tèmes de BI. La start- up tra­vaille par exemple avec To­tal en va­lo­ri­sant les don­nées re­mon­tant des équi­pe­ments pour en­traî­ner des mo­dèles ca­pables d’ai­der la main­te­nance. Ou en­core avec ADP - Aé­ro­ports de Pa­ris, pour le­quel Fiel­box. ai pré­dit le nombre de ba­gages par jour et par heure et per­met de pré­voir la charge, pré­dire la ca­pa­ci­té du sys­tème à trai­ter le flux de ba­gages et or­ga­ni­ser la main­te­nance. « On four­nit un ou­til qui n’est pas une boîte noire, mais une plate- forme sur la­quelle nos clients peuvent prendre eux- mêmes la main sur l’al­go­rith­mie » , ex­plique Clé­ment Col­li­gnon, char­gé du Bu­si­ness De­ve­lop­ment. Pour au­tant le log­ciel n’est pas open source mais, dans la plate- forme, le client peut ac­cé­der à la par­tie al­go et peut y co­der di­rec­te­ment. Mais qui dit sites in­dus­triels, dit don­nées cri­tiques : « Des be­soins de sé­cu­ri­té in­for­ma­tique qui peuvent être très contrai­gnants » , com­mente Clé­ment Col­li­gnon. « La mis­sion que l’on se donne, c’est faire en­trer l’IA dans les opé­ra­tions, cap­ter de la don­née et for­mer des ré­sul­tats au bout du ré­seau. » Fieldbox. ai a donc fait le choix d’une ar­chi­tec­ture cloud- to- edge, où la par­tie ana­ly­tics va être exé­cu­tée sur l’uni­té en bout de ré­seau, le ter­mi­nal de l’opé­ra­teur par exemple. « Plu­tôt que de re­mon­ter la don­née dans le Cloud, on va faire des­cendre l’In­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle vers l’usine » , sou­ligne Ay­me­ric Pre­ve­ral- Et­che­ver­ry. Ce qui pré­sente des avan­tages éga­le­ment dans les en­vi­ron­ne­ments iso­lés. Dans le cas de l’off­shore, une plate- forme pé­tro­lière par exemple, la connexion va sou­vent être sa­tel­li­taire : on ne peut ima­gi­ner une connexion per­ma­nente pour de l’ana­ly­tics lourde. Soit de l’al­go­rithme au plus près de l’uti­li­sa­teur fi­nal.

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