MAMADY, COUR­SIER UBEREATS «Ça me fait une ac­ti­vi­té de com­plé­ment»

NOU­VELLE ÉCO­NO­MIE De­puis jeu­di, Mamady Dem­bele, 26 ans, livre des re­pas com­man­dés dans des res­tau­rants ou fast food beau­vai­siens. Une ac­ti­vi­té qui pour­rait lui ser­vir de trem­plin.

L'Observateur de Beauvais - - BEAUVAIS - ap­por­tant Ra­phaël Thiol­lier

De­puis jeu­di 11 h, Mamady Dem­bele ar­pente le cen­tre­ville de Beau­vais à vé­lo. Il fait par­tie de la ving­taines de cour­siers par­te­naires UberEats, le lea­der mon­dial de li­vrai­son de plats cui­si­nés. «Faire du sport en tra­vaillant, que de­man­dez de mieux ! En plus les beaux jours re­viennent, sou­ligne avec le sou­rire ce grand gaillard pré­cur­seur dans le do­maine à Beau­vais. Sou­ve­nez-vous, en 2016, Mamady avait lan­cé “Cli­quez-Li­vré“, son ser­vice de li­vrai­son de courses à do­mi­cile. De­puis, il s’est di­ver­si­fié en li­vrant des re­pas dans les en­tre­prises en par­te­na­riat avec les bou­lan­ge­ries Co­vel­li. Et bien­tôt, grâce à l’ob­ten­tion d’une li­cence, il pour­ra bien­tôt li­vrer de pe­tits co­lis dans les en­tre­prises beau­vai­siennes. «J’avoue que ça marche bien, j’ai de plus en plus de clients» , ex­plique ce jeune Beau­vai­sien tou­jours à l’af­fut de nou­velles ac­ti­vi­tés. Aus­si, quand UberEats s’est ins­tal­lé à Amiens il y a deux ans, il s’est aus­si­tôt si­gna­lé. «Je me suis dit, s’ils viennent à Amiens, pour­quoi pas Beau­vais» , ex­plique-t-il. Il ne croyait pas si bien dire. Il y a quelques se­maines, il a re­çu un mail an­non­çant qu’UberEats al­lait ve­nir sur Beau­vais et qu’il cher­chait des cour­siers-li­vreur in­dé­pen­dants qui sou­hai­taient de­ve­nir par­te­naires. «J’ai aus­si­tôt re­lan­cé et puis j’ai as­sis­té à une réunion d’in­for­ma­tion à l’hô­tel Mer­cure où on nous a ex­pli­qué le concept, ce qu’on de­vait faire pour ve­nir ré­cu­pé­rer la com­mande, com­ment uti­li­ser l’ap­pli­ca­tion. On nous a dé­taillé des consignes de pré­sen­ta­tion chez le client et dans le res­tau­rant. Et en­fin, on nous a don­né le sac UbersEats qui peut conte­nir jus­qu’à 4 re­pas. La seule chose qu’on ne sa­vait pas, c’était la date de lan­ce­ment» . Mamady n’a pas hé­si­té long­temps à se lan­cer. «Na­tu­rel­le­ment j’ai dit oui car ça me faire un com­plé­ment de mon ac­ti­vi­té de course, ajoute-t-il. Et puis, en même temps, si je peux faire connaître mon ac­ti­vi­té prin­ci­pale Cli­quez-li­vré, je pour­rai, pour­quoi pas, pro­po­ser des ser­vices sup­plé­men­taires à de nou­veaux clients» .

«C’EST ÉCO­LO­GIQUE»

Aus­si, chaque se­maine, mu­ni d’un vé­lo et d’un té­lé­phone avec l’ap­pli­ca­tion, il de­vra se mon­trer dis­po­nible de 11 h à 14 h et de 18 h à 22 h, du lun­di au di­manche. Il s’agit des plages ho­raires de lan­ce­ment qui pour­raient être élar­gies en fonc­tion du suc­cès de la de­mande. Le gros de ses courses se fe­ra sur­tout le soir, et no­tam­ment le week-end, les ven­dre­di, sa­me­di et di­manche, là où la de­mande est la plus im­por­tante. Et le dé­ni­ve­lé des pre­mières zones sé­lec­tion­nées de li­vrai­son ne lui fait pas peur. «Il est sûr qu’il est plus fa­cile de des­cendre la côte de Saint-Jean que de la mon­ter, ex­plique-t-il tou­jours aus­si sou­riant. Mais ce se­ra plus éco­lo­gique aus­si». Mal­gré la taille de la ville de Beau­vais, Mamady est confiant sur le dé­ve­lop­pe­ment de ce ser­vice. «Beau­vais est une ville qui se dé­ve­loppe avec de nou­veaux com­merces, de nou­veaux ser­vices, pe­tit à pe­tit, je pense qu’ils vont ar­ri­ver à dé­mar­cher de nou­veaux com­merces» .

Dé­jà li­vreur de courses à do­mi­cile, Mamady Dem­bele mise sur UberEats pour, pour­quoi pas, faire connaître en pa­ral­lèle son ac­ti­vi­té prin­ci­pale.

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