LES VOEUX FLEU­RIS DU MAIRE Ro­bert Joyot n’épargne pas les ser­vices de l’Etat

PON­CHON Du­rant ses voeux, Ro­bert Joyot n’a eu au­cun sen­ti­ment sur la fu­sion des in­ter-col­lec­ti­vi­tés et sur­tout sur l’agence de l’eau, qu’il a com­pa­rée à «une usine à gaz».

L'Observateur de Beauvais - - NOAILLES -

Sa­me­di 26 jan­vier, clô­ture du ma­ra­thon des voeux du Noaillais à Pon­chon. Tra­di­tion­nel­le­ment, cette com­mune en est l’ul­time étape, une étape ap­pré­ciée du fait de la bonne hu­meur de son maire Ro­bert Joyot bien se­con­dé dans ce do­maine par son équipe mu­ni­ci­pale. Après des voeux à tous les corps consti­tués, il adresse des voeux à sa com­mune de Pon­chon : « elle au­rait pu es­pé­rer quelque quié­tude, elle qui au cours des an­nées pas­sées à vé­cu au rythme par­fois tré­pi­dant des tra­vaux de voi­rie, de ren­for­ce­ment d’eau, des tra­vaux d’as­sai­nis­se­ment, de dé­rou­le­ment de fibre op­tique, les affres de la construc­tion du trans­for­ma­teur de Villers et le dé­rou­le­ment de ses lignes sou­ter­raines, payé les ren­for­ce­ments des ré­seaux d’Ene­dis, et là-des­sus, Ene­dis vient de nous col­ler ses comp­teurs » Lin­ky « dont l’ef­fet prin­ci­pal est d’in­ter­rompre bru­ta­le­ment sans pré­avis, ni in­dem­ni­té l’ali­men­ta­tion élec­trique jusque dans les écoles !”

«LA LOI NOTRE, CE MO­NU­MENT DE STUPIDITÉ LÉGISLATIV­E»

Fi­dèle à sa ré­pu­ta­tion, le maire n’a pas sa langue dans sa poche non plus quand il parle des fu­sions des col­lec­ti­vi­tés. «Notre quié­tude a été en­core trou­blée par la loi NOTRe, ce mo­nu­ment de stupidité législativ­e, qui en fait, ne fait qu’ap­por­ter un peu plus de désordre dans la Ré­pu­blique et son ad­mi­nis­tra­tion. Par son ef­fet, la com­mu­nau­té du Thelle et la Ru­ra­loise ont été contrainte­s a des amours for­cées et elles ont ac­cou­ché de la Thel­loise, qui s’étend sur 40 com­munes aus­si exo­tiques les unes par rap­port aux autres que St Sul­pice et Bo­ran sur Oise….et là des­sus, la Thel­loise doit éta­blir son sché­ma de co­hé­rence ter­ri­to­riale, elle le fait de fa­çon mé­ri­toire et construc­tive. Les pre­miers pas du bé­bé Thel­loise ont été dif­fi­ciles … à ce bé­bé, on a of­fert un jou­jou mons­trueux : la com­pé­tence d’as­sai­nis­se­ment , sur 40 com­munes, à des ni­veaux de pro­jets, d’études, de tra­vaux, de fi­nan­ce­ment, de taxa­tion et de ges­tion dif­fé­rents , et en plus, on lui a col­lé à ce bé­bé, une mar­raine, ou plu­tôt une ma­râtre : l’agence de l’eau, une des pires usines à gaz de l’ad­mi­nis­tra­tion fran­çaise, qui en compte pour­tant beau­coup… ! » Tou­jours sur le même ton, il évoque le lo­tis­se­ment du Lar­ris, qui s’an­nonce plu­tôt bien, les pro­blèmes d’ac­ces­si­bi­li­té des lo­caux mu­ni­ci­paux avec un pro­jet de ré­ha­bi­li­ta­tion de la mai­rie et des écoles, « l’amé­na­ge­ment d’une salle de mo­tri­ci­té dans la­quelle on puisse se mou­voir, et d’une bi­blio­thèque dans la­quelle on puisse en­trer, d’un dor­toir qui ne soit plus un pla­card, d’un préau sous le­quel on puisse se ras­sem­bler… » Il re­trace les tra­vaux d’em­bel­lis­se­ment, de fleu­ris­se­ment et de mise en va­leur ar­chi­tec­tu­rale de Pon­chon. Il évoque aus­si sa tris­tesse de­vant la fer­me­ture de la bou­lan­ge­rie, et son com­bat pour ten­ter de la faire rou­vrir mal­gré les em­bûches. « Ce n’est pas seule­ment une bou­lan­ge­rie, un com­merce, un ser­vice, c’est une ins­ti­tu­tion cen­te­naire, au coeur de la vie du village de­puis 1905, qui a fa­çon­né l’âme de ce village ».

Comp­teur Lin­ky, fu­sion, com­pé­tence as­sai­nis­se­ment, agence de l’eau… le maire n’a pas fait un por­trait flat­teur de cer­tains de ces ser­vices.

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