Hor­ton­works étend ses ser­vices de ges­tion des don­nées

Da­ta­works Sum­mit Eu­rope, la confé­rence uti­li­sa­teurs et par­te­naires d’Hor­ton­works en Eu­rope, s’est te­nue à la mi- avril à Ber­lin.

L'Informaticien - - SOMMAIRE - BER­TRAND GA­Ré

Si la pre­mière jour­née de la Da­ta­works Sum­mit Eu­rope était consa­crée aux uti­li­sa­teurs pour des en­traî­ne­ments et des cer­ti­fi­ca­tions, la se­conde était plus consis­tante : avec l’an­nonce de Da­ta Ste­ward Stu­dio et une nou­velle ver­sion à ve­nir de Da­ta Li­fe­cycle Ma­na­ge­ment, com­po­sants du ser­vice Da­ta Plane Ser­vices, la plate- forme de ges­tion des don­nées de l’édi­teur. Da­ta Ste­ward Stu­dio ( DSS) vise à ap­por­ter une vi­sion consis­tante de la sé­cu­ri­té et de la gou­ver­nance des don­nées au tra­vers des dif­fé­rents ré­fé­ren­tiels de don­nées pré­sents dans ou hors de l’en­tre­prise. À par­tir de ce mo­dule, les mé­tiers peuvent éva­luer le ni­veau de confiance dans les don­nées pré­sentes et les par­ta­ger de ma­nière sé­cu­ri­sée dans l’en­tre­prise pour ob­te­nir de meilleurs ré­sul­tats d’ana­lyse à par­tir des don­nées sises dans les dif­fé­rents da­ta lakes uti­li­sés. DSS est le deuxième ser­vice, ou la deuxième ap­pli­ca­tion dé­ve­lop­pée par Hor­ton­works au­tour de sa plate- forme de ges­tion des don­nées, com­po­sant de la nou­velle ar­chi­tec­ture de don­nées au coeur de la pla­te­forme HDP, ac­tuel­le­ment la ver­sion 2.6. Le lo­gi­ciel four­nit un moyen ai­sé de trou­ver, d’or­ga­ni­ser, de col­la­bo­rer et d’échan­ger de ma­nière sé­cu­ri­sée des rap­ports sur les don­nées et leur contexte pour fa­ci­li­ter le tra­vail des ana­lystes ou des da­ta scien­tists. Da­ta Plane Ser­vices va de­ve­nir une sorte de couche qui per­met la dé­cor­ré­la­tion com­plète des don­nées per­met­tant ain­si à Hor­ton­works de s’exé­cu­ter dans n’im­porte quel en­vi­ron­ne­ment et n’im­porte quel contexte. Si, par ana­lo­gie, on peut pen­ser à une sorte de vir­tua­li­sa­tion des don­nées, ce n’est en fait pas le cas ici. L’idée est plus de pou­voir pro­fi­ter du meilleur en­vi­ron­ne­ment pos­sible pour exé­cu­ter les ap­pli­ca­tions. Les ap­pli­ca­tions vont ve­nir s’en­fi­cher sur l’in­fra­struc­ture sous- ja­cente four­nie par HDP et HDF, les deux prin­ci­paux col­lec­teurs de flux de don­nées d’Hor­ton­works. Si l ’ édi teur se contente au­jourd’hui de pro­po­ser des ser­vices au­tour de la ges­tion des don­nées, il n’est pas in­ter­dit de pen­ser que des par­te­naires puissent dé­ve­lop­per des ap­pli­ca­tions plus mé­tier sur cet en­semble en pro­fi­tant des ser­vices com­plé­men­taires four­nis par Hor­ton­works. À l’ave­nir, de ce fait, les ser­vices vont pou­voir s’ef­fec­tuer dans des contai­ners. L’en­semble consti­tue une plate- forme unique de ges­tion des don­nées. Scott Gnau, CTO de Hor­ton­works, in­dique que tout s’aligne pour créer une sorte de « da­ta fa­bric » .

Un ste­ward riche de fonc­tions

L’or­ga­ni­sa­tion des don­nées se réa­lise sui­vant dif­fé­rents cri­tères comme des cri­tères mé­tier ou les règles de pro­tec­tion au­tour des don­nées concer­nées. Il est aus­si pos­sible de dé­cou­vrir, cher­cher et ca­ta­lo­guer les don­nées sen­sibles ou avec des ca­rac­tères spé­ci­fiques comme les don­nées per­son­nelles. Les don­nées peuvent être re­grou­pées par ca­rac­té­ris­tiques comme l’ori­gine, la sen­si­bi­li­té, l’uti­li­sa­tion fonc­tion­nelle, le ni­veau de pro­tec­tion ou la va­leur. La so­lu­tion per­met de suivre le li­gnage des don­nées et sé­cu­rise les don­nées et les mé­ta­don­nées. DSS est dé­li­vré sous forme de ser­vices et s’ap­puie sur deux élé­ments, Apache Atlas et Apache Ran­ger. Da­ta Li­fe­cycle Ma­na­ger connaît une ver­sion mise à jour. Cette ver­sion, qui se­ra dis­po­nible lors du pro­chain tri­mestre,

per­met­tra d’en­cap­su­ler et de copier les don­nées des en­vi­ron­ne­ments phy­siques vers des en­vi­ron­ne­ments de Clouds pu­blics au­to­ri­sant une mo­bi­li­té to­tale des don­nées se­lon la tâche à ef­fec­tuer dans l’en­vi­ron­ne­ment le plus adap­té.

Hor­ton­works 3.0

Une des spé­ci f ici tés de Hor­ton­works est de se col­ler au plus près du pro­jet Apache sur Ha­doop. Ce­pen­dant Scott Gnau, s’il confirme, ain­si que Na­deem Ash­gar, Glo­bal field CTO chez Hor­ton­works, que l’édi­teur va conti­nuer à suivre la feuille de route du pro­jet Apache avec l’in­té­gra­tion de la ver­sion 3.0 d’Ha­doop, leur in­té­rêt est sur­tout au­tour de la ver­sion 3.1 qui in­té­gre­ra la pos­si­bi­li­té d’uti­li­ser des puces gra­phiques. Se­lon Na­deem Ash­gar, la ver­sion 3.0 com­porte beau­coup d’amé­lio­ra­tions qui doivent s’in­té­grer sur la plate- forme de l’édi­teur. Hor­ton­works re­pré­sente donc plus la vi­sion stra­té­gique de l’édi­teur que le simple copier- col­ler de l’in­té­gra­tion des fonc­tions d’Ha­doop 3.0. L’en­semble se­ra ac­ces­sible par le Cloud. Scott Gnau ré­sume ain­si un tryp­tique pour dé­peindre le mar­ché ac­tuel : la stra­té­gie pour vos don­nées est le Cloud qui est votre stra­té­gie pour votre ac­ti­vi­té. Ce­la com­prend de nou­velles ar­chi­tec­tures qui per­mettent de col­lec­ter les don­nées aux li­mites de l’en­tre­prise, de les ana­ly­ser et de les re­tour­ner vers les li­mites de l’en­tre­prise.

Le nu­mé­ro 1 en France ?

Se­lon Em­ma­nuel Ser­ru­rier, en charge de la fi­liale de l’édi­teur en France, le contexte est fa­vo­rable pour l’édi­teur. Il in­dique qu’il signe en­vi­ron deux comptes par mois et qu’il a dé­pas­sé la cin­quan­taine de comptes en France ; prin­ci­pa­le­ment des grands comptes fran­çais qui ne s’ar­rêtent plus seu­le­ment à la créa­tion d’un da­ta lake mais com­mencent à s’in­té­res­ser aux ser­vices et pour cer­tains com­plé­mentent leur exis­tant avec le lo­gi­ciel de col­lecte des don­nées en mou­ve­ment, HDF ( Hor­ton Da­ta Flow). L’en­tre­prise ne chasse pas ex­clu­si­ve­ment les grands comptes et signe des en­tre­prises consi­dé­rées comme plus pe­tites comme l’Oc­ci­tane que le di­ri­geant fran­çais nous a ci­tée. Avec plus de trente sa­la­riés en France, Hor­ton­works est l’édi­teur de son sec­teur le plus présent en France loin de­vant MapR et Clou­de­ra. Son em­preinte sur le mar­ché est d’ailleurs en pro­por­tion. Si glo­ba­le­ment l’en­tre­prise n’est tou­jours pas ren­table, un ob­jec­tif re­pous­sé de­puis deux ans, Hor­ton­works est de­ve­nu po­si­tif en tré­so­re­rie sur le der­nier tri­mestre en­re­gis­tré, une ten­dance à confir­mer sur les pro­chains tri­mestres. Mal­gré leurs ef­forts, les concur­rents de Hor­ton­works semblent ne pas avoir en­core mis les moyens mar­ke­ting et de vente pour rat­tra­per l’édi­teur. Hor­ton­works est présent dans tous les sec­teurs d’ac­ti­vi­té avec une forte re­pré­sen­ta­tion dans le sec­teur pu­blic. ❍

Scott Gnau, CTO Hor­ton­works.

Un crash course lors du der­nier Da­ta­works Sum­mit.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.