Xa­vier de Baillenx, In­no­va­tion Lead chez Match. com / Mee­tic « Notre pre­mier al­lié, c’est l’uti­li­sa­teur »

L'Informaticien - - DEV -

« Après un an et de­mi pas­sé à dé­ve­lop­per notre chat­bot La­ra, le pre­mier en­sei­gne­ment, c’est que l’on ap­prend des uti­li­sa­teurs. Notre pre­mier al­lié, c’est l’uti­li­sa­teur : de­puis le pre­mier jour, nous ap­pre­nons de chaque con­ver­sa­tion. Quand on est sur un site web et que 30 % de l’au­dience dis­pa­raît sur une page, il est dif­fi­cile de com­prendre pour­quoi cette au­dience s’en va. Sur un agent conver­sa­tion­nel, vous avez les ver­ba­tim de l’uti­li­sa­teur et il est plus fa­cile d’es­sayer de le com­prendre. La dif­fi­cul­té, c’est d’ana­ly­ser ; et ce qui est in­té­res­sant, c’est que l’uti­li­sa­teur lui- même va ap­prendre à notre chat­bot. Si l’uti­li­sa­teur fait une er­reur d’or­tho­graphe, le chat­bot ne com­prend pas : La­ra va dire qu’elle ne com­prend pas et ré­pondre “Cher­chez- vous un home ou une femme ? ”, et si l’uti­li­sa­teur clique “Une femme ”, on in­tègre la phrase ta­pée par l’uti­li­sa­teur dans le ré­seau de neu­rones avec une don­née qui est an­no­tée non pas par notre équipe, mais par l’uti­li­sa­teur lui- même. Ce­la per­met d’avoir ra­pi­de­ment un vo­lume im­por­tant de conte­nu an­no­té. Or, l’IA ne fonc­tionne que si elle dis­pose d’une grande quan­ti­té de don­nées et cette ap­proche per­met à La­ra d’ap­prendre toutes les langues grâce aux uti­li­sa­teurs eux- mêmes. »

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