As­sange en état d’ar­res­ta­tion

L'Informaticien - - L ESSENTIAL -

Ré­fu­gié à l’am­bas­sade d’Équa­teur à Londres de­puis 2012, Ju­lian As­sange a été ar­rê­té par la po­lice lon­do­nienne le 11 avril der­nier au pe­tit ma­tin. Le fon­da­teur de Wi­ki­leaks y ré­si­dait afin de se sous­traire aux au­to­ri­tés bri­tan­niques après que celles- ci ont dé­ci­dé de l’ex­tra­der vers la Suède, où il était ac­cu­sé de viol et d’agres­sion sexuelle. Un dos­sier clos que l’ar­res­ta­tion de Ju­lian As­sange pour­rait rou­vrir. Les États- Unis de­mandent eux aus­si son ex­tra­di­tion de­puis la pu­bli­ca­tion par Wi­ki­Leaks, en 2010, de mil­liers de do­cu­ments confi­den­tiels. Tou­te­fois, se­lon le pré­sident de la Ré­pu­blique d’Équa­teur, Le­nin Mo­re­no, l’annulation du sta­tut de ré­fu­gié dont bé­né­fi­ciait Ju­lian As­sange est moins due aux pres­sions amé­ri­caines qu’à l’at­ti­tude du fon­da­teur de Wi­ki­Leaks. Les re­la­tions entre le per­son­nel de l’am­bas­sade et lui étaient pour le moins ten­dues, et il lui est re­pro­ché de s’en être pris, ver­ba­le­ment et phy­si­que­ment, à plu­sieurs em­ployés. Le­nin Mo­re­no l’ac­cuse en outre d’avoir ins­tal­lé des ca­mé­ras dans l’am­bas­sade sans de­man­der l’avis du per­son­nel. Mais la goutte d’eau qui a fait dé­bor­der le vase se­rait la prise en fla­grant dé­lit de Ju­lian As­sange en train « d’en­duire les murs de la re­pré­sen­ta­tion di­plo­ma­tique de ses selles » . Cer­tains y voient éga­le­ment une ven­geance du pré­sident équa­to­rien après la dif­fu­sion par Wi­ki­Leaks de cer­tains de ses pho­tos pri­vées. À l’heure où nous écri­vons ces lignes, Ju­lian As­sange est tou­jours dé­te­nu à Londres.

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