TRA­FIC DE STU­PÉ­FIANTS 8 mois avec sur­sis pour les deux amis d’en­fance

VALDAMPIER­RE A 22 ans, les deux pré­ve­nus, amis d’en­fance, ont dû s’ex­pli­quer, lun­di. Si l’un a re­con­nu qu’il s’était li­vré au tra­fic de stu­pé­fiants, l’autre a nié toute par­ti­ci­pa­tion, sans convaincre.

L'Observateur de Beauvais - - FAITS DIVERS - Sté­pha­nie Vi­vier

Du­rant l’au­dience, il n’a ces­sé de ré­pé­ter qu’il était étran­ger à tout tra­fic de stu­pé­fiants. Mais So­fiane, 22 ans, n’a pas convain­cu le tri­bu­nal. Comme son ami d’en­fance, Alexandre, 22 ans luiaus­si, autre pré­ve­nu dans cette af­faire, il a été condam­né à 8 mois de pri­son as­sor­tis d’un sur­sis avec mise à l’épreuve pen­dant 2 ans. C’est le ha­sard qui a conduit les gen­darmes d’Au­neuil sur leur piste, le 16 juin, à Valdampier­re. Vers 18 h 30, alors que les mi­li­taires em­prun­taient la rue de la Ferme après être in­ter­ve­nus pour un vol avec ef­frac­tion, ils re­marquent une Mé­gane noire, toutes portes ou­vertes, et un scoo­ter. Alors qu’ils s’ap­prêtent à contrô­ler les per­sonnes pré­sentes, un homme prend la fuite à pieds en lais­sant le scoo­ter, un té­lé­phone por­table et une sa­coche. Il s’agit d’Alexandre. Les oc­cu­pants de la Mé­gane sont contrô­lés : ils re­mettent aux gen­darmes un peu de can­na­bis et 390 eu­ros. Au ni­veau du scoo­ter, les mi­li­taires dé­couvrent deux po­chons conte­nant de la ré­sine de can­na­bis, la somme de 1 620 eu­ros et une pe­tite bombe la­cry­mo­gène. Un nom, ou plu­tôt un sur­nom, est lâ­ché comme étant ce­lui d’un ven­deur : « So­so ». Cu­rieuse coïncidenc­e, car c’est chez les pa­rents de So­fiane qu’Alexandre se ré­fu­gie après avoir pris la fuite. C’est là que les gen­darmes in­ter­pellent les deux amis et pro­cèdent à une per­qui­si­tion le len­de­main, au cours de la­quelle du ma­té­riel est dé­cou­vert au sous-sol. Ju­gé comme son ami en com­pa­ru­tion im­mé­diate, lun­di, Alexandre a ad­mis qu’il consom­mait du can­na­bis et en ven­dait le wee­kend, à entre cinq et dix clients, pour en­vi­ron 100 grammes tous les dix jours, afin de fi­nan­cer ses loi­sirs. « Je tra­vaillais avec des per­sonnes de Beau­vais », a-t-il ex­pli­qué lors de l’au­dience. Pas une seule fois il n’a mis en cause So­fiane. Ce der­nier a juste ad­mis être consom­ma­teur, à hau­teur de cinq joints quo­ti­diens. Or, se­lon des té­moins, clients du duo, Alexandre et So­fiane étaient étroi­te­ment as­so­ciés dans le cadre de ce pe­tit tra­fic de stu­pé­fiants. Pour le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique, Florent Bou­ra, ce­lui-ci est at­tes­té par plu­sieurs élé­ments ma­té­riel, à com­men­cer par la tran­sac­tion sur­prise par les gen­darmes, mais aus­si par les 1 620 eu­ros en li­quide dé­cou­verts sur place, ain­si que par les té­moi­gnages des « clients ». Me Phi­lippe Ta­bart, avo­cat de So­fiane, a in­sis­té sur la faible quan­ti­té de can­na­bis dé­cou­verte chez les pa­rents de son client, où ce der­nier ré­side, mais aus­si sur le fait que le ma­té­riel dé­cou­vert sur place par les gen­darmes ne lui ap­par­tient pas. Be­noît Va­rin, avo­cat d’Alexandre, a fait va­loir que son client as­su­mait ses res­pon­sa­bi­li­tés dans ce qu’il a qua­li­fié de « pe­tite tra­fic ». Dé­cla­rés cou­pables, Alexandre et So­fiane, en plus des 8 mois as­sor­tis du sur­sis avec mise à l’épreuve de deux ans ac­com­pa­gnés de plu­sieurs obli­ga­tions, ont été condam­nés à payer 1 500 eu­ros d’amende cha­cun. Alexandre, de plus, doit ré­gler 150 eu­ros d’amende pour la bombe la­cry­mo­gène.

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