La maire veut des­ti­tuer son 1er ad­joint, les rai­sons d’un di­vorce

A LA MAI­RIE Ac­cu­sé par le maire de jouer sa carte pour les mu­ni­ci­pales de 2020 après la pu­bli­ca­tion d’un mes­sage Fa­ce­book, le 1er ad­joint Da­niel Ve­reecke donne sa ver­sion avant le con­seil du 19.

L'Observateur de Beauvais - - LA UNE -

Rien ne va plus entre le maire de Sain­teGe­ne­viève, Jacqueline Van­ber­sel et son pre­mier ad­joint Da­niel Ve­reecke. Pour une ba­nale his­toire de pho­tos prises lors du concert de Croque Note le 8 dé­cembre der­nier à l’église et pu­bliées sur la page Fa­ce­book, le pre­mier ma­gis­trat de la com­mune a re­ti­ré toutes les dé­lé­ga­tions de son ad­joint, le­quel avait pour­tant as­su­ré plu­sieurs fois l’in­té­rim quand la maire était souf­frante. Da­niel Ve­reecke re­vient sur les mo­tifs de cette brouille que cer­tains ju­ge­ront ir­réa­listes, fu­tiles mais qui posent as­su­ré­ment le pro­blème du lea­der­ship de la liste lors de la pro­chaine mu­ni­ci­pale.

L’ORI­GINE DU MAL : DEUX PHO­TOS CONTRE UNE

«Je vous rap­pelle que la page Fa­ce­book de la mai­rie est gé­ré par 3 per­sonnes. Mme Zie­gler (ad­jointe à la com­mu­ni­ca­tion) Mme Ares (se­cré­taire de mai­rie) et Mr Hau­tot (conseiller à la com­mu­ni­ca­tion). Lors de ce concert du sa­me­di 8 dé­cembre, Mr Hau­tot n’a pris qu’une seule fois en pho­to Mme le Maire et moi deux fois. Hé­las deux fois de trop…»

LA RÉ­PONSE CIN­GLANTE À LA 3E PER­SONNE DU MAIRE

« Le len­de­main, sur la page Fa­ce­book de la mai­rie, la ré­ponse est cin­glante, je cite : «Comment ont-ils pu oser ? S’ac­ca­pa­rer du tra­vail ain­si que la re­pré­sen­ta­ti­vi­té de Mme le Maire ? Qui s’ex­plique : Sa­me­di soir 8 dé­cembre, à la suite du concert de Croque Note est ap­pa­ru en gros ca­rac­tère le nom du 1er ad­joint sur la page fa­ce­book de la mai­rie avec pho­tos (ce­lui-ci n’ayant au­cu­ne­ment par­ti­ci­pé à la pré­pa­ra­tion de ce concert) . En ef­fet, c’est Mme le Maire qui s’était im­pli­quée to­ta­le­ment à l’or­ga­ni­sa­tion de cette ma­ni­fes­ta­tion. Or, éton­nam­men,t celle-ci n’était pas ci­tée mal­gré sa pré­sence mar­quée par un dis­cours d’ac­cueil adres­sé à l’as­sis­tance et à la cho­rale. Bien en­ten­du , il en était de même pour les pho­tos (es­ca­mo­tées) . Ce­la est du tra­vail d’op­po­sant et non d’amis de la ma­jo­ri­té. C’est un ca­mou­flet en vieux fran­çais, pire un af­front ca­rac­té­ri­sé. Or, un ad­joint à l’obli­ga­tion d’avoir le plus grand res­pect en­vers son maire et se doit de suivre ses di­rec­tives dans l’exer­cice de ses fonc­tions. Dans le cas présent, il a failli à ses en­ga­ge­ments via le conseiller à la com­mu­ni­ca­tion ce qui est grave de consé­quences, la loi ayant pré­vu ce cas de fi­gure. Si le but est de de faire dé­mis­sion­ner Mme le Maire, c’est mal la connaître. Mme le Maire rap­pelle qu’elle a tou­jours va­lo­ri­sé son ad­joint (trop se­lon cer­taines per­sonnes) l’au­to­ri­sant même à la rem­pla­cer lors des voeux 2018, ce qui re­pré­sen­tait un sym­bole fort.». LA SUR­PRISE DE DA­NIEL VE­REECKE «En réa­li­té ce texte je ne l’ai vu que le mar­di. Entre temps, le lun­di ma­tin, j’avais une réunion de sé­cu­ri­té à l’hy­per­mar­ché Su­per U. Mme le Maire re­fuse de me dire bon­jour. J’ai été très sur­pris, je me suis dit bi­zarre. Trois jours se passent, nou­velle réunion, cette fois-ci au centre Yves-Mon­tand en pré­sence de Mr Ber­son (ad­joint aux tra­vaux) et Mr Lé­cluse (chef des tech­niques) et Mr Michel (pré­sident du CYM) pour faire le point sur les dif­fé­rents tra­vaux à en­vi­sa­ger» Mme Le Maire veut me dire bon­jour (parce qu’il y avait du monde sans doute) et là ef­fec­ti­ve­ment, c’en était trop et je lui dis : «tu es com­plè­te­ment ma­lade d’avoir mis ton texte sur la page fa­ce­book de la mai­rie, c’est n’im­porte quoi. Tu au­rais pu nous en par­ler, il n’y avait rien de grave. Je l’ai donc d’après elle in­sul- tée…» Ce n’est pas plu­tôt elle qui nous a in­sul­tés (moi et Pierre Hau­tot) via ce texte as­sas­sin. Je n’ai rien fait de plus. D’ailleurs Mr Hau­tot a été im­mé­dia­te­ment ex­clu des ad­mi­nis­tra­teurs de la page.»

«JE DOIS CER­TAI­NE­MENT EN FAIRE TROP»

«Pour moi, c’est cer­tai­ne­ment la goutte d’eau qui a fait dé­bor­der le vase...Ce­la fait deux mois qu’elle ne me sup­porte plus. Je dois cer­tai­ne­ment en faire de trop. Tout le sco­laire et le pé­ri­sco­laire, le sui­vi de tous les pro­jets et j’en passe. Je suis de­ve­nu gê­nant….Le pro­chain con­seil mu­ni­ci­pal du 19 fé­vrier se­ra cer­tai­ne­ment agi­té car Mr Hau­tot est très re­mon­té…» conclut Da­niel Ve­reecke.

Pour le pre­mier ad­joint, les re­la­tions étaient dé­jà ten­dues avec le maire et le pro­blème des pho­tos est fi­na­le­ment la goutte d’eau qui a fait dé­bor­der le vase, sur fond de guerre élec­to­rale.

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