« Des DSI com­mencent à culpa­bi­li­ser de ne pou­voir ap­pli­quer les mé­thodes agiles chez eux ! »

David Feld­man, fon­da­teur de DFC Part­ners

L'Informaticien - - ACTIV'IT -

« Ce que dé­ve­loppent les GAFA en mé­thodes agiles ne cor­res­pond pas à ce que dé­ve­loppent nos en­tre­prises. Celles- ci ont be­soin d’ap­pli­ca­tions qui doivent être dé­ployées sur le ter­rain afin de me­ner à bien leurs pro­ces­sus. Elles ont be­soin de dé­ployer des ERP et pas uni­que­ment be­soin de ré­seaux so­ciaux ou d’ap­pli­ca­tions mo­biles ! Elles ont be­soin d’ap­pli­ca­tions fi­nies et sta­bi­li­sées. Beau­coup de DSI com­mencent à culpa­bi­li­ser de ne pou­voir ap­pli­quer les mé­thodes agiles chez eux, car c’est de­ve­nu un signe de mo­der­ni­té, de ca­pa­ci­té d’in­no­va­tion pour les en­tre­prises. L’in­té­gra­tion d’un ERP avec ses pro­ces­sus ri­gides, ce n’est pas un pro­jet agile : si on prend un pro­jet de re­fonte d’une ap­pli­ca­tion mé­tier, c’est a prio­ri un pro­jet taillé pour l’agilité, mais si le pro­jet n’est qu’une re­fonte d’un lo­gi­ciel spé­ci­fique exis­tant sur une nou­velle plate- forme, les mé­thodes agiles ne servent ab­so­lu­ment à rien. Au contraire, l’agilité peut de­ve­nir un piège, car on va fonc­tion­ner dans des sprints qui lais­se­ront la pos­si­bi­li­té au client de faire des de­mande qui iront au- de­là de l’exis­tant, or si le pro­jet est au for­fait, le budget va être consom­mé avant la fin du por­tage. »

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