VIO­LENCES CONJU­GALES « C’étaient des cha­maille­ries »

Un jeune homme de 24 ans a été condam­né à six mois de pri­son ferme pour vio­lence sur sa com­pagne pré­sente à ses cô­tés, lors de l’au­dience du 7 no­vembre.

L'Observateur de Beauvais - - FAITS DIVERS TRIBUNAL - Syl­vie Go­din

Pour An­tho­ny il s’agis­sait de « cha­maille­ries ». Le terme ir­rite la juge qui pré­side l’au­dience du 7 no­vembre : « Ce que vous qua­li­fiez de cha­maille­ries ce sont des vio­lences, mon­sieur ! ». Des vio­lences com­mises sur son ex-com­pagne. Bien qu’ayant por­té plainte, Océane est res­tée en bons termes avec lui et veut seule­ment qu’il re­con­naisse le mal qu’il lui a fait. Entre le 14 et le 16 mai 2016, l’homme de 24 ans lui a as­sé­né des coups, a cas­sé de la vais­selle et la table basse. Il est par­ti puis re­ve­nu. Nou­velles vio­lences : « Vous l’avez pous­sée, vous avez don­né des coups de pieds et lui avez ti­ré les che­veux », énu­mère la juge. Il lui a éga­le­ment confis­qué son té­lé­phone. Au vu des hé­ma­tomes sur ses bras, le mé­de­cin a dé­li­vré une ITT de 3 jours à Océane. Se­lon la mère de la jeune femme, An­tho­ny s’énerve vite. L’ana­lyse psy­cho­lo­gique dé­crit une per­sonne im­pul­sive, im­ma­ture, sup­por­tant mal la hié­rar­chie. Lors de la confron­ta­tion, Océane a mi­ni­mi­sé les faits mais main­te­nu les vio­lences à son en­contre. An­tho­ny re­con­naît les in­sultes et avoir cas­sé la vais­selle mais nie les coups. Concer­nant les hé­ma­tomes :« Je l’ai pous­sée; elle marque vite.Moi je vou­lais par­tir, mais à chaque fois elle me re­te­nait », avance-t-il comme ex­pli­ca­tions. Pour­sui­vi éga­le­ment pour dé­gra­da­tion de vé­hi­cule il nie avoir cas­sé la voi­ture. La pro­cu­reure parle de phé­no­mène d’em­prise : « Il n’a pas pris conscience des faits alors qu’ils re­montent à deux ans. Il n’a pas de re­mise en cause; il y a eu vio­lences phy­siques et psy­cho­lo­giques » . Pour de tels faits, la peine en­cou­rue est de 3 ans d’em­pri­son­ne­ment. L’homme a dé­jà 4 men­tions sur son ca­sier. Elle re­quiert 15 mois dont 8 mois de sur­sis. Il écope d’un an d’em­pri­son­ne­ment dont 6 mois ferme, avec obli­ga­tion de soins psy­cho­lo­giques du­rant deux ans.

L’ex com­pa­gnon n’a pas pris conscience des faits et ne s’est pas re­mis en cause, se­lon la pro­cu­reure. Il­lus­tra­tion.

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