CHAN­GE­MENT DE MÉ­TIER Mi­ckaël dé­cape bois et mé­taux sans chi­mie

SAINT-MAUR An­cien chauf­feur rou­tier, Mi­ckaël Pe­tit a créé son en­tre­prise en re­pre­nant en main un ou­til qu’il uti­li­sait dans sa jeu­nesse.

L'Observateur de Beauvais - - NOAILLES - Mat­thias Sch­weis­guth

Mi­ckaël Pe­tit a chan­gé de mé­tier. Chauf­feur rou­tier de longues an­nées, il a re­noué avec un pan de sa jeu­nesse. « Quand j’étais jeune, je fai­sais du tu­ning. J’avais une sa­bleuse pour dé­ca­per les pièces au­tos. » Cette ma­chine, il l’a re­prise pour créer sa nou­velle ac­ti­vi­té, le sa­blage et l’aé­ro­gom­mage. « C’est un pro­cé­dé de dé­ca­page à l’air com­pri­mé et au sable sans pro­duits chi­miques. » Il tra­vaille en sa­blage à haute pres­sion (8 à 9 bars) pour « at­ta­quer la rouille sur un châs­sis ou des jantes de voi­ture, lors­qu’il faut mettre la ma­tière à nue ». Lorsque le ma­té­riau est plus tendre, il uti­lise un sable plus fin et une pres­sion de 4 bars. « J’uti­lise ce pro­cé­dé pour la brique, le bois, la car­ros­se­rie lors­qu’il faut re­ti­rer une pein­ture ou un ver­nis. » Mi­ckaël Pe­tit a créé sa mi­croen­tre­prise. Les clients l’ap­pellent sur­tout pour des por­tails, des vo­lets et des meubles de jar­din à ra­vi­ver. Il met en garde sur les vi­déos qui cir­culent sur In­ter­net. « Les vi­déos montrent des dé­ca­pages en quelques mi­nutes. Les gens

PRES­SION ET ÉPAISSEUR DES GRAINS DE SABLE VA­RIABLE SE­LON LES MA­TÉ­RIAUX À DÉ­CA­PER

pensent donc que ça ne coûte presque rien. » La vé­ri­té est dif­fé­rente. « Pour une chaise toute simple, il faut comp­ter 25 eu­ros, 70 eu­ros pour un fau­teuil. Plus il y a de bar­reaux sur une chaise, de mou­lures ou d’angles sur un fau­teuil, plus ce se­ra long. » Mi­ckaël Pe­tit a dé­mar­ré son ac­ti­vi­té en oc­tobre. Il aime son nou­veau mé­tier mal­gré les dis­tances à par­cou­rir. « Ce ne sont pas des travaux cou­rants. Il faut donc que je me dé­place jus­qu’à une cen­taine de ki­lo­mètres par­fois. Je suis le seul dans le sec­teur à uti­li­ser ce pro­cé­dé. » Il a néan­moins du tra­vail un peu Mi­ckaël Pe­tit montre le ré­sul­tat sur des chaises de jar­din en mé­tal, avant et après. plus ré­gu­lier. « J’ai des bro­can­teurs, des mar­chands de meubles et des car­ros­siers qui me font tra­vailler. »

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