UNE VRAIE MISE AU VERT Il pro­duit sa propre élec­tri­ci­té pour ses che­vaux

BEAU­VAI­SIS Un ha­ras à Ber­neuil équi­pé de pan­neaux so­laires, un éco­quar­tier à Bailleul…les ini­tia­tives se mul­ti­plient pour op­ti­mi­ser les res­sources na­tu­relles dans l’Ag­glo.

L'Observateur de Beauvais - - BEAUVAIS - U

J Peu­di 24 mai der­nier, les élus de la Com­mu­nau­té d’Ag­glo­mé­ra­tion du Beau­vai­sis ont ren­du vi­site aux ha­bi­tants, com­munes, en­tre­prises, qui ont dé­ci­dé de s’in­ves­tir dans le dé­ve­lop­pe­ment du­rable.

an­neau so­laire : re­tour sur in­ves­tis­se­ment d’ici 7 ans au ha­ras

Au Ha­ras du Bois d’Ar­gile, à Ber­neuil en Bray, le pro­prié­taire des lieux, Jean-Claude Cas­san, a dé­ci­dé, en 2014, de se lan­cer dans le dé­ve­lop­pe­ment du­rable. Com­ment ? En ins­tal­lant des pan­neaux so­laires sur ses han­gars. En ef­fet, do­ré­na­vant, l’élec­tri­ci­té qu’il uti­lise pour ses boxes de che­vaux est is­su de l’énergie so­laire ré­cu­pé­rée par les pan­neaux pho­to­vol­taïques. “Toute l’élec­tri­ci­té pro­duite, comme nous n’avons pas le droit de la sto­cker, est ré­cu­pé­rée en re­ven­due à EDF ” confie Da­niel Co­lé, di­rec­teur tech­nique du centre équestre. Concer­nant le taux d’en­so­leille­ment, il n’y a pas de né­ces­si­té à ce qu’il y ait tout le temps du so­leil. “Une simple lu­mi­no­si­té suf­fit, et quand il pleut, certes les pan­neaux fonc­tionnent moins bien, mais ce­la sert à les nettoyer, ce qui évite de ré­gu­liè­re­ment les en­tre­te­nir ” as­sure le di­rec­teur tech­nique. Tou­te­fois, il avoue qu’il ne faut pas pla­cer ces ins­tal­la­tions dans des zones om­bra­gées, au risque de ne pas les voire fonc­tion­ner comme ils de­vraient. Du cô­té des coûts, res­tant pru­dent et ne vou­lant pas ci­ter de mau­vais chiffres, Da­niel Co­lé se contente de dire de­vant les élus que le ha­ras a pré­vu un re­tour sur in­ves­tis­se­ment sur 7 ans…

A Bailleul, le quar­tier 100% éco­lo­gie

A une toute autre échelle, le maire de Bailleul-sur-Thé­rain, Béa­trice Le­jeune (PS), qui est par ailleurs elle-même membre de la Com­mu­nau­té d’Ag­glo­mé­ra­tion, a lan­cé la construc­tion d’un éco­quar­tier. Cet es­pace, qui n’était il y a en­core quelques an­nées qu’un vaste tas de terre,qui ser­vait d’ex­trac­tion pour une car­rière, a été cé­dé à la mai­rie pour un franc sym­bo­lique. “C’était Alep après les bom­bar­de­ments ” s’amuse à dire le maire. “Au dé­part, nous y avions pla­cé un ter­rain de foot, puis, au vu de la taille des ter­rains (17 hec­tares), nous avons dé­ci­dé de faire de cet en­droit un es­pace de vie ”, as­sure-t-elle. C’est en 2016 que ce quar­tier com­men­ça à sor­tir de terre. Au­jourd’hui, il compte 39 lo­ge­ments, tout en sa­chant que seul 1 des trois lots n’a été réa­li­sé. Cet es­pace ré­si­den­tiel s’ins­crit lui-aus­si dans le dé­ve­lop­pe­ment du­rable, étant la­bel­li­sé éco­quar­tier. “Il s’agit du pre­mier éco­quar­tier la­bel­li­sé en zone ru­rale des Hauts-de-France ” se plaît à dire l’élue. “Ici, les eaux de pluis sont ré­cu­pé­rées, fil­trées, et ré-uti­li­sées, les es­paces verts ont une grande place dans l’amé­na­ge­ment des lieux, avec no­tam­ment beau­coup d’arbres qui ont été plan­tés, des par­cours san­tés ins­tal­lés, des airs de jeux mis en place… ” . De même, des toi­lettes sèches ont par exemple été ins­tal­lées près d’un ci­ty-stade flam­bant neuf. Ce­pen­dant, les prix pour y ré­si­der res­tent éle­vés, “pour un ter­rain de 450-500 m², il faut comp­ter entre 60 000 et 65 000€”, af­firme le chef de la ville ” avoue Bé­ta­rice Le­jeune. “Un des prix les plus éle­vés du dé­par­te­ment en terme de lo­ge­ment ” ré­torque alors un des membres de CAB pré­sent sur place. Tou­te­fois, se­lon le maire, les lo­ge­ments sont ven­dus, même si les ache­teurs sont plus sou­vent des cadres moyens CSP+, que des pe­tits ou­vriers. “Mais avec les éco­no­mies ef­fec­tuées dans ces lo­ge­ments, no­tam­ment pour le chauf­fage, car les lo­ge­ments sont ex­po­sés plein sud, on (l’ha­bi­tant) s’y re­trouve ” af­firme Ch­ris­tian Quen­tier, 3ème ad­joint au maire. “Qui plus est, lors de la construc­tion du pa­villon, l’ache­teur est mis en re­la­tion avec un ar­chi­tecte qui va le conseiller sur la ma­nière de construire et d’amé­na­ger son lo­ge­ment ” as­su­ret-il.

Bailleul : des toi­lettes sèches ins­tal­lées près du ci­ty-stade, l’eau de pluie réuti­li­sée

Le di­rec­teur tech­nique du Ha­ras du Bois d’Ar­gile de Ber­neuil, Da­niel Co­lé (au centre), a fait le choix des pan­neaux so­laires pour les boxes.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.