A. Thill et M. Lagh­ra­ri portent plainte

PO­LI­TIQUE Une al­ter­ca­tion a op­po­sé la dé­pu­té au maire-ad­joint, tous deux de la Ré­pu­blique en marche. La pre­mière a dé­po­sé une main cou­rante, le se­cond veut por­ter plainte pour dif­fa­ma­tion.

L'Observateur de Beauvais - - LA UNE - Raphaël Thiol­lier

Bien qu’adhé­rents dans le même par­ti, on sa­vait que ces deux là ne pas­se­raient pas leurs vacances en­semble. De­puis les der­nières lé­gis­la­tives et l’in­ves­ti­ture d’Agnès Thill, le cou­rant ne pas­sait plus vrai­ment entre ces deux élus. Lors d’une ren­contre avec la presse en mai der­nier, la dé­pu­té La Ré­pu­blique en Marche (LREM), Agnès Thill, avait d’ailleurs fait peu de cas des trois conseiller­s mu­ni­ci­paux LREM de la ma­jo­ri­té mu­ni­ci­pale Beau­vais pour tous, dont no­tam­ment le maire ad­joint Moh­rad Lagh­ra­ri. Mais rien ne pré­dis­po­sait ces deux élus à por­ter plainte l’un contre l’autre, la pre­mière a dé­po­sé une main cou­rante lun­di, le se­cond en­tend por­ter plainte pour dif­fa­ma­tion. La com­plexi­té de ce dos­sier, c’est que chaque par­tie se base sur sa pa­role même si Moh­rad Lagh­ra­ri en­tend prou­ver sa bonne foi en iso­lant le son d’un Live de Fa­ce­book qu’il était en train de réa­li­ser. Mais que s’est-il pas­sé ven­dre­di der­nier à St-Jean lors de l’If­tar, le repas du soir après le Ra­ma­dan ? Dans un tweet, Agnès Thill s’est dite me­na­cée par le maire-ad­joint lors de leur ren­contre. « Que se se­rait il pas­sé si ses amis ne l’avaient pas écar­té de moi? Et si j’avais été un homme?, s’est-elle in­quié­tée. »Je n’ai ja­mais été violent, ré­pond le conseiller mu­ni­ci­pal qui nous livre sa ver­sion. « Mais oui j’ai re­fu­sé de la sa­luer » , as­sume-t-il. De­puis un an, elle m’ac­cuse de tout, que j’au­rai ap­pe­lé à vo­ter contre elle lors des lé­gis­la­tives, elle m’at­taque dans la presse et moi je n’ai ja­mais ré­pon­du. Et là, il fau­drait que je la sa­lue comme si de rien n’était. Moi je ne suis pas hy­po­crite« , ajoute Moh­rad Lagh­ra­ri pour qui Agnès Thill a ten­té, par ce bat­tage, de le stig­ma­ti­ser. »Elle écrit éga­le­ment que je lui au­rai dit qu’elle n’avait rien à faire ici parce que c’est mon ter­ri­toire ici. Elle me fait pas­ser pour le caïd de quar­tier qui au­rait agres­sé un élu de la Ré­pu­blique. Mais ceux qui me connaissen­t savent que cette image va à l’en­contre des va­leurs pour les­quelles je me bats de­puis 15 ans« . Pour le maire-ad­joint, l’im­pact mé­dia­tique sert la dé­pu­té en vue des pro­chaines mu­ni­ci­pales. »Elle en­tend re­prendre a main en m’écar­tant« , sup­pute l’élu de St-Jean. La cam­pagne a “drô­le­ment” com­men­cé à la REM.

C’est pa­role contre pa­role entre Agnès Thill qui a dé­po­sé une main cou­rante et Moh­rad Lagh­ra­ri qui va por­ter plainte pour dif­fa­ma­tion.

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