« Des mau­vais choix que j’ai payés au prix fort »

L'Observateur de Beauvais - - HAUTS-DE-FRANCE -

Ar­ri­vé de Saint Quen­tin (N3), le mi­lieu de 26 ans, Gaé­tan Fal­lem­pin, est l’une des deux pre­mières re­crues beau­vai­siennes. Il avoue avoir « été sé­duit par le pro­jet du club avec la mon­tée en Na­tio­nal dans les quatre ans et en Ligue 2 dans les 6-8 ans. Après, l’ap­port du coach, Sé­bas­tien Dailly, a éga­le­ment eu son im­por­tance, puisque j’ai dé­jà évo­lué sous ses ordres à Roye Noyon » . Et si les der­niers mois ont été mou­ve­men­tés au sein des sang et neige, ce­la ne l’a pas re­froi­di. « J’ai sou­vent eu les di­ri­geants au té­lé­phone pen­dant cette pé­riode, ils m’ont bien ex­pli­qué les choses, et m’ont ras­su­ré. Ils m’ont vrai­ment ap­por­té les ga­ran­ties pour que je les re­joigne. Après, c’est vrai que si nous de­vions res­ter en R1, ce­la ne se­rait bon pour per­sonne » . À Beauvais, ce joueur très tech­nique, qui pos­sède une fa­cul­té balle au pied et dans la per­cus­sion, au­ra l’ob­jec­tif de « connaître l’eu­pho­rie d’une mon­tée avec ce club. L’ASBO a vrai­ment le plus beau pro­jet des clubs des Hauts-deF­rance évo­luant en N3, et nous pou­vons suivre les exemples de Stras­bourg ou du Mans qui ont su re­bon­dir après avoir connu les mêmes dé­boires que l’ASBO. Alors pour­quoi pas nous ? » Et quand il parle de galère, Gaé­tan Fal­lem­pin sait de quoi il parle. Alors qu’une car­rière pro­met­teuse s’of­frait à lui, il a vé­cu une vé­ri­table descente aux en­fers. Après avoir si­gné un pre­mier contrat pro à Valencienn­es et ef­fec­tué plu­sieurs bancs en L1, il a sus­ci­té l’in­té­rêt de la Samp­do­ria Gênes. Alors que tout était ré­glé, les Ita­liens se sont ra­vi­sés au der­nier mo­ment , et il n’a pas pu re­tour­ner à Valencienn­es. Au lieu de dé­cou­vrir la Sé­rie A, le Nor­diste s’est ain­si re­trou­vé, à 22 ans, en CFA.. à Roye-Noyon. « Di­sons qu’il y a eu des mau­vais choix de car­rière que j’ai payés au prix fort et qui ont ren­du la suite plus com­pli­quée. Ce­la n’a pas été fa­cile, il m’a fal­lu du temps pour m’en re­mettre, et j’ai dû re­prendre au plus bas. Ce­la fait par­tie des aléas de la vie, et je me dis qu’il y a pire que ça dans la vie » .À Bris­son, Fal­lem­pin es­père en­fin re­lan­cer une car­rière qui ne de­mande qu’à re­dé­col­ler.

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