Pour­quoi un Co­réen s’est fait ta­touer la ca­thé­drale sur le bras

IN­CROYABLE À la de­mande de l’un de ses clients, un ta­toueur co­réen a réa­li­sé un ma­gni­fique ta­touage de la ca­thé­drale Saint-Pierre. Nous avons pu échan­ger avec l’ar­tiste.

L'Observateur de Beauvais - - LA UNE - Jimmy Hau­te­cloche Ins­ta­gram : gi­che_­ta­too

Qui au­rait crû qu’au pays du ma­tin clair, la Co­rée du Sud, Beauvais avait la côte ? Et pour­tant... Mer­cre­di 25 juillet, le ta­toueur co­réen qui se fait ap­pe­ler « Giche » a pu­blié sur le ré­seau so­cial Ins­ta­gram où il est sui­vi par 14 000 per­sonnes, des pho­to­gra­phies et des vi­déos de son der­nier ou­vrage : un ma­jes­tueux ta­touage de la ca­thé­drale Saint-Pierre. Nous avons pu contac­ter, par mail, l’au­teur de cette pièce. Nous re­trans­cri­vons ci-dessous ses pro­pos, tra­duits du co­réen.

SUITE A UN VOYAGE

« Giche », c’est son nom d’ar­tiste est un jeune ta­toueur qui vit à Cheo­nan au nord-est de la Co­rée du Sud. C’est à la de­mande de l’un ses clients qu’il a réa­li­sé sur tout le long de son avant-bras, en noir et blanc, cette re­pro­duc­tion très fi­dèle de la fa­meuse ca­thé­drale Saint-Pierre : « C’est un Co­réen de 30 ans qui après un voyage dans votre pays l’an pas­sé a dé­ci­dé de rendre hom­mage à la belle ca­thé­drale de Beauvais en la ta­touant sur son corps ». Giche n’a ja­mais vu la ca­thé­drale de Beauvais de ses propres yeux, il a donc tra­vaillé à par­tir d’une pho­to­gra­phie de l’édi­fice re­li­gieux :« C’était une opé­ra­tion dé­li­cate et com­pli­quée, j’étais très ner­veux mais je vou­lais quand même tou­jours le des­si­ner car c’est un bâ­ti­ment ar­tis­tique que je trouve dé­li­cat et ma­gni­fique ». Il au­ra fal­lu « trois ses­sions de tra­vail de plus de 8 h » à l’ar­tiste pour créer cette oeuvre : « Bien sûr, la per­sonne qui a été ta­touée était aus­si très mo­ti­vée car c’était très dou­lou­reux ».

LE TA­TOUEUR RÊVE DE VE­NIR À BEAUVAIS

Se­lon l’ar­tiste, le client au­rait beau­coup ap­pré­cié son ta­touage de la ca­thé­drale de Beauvais : « On tra­vaille sur ses jambes main­te­nant ». Giche es­père à l’ave­nir pou­voir « tra­vailler sur d’autres su­jets aus­si beau que la ca­thé­drale

de Beauvais ». Le ta­toueur rê­ve­rait de pou­voir ve­nir à Beauvais un jour

:« Plus je re­gar­dais les pho­tos de la ca­thé­drale quand je tra­vaillais, plus j’avais de res­pect pour elle, sa dé­li­ca­tesse, sa beau­té. J’ai­me­rais ve­nir pour voir moi-même la ca­thé­drale et pou­voir des­si­ner en­suite une meilleure image ».

Sans ja­mais avoir vu la ca­thé­drale, l’ar­tiste co­réen, Giche a réus­si à pro­duire un ta­touage plein de fi­nesse et d’une fi­dé­li­té in­croyable.

Le ta­toueur Giche en plein tra­vail dans son sa­lon en Co­rée-du-Sud.

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