FC Cham­bly à Bris­son : pour­quoi ça ne se fe­ra pas

Lea­der du cham­pion­nat Na­tio­nal, Cham­bly de­vra trou­ver un stade s’il monte en Ligue 2. Le club cam­bly­sien vise le stade Bris­son, qui se­ra dé­jà oc­cu­pé par l’ASBO et le BRC. La mis­sion s’an­nonce com­pli­quée.

L'Observateur de Beauvais - - LA UNE - Jof­frey Meu­nier

On Quand truste connaît les Cham­bly pre­mières la chan­son. places pion­nat du Na­tio­nal, cham­la ques­tion de son dé­mé­na­ge­ment se pose pour la sai­son sui­vante. Ne dis­po­sant pas (en­core !) d’un stade aux normes, en cas de mon­tée en Ligue 2, le club cam­bly­sien com­mence sé­rieu­se­ment à ré­flé­chir à une so­lu­tion de re­pli. À mi-par­cours, Cham­bly est lea­der du cham­pion­nat. Au len­de­main de la vic­toire à Ma­ri­gnane, sa­me­di der­nier, le pré­sident du FCCO, Ful­vio Lu­zi, a pos­té un com­mu­ni­qué sur le site in­ter­net du club, à la to­na­li­té très… dé­par­te­men­tale. « De­puis bien long­temps, notre dé­par­te­ment n’est plus re­pré­sen­té au ni­veau pro­fes­sion­nel. Or, le FC Cham­bly-Oise n’est pas l’aven­ture d’une seule ville. C’est l’aven­ture de tout un dé­par­te­ment. (…) Sans Cham­bly, notre club n’en se­rait pas là. Sans l’Oise, il n’en se­rait pas là non plus. Unis­sons nos forces, tous en­semble, pour que cha­cun ap­porte sa pierre à l’édi­fice FC Cham­bly-Oise. Lais­sons les ra­geux, les ja­loux de cô­té. J’ap­pelle toute l’Oise, ce si beau dé­par­te­ment, à pous­ser nos joueurs vers la Ligue 2» . Ce­la pas­se­ra no­tam­ment par le Beauvaisis. La se­maine der­nière, la Ville de Beau­vais a re­çu un cour­rier du FC Cham­bly qui s’est ren­sei­gné sur la pos­si­bi­li­té d’être ac­cueilli au Stade Pierre-Bris­son, la sai­son pro­chaine. « On s’y at­ten­dait », sou­ligne Phi­lippe Vi­bert, mai­read­joint en charge des sports. L’élu n’a pas en­core ré­pon­du, même si la si­tua­tion semble lim­pide : « les clubs de Beau­vais sont prio­ri­taires, l’ASBO et le BRC joue­ront à Bris­son la sai­son pro­chaine » , rap­pelle le pa­tron des sports à la Ville. Peu im­porte la di­vi­sion où évo­lue­ront les équipes de foot­ball et de rug­by lo­cales.

« CAN­DI­DATS POUR ÊTRE LE TROI­SIÈME CLUB RÉ­SIDENT »

Face à ce constat, « nous sommes can­di­dats pour être le troi­sième club ré­sident du Stade Pierre-Bris­son pour un maxi­mum de 19 matchs » ,a pré­ci­sé Ful­vio Lu­zi, dans un se­cond com­mu­ni­qué, pu­blié ce mer­cre­di 30 jan­vier (lire l’en­ca­dré). « On consi­dère que le ter­rain ne peut pas sup­por­ter trois équipes sur une même sai­son, ré­pond Phi­lippe Vi­bert, c’est dé­jà ex­cep­tion­nel que deux équipes puissent le faire » . Si l’élu « se donne le temps du dia­logue » avec les di­ri­geants cam­bly­siens, il se ran­ge­ra der­rière les vo­lon­tés de l’ASBO et du BRC, même si le Stade Pierre-Bris­son ap­par­tient à la Ville de Beau­vais. « Est-ce que Cham­bly va es­sayer de né­go­cier avec eux », s’in­ter­ro­get-il ? Si tel est le cas, les échanges se­ront-ils construc­tifs, au re­gard de la phi­lo­so­phie ac­tuelle des pré­si­dents des deux clubs beau­vai­siens ? Syl­vain Re­ghem, co-pré­sident de l’ASBO, dont l’équipe fa­nion est pri­vée de Bris­son cette sai­son pour la plu­part de ses ren­contres, n’a « au­cune in­quié­tude » sur le fait qu’il ne se­ra pas confron­té à cette si­tua­tion, l’an pro­chain. « Le mes­sage de la Ville a été clair » . Et se­lon lui, ac­cueillir un troi­sième lo­ca­taire se­rait trop ris­qué pour la pe­louse hy­bride du stade, qui ne sup­porte « pas plus de 35 à 40 matchs par sai­son » . Pas de mo­tif d’in­quié­tude non plus pour son ho­mo­logue du BRC, Oli­vier Le­nor­mant. « Nous se­rons bien à Bris­son la sai­son pro­chaine » . Le pré­sident du club de rug­by ju­geant « com­pli­quée » la pos­si­bi­li­té de par­ta­ger le stade beau­vai­sien avec deux autres clubs. À l’heure ac­tuelle, « on n’a pas de so­lu­tion pour le FC Cham­bly » , concède Phi­lippe Vi­bert. Dans son der­nier com­mu­ni­qué, Ful­vio Lu­zi, se pré­pare dé­jà à cette éven­tua­li­té : « s’il est im­pos­sible de jouer au stade Pierre-Bris­son, si, en cas de mon­tée, le seul club pro de l’Oise ne peut pas jouer dans l’Oise, nous sur­vi­vrons une sai­son ailleurs ».

Phi­lippe Vi­bert : « On consi­dère que le ter­rain ne peut pas sup­por­ter trois équipes sur une même sai­son ».

Ful­vio Lu­zi a son­dé la Ville de Beau­vais (ici le maire-ad­joint Phi­lippe Vi­bert) pour évo­luer à Bris­son la sai­son pro­chaine. (pho­to d’ar­chives)

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