Le res­tau­rant “La belle du coin“à l’aban­don

BEAU­VAIS/GOINCOURT Au­jourd’hui à l’aban­don, l’an­cien res­tau­rant « La belle du coin » n’a tou­jours pas trou­vé pre­neur. Il est pour­tant en vente de­puis près de cinq ans.

L'Observateur de Beauvais - - LA UNE - Sté­pha­nie Vi­vier

On avait es­sayé de faire le maxi­mum pour blo­quer l’ac­cès de­puis l’ex­té­rieur », souffle un membre de la fa­mille pro­prié­taire de l’an­cien res­tau­rant « La belle du coin », cette an­cienne adresse ré­pu­tée pour les dé­jeu­ners en fa­mille en vente de­puis près de cinq ans. Mais force est de consta­ter que ce­la s’est avé­ré in­suf­fi­sant puisque, de l’aveu même de notre in­ter­lo­cu­teur, l’éta­blis­se­ment si­tué à la sor­tie ouest de Beau­vais, en di­rec­tion de Goincourt « est com­plè­te­ment dé­truit à l’in­té­rieur. »

« ILS FAI­SAIENT UN MÉ­CHOUI »

A tel point que « main­te­nant on ne le vend que pour le ter­rain. » L’état d’aban­don de cette bâ­tisse, dont la fa­çade fait en­core illu­sion avec ses co­lom­bages et vo­lets bleu, ne laisse pas in­dif­fé­rent. « Il y a des fe­nêtres ou­vertes, des vo­lets qui manquent et le por­tail a été for­cé à l’ar­rière », s’émeut ain­si une dame, sur­prise par la pré­sence d’une ca­ra­vane dans le jar­din, si­tué à l’ar­rière de l’an­cien res­tau­rant. Une oc­cu­pa­tion ap­prou­vée par la fa­mille des pro­prié­taires. « Ils font du feu, s’étonne notre in­ter­lo­cu­trice, à pro­pos des oc­cu­pants. Se­lon elle, il y a quelques jours, » ils fai­saient un mé­choui : on voyait une pièce de L’état d’aban­don de cette bâ­tisse, dont la fa­çade fait en­core illu­sion avec ses co­lom­bages et vo­lets bleu, ne laisse pas in­dif­fé­rent. viande tour­ner ! « . At­tris­tée par l’état de l’an­cien res­tau­rant, elle note : » ça pour­rait être un lieu sympathiqu­e, une au­berge du di­manche par exemple «. Reste à trou­ver un ache­teur. Mais les ac­qué­reurs po­ten­tiels ne se pressent pas, comme l’at­teste la pré­sence d’un pan­neau » à vendre« . » Ma mère de 85 ans vou­drait bien s’en dé­bar­ras­ser, mais Beau­vais n’a pas l’air de re­prendre au ni­veau éco­no­mique « , re­grette le re­pré­sen­tant de la fa­mille pro­prié­taire. Se­lon lui, le fait que ce lieu ne puisse avoir d’autre af­fec­ta­tion que com­mer­ciale, au re­gard du plan d’oc­cu­pa­tion des sols de Beau­vais, est un obs­tacle sup­plé­men­taire.

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