Il roule avec un per­mis an­nu­lé il y a 8 ans

L'Observateur de Beauvais - - FAITS DIVERS / TRIBUNAL - J.H

Le 25 mars à la Cha­pelle-aux-Pots, lors d’un contrôle rou­tier, les forces de l’ordre ar­rête un qua­ran­te­naire qui conduit sans per­mis. Ce­lui-ci ac­cu­mule les mau­vais points puis­qu’il est éga­le­ment contrô­lé po­si­tif aux stu­pé­fiants. Le 16 no­vembre, c’est un homme noir qui porte de longues dread­locks qui se pré­sente de­vant le tri­bu­nal de Beauvais pour ré­pondre de ces faits. Il ex­plique qu’il a fu­mé du can­na­bis, le week-end pré­cé­dant ce contrôle rou­tier. Concer­nant son per­mis, il ex­plique qu’il a été an­nu­lé... mais comme le re­marque la pré­si­dente du tri­bu­nal, c’était il y a dé­jà 8 ans. Le pré­ve­nu ex­plique qu’il au­rait es­sayé de le ré­cu­pé­rer en fai­sant des dé­marches au­près de la pré­fec­ture mais que ce­la n’au­rait ja­mais abou­ti : « Je n’ai ja­mais eu de nou­velles ».

« PAS UNE HA­BI­TUDE »

Se­lon lui, prendre la voi­ture n’était pas dans son ha­bi­tude, mais ce jour-là, il de­vait al­ler cher­cher sa fille chez son ex-com­pagne : « C’était ex­cep­tion­nel et dans l’ur­gence, je n’ai pas fait at­ten­tion que j’avais consom­mé ». Cet agent de pro­pre­té pour la ville d’Aul­nay-sous-Bois dé­clare avoir com­plè­te­ment ar­rê­té de « fu­mer des joints » après avoir consom­mé pen­dant près de 25 ans. Le re­pré­sen­tant du par­quet ne « voit pas de né­ces­si­té à prendre le vo­lant »: « Il y a tou­jours un autre moyen de se dé­brouiller ». Il re­quiert une peine d’em­pri­son­ne­ment avec sur­sis et mise à l’épreuve à l’en­contre de ce­lui qui a dé­jà été condam­né pour le même type de faits. « Oui mais sa der­nière condam­na­tion date d’il y a 8 ans » ré­pond dans sa plai­doi­rie, l’avo­cat du pré­ve­nu qui plaide pour un ajour­ne­ment de la dé­ci­sion : « Il pour­ra ve­nir à l’au­dience avec des ana­lyses pour mon­trer qu’il a bien ar­rê­té ». Le juge unique suit la dé­fense et ajourne le pro­non­cé de la peine, le pré­ve­nu a 6 mois pour dé­mon­trer sa bonne foi. Le tri­bu­nal at­tend de lui qu’il se soigne, qu’il dé­montre qu’il ne consomme plus de stu­pé­fiants et qu’il ob­tienne son per­mis de conduire.

Le conduc­teur sans per­mis a éga­le­ment été contrô­lé avec 9,7 mg de can­na­bis par ml de sang.

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