Cam­brio­lée, Cé­line veut faire ac­cé­lé­rer l’en­quête

BEAU­VAIS Le 5 no­vembre, Cé­line Mo­rize a été cam­brio­lée et 500 € ont été dé­ro­bés sur son compte. Cette mère de fa­mille sou­haite que les ca­mé­ras du centre-ville servent à re­trou­ver les cou­pables.

L'Observateur de Beauvais - - LA UNE - Jim­my Hau­te­cloche

Dimanche 4 no­vembre vers 22 h, la Beau­vai­sienne, Cé­line Mo­rize, rentre des va­cances qu’elle vient de pas­ser en Bre­tagne avec son ma­ri et ses trois en­fants. Après 7 h de tra­jet, la fa­mille dé­charge toutes ses af­faires dans l’en­trée de son pa­villon, si­tué dans l’al­lée Guyde-Mau­pas­sant dans le quar­tier Camard, à proxi­mi­té de la pis­cine tour­ne­sol. Ils montent fi­na­le­ment se cou­cher vers 23 h 30. Au pe­tit ma­tin, quand la mère de fa­mille se lève, elle dé­couvre que son sac, conte­nant ses dif­fé­rents moyens de paie­ment et ses pa­piers, a dis­pa­ru... Un ap­pa­reil pho­to, un or­di­na­teur por­table et la console de jeux des en­fants ne sont pas non plus là où ils sont cen­sés être... Mais ce n’est que quand elle consulte ses comptes ban­caires en ligne que la mère de fa­mille réa­lise qu’elle vient d’être cam­brio­lée. Et ce n’est pas tout...

500 € PRÉ­LE­VÉS SUR SON COMPTE EN 30 MIN

En ef­fet, 500 € viennent d’être dé­bi­tés sur son compte. Se­lon sa banque, cette somme a été pré­le­vée à tra­vers cinq dis­tri­bu­teurs au­to­ma­tiques dif­fé­rents dans le centre-ville à par­tir de 4h40 du ma­tin et en moins de 30 mi­nutes. Le vol au­rait donc eu lieu en leur pré­sence dans la mai­son après 23h30 et avant 4h40. Au­cune fe­nêtre de leur pa­villon n’a été cas­sée et au­cune porte n’a été frac­tu­rée. Fa­ti­gués par leur tra­jet du re­tour de va­cances, ni l’homme ni sa femme ne se sou­viennent s’ils ont fer­mé à clé leur porte d’en­trée.

2000 € DE PRÉ­JU­DICE

Concer­nant l’uti­li­sa­tion de sa carte ban­caire, elle ex­plique ne pas sa­voir com­ment les vo­leurs ont pu s’y prendre sans avoir ac­cès à son code per­son­nel. La banque a as­su­ré que les 500 € in­dû­ment pré­le­vés leur se­raient rem­bour­sés même si lun­di 12 no­vembre à l’heure où nous l’avons ren­con­trée ce­la n’était pas en­core le cas. Pour re­faire ses pa­piers d’iden­ti­tés, elle de­vrait éga­le­ment être in­dem­ni­sée à hau­teur maxi­mum de 150 € par son éta­blis­se­ment ban­caire. Concer­nant les ob­jets dé­ro­bés qui re­pré­sentent un pré­ju­dice de 1500 € après pré­sen­ta­tion des fac­tures, la fa­mille de­vra at­tendre une ex­per- tise pour sa­voir si elle est in­dem­ni­sée ou pas. Pour me­ner à bien cette pro­cé­dure au­près de son as­su­rance, cette comp­table de 33 ans avait be­soin du do­cu­ment cer­ti­fiant son dé­pôt de plainte.

« A QUOI SERVENT LES CA­MÉ­RAS ? »

Un cer­ti­fi­cat qu’elle au­rait, semble-t-il, sou­hai­té ob­te­nir plus ra­pi­de­ment et dans de meilleures condi­tions : « J’ai im­mé­dia­te­ment dé­po­sé une pré­plainte en ligne le lun­di ma­tin, il m’était in­di­qué que l’on me contac­te­rait pour si­gner ma plainte » N’ayant pas re­çu de ré­ponse le mardi ma­tin, Cé­line Mo­rize se rend di­rec­te­ment au com­mis­sa­riat : « On m’a dit de ren­trer chez moi et que je se­rai contac­tée » Le jeu­di, tou­jours sans nou­velles, elle re­tourne au com­mis­sa­riat et se montre cette fois in­sis­tante pour avoir un in­ter­lo­cu­teur. Après une heure et de­mie d’at­tente, elle fi­nit par être re­çue et peut ain­si dé­po­ser plainte : « 4 jours... ça pa­raît long quand on at­tend pour les as­su­rances ». Lors de cet en­tre­tien avec un re­pré­sen­tant des forces de l’ordre, elle in­dique que cinq pré­lè­ve­ments frau­du­leux ont été faits sur son compte et qu’elle dis­pose des heures et des agences où ces re­traits ont été ef­fec­tués : « Je pense qu’avec les images des ca­mé­ras, étant don­né qu’on sait le tra­jet qu’ont fait les vo­leurs, on peut les re­trou­ver ».

« JE SUIS DÉ­ÇUE »

L’ab­sence de ré­ponse pré­cise du po­li­cier a re­froi­di la mère de fa­mille. Elle a le sen­ti­ment de ne pas avoir été en­ten­due par les forces de l’ordre : « Le po­li­cier a no­té mais en­suite il ne s’est rien pas­sé... Je sais bien que c’est pas l’af­faire du siècle mais ils de­vraient cher­cher qui a com­mis ce­la quand même... » C’est pré­ci­sé­ment la ques­tion des ca­mé­ras qui l’agace le plus : « Quand on ar­rive en ville on voit des pan­neaux qui nous disent que nous sommes fil­més.... c’est cen­sé être utile, dans ces cas là, pour les en­quêtes ju­di­ciaires, ça ne doit pas ser­vir qu’à mettre des amendes aux gens qui sont ga­rés de tra­vers »

UN AUTRE CAM­BRIO­LAGE DANS LE QUAR­TIER

La jeune femme conclut en te­nant tout de même à pré­ci­ser : « Je ne suis pas an­ti-po­lice. A la base j’ai plu­tôt confiance, j’en suis d’au­tant plus dé­çue ». Ins­tal­lée de­puis 8 ans dans le quar­tier, Cé­line Mor­ville dit res­sen­tir une aug­men­ta­tion du sen­ti­ment d’in­sé­cu­ri­té. Elle cite l’exemple de ses voi­sins qui ont été cam­brio­lés quelques jours au­pa­ra­vant (lire ci-des­sous).

« Les ca­mé­ras ça ne doit pas ser­vir qu’à mettre des amendes aux gens qui se sont ga­rées de tra­vers »

Dans la nuit du 4 au 5 no­vembre, le pa­villon de la fa­mille Mo­rize si­tué dans l’al­lée Guy-de-Mau­pas­sant au Pla­teau Camard a été cam­brio­lé. Le pré­ju­dice s’élève à 2000 eu­ros.

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