QUEL EST L’IM­PACT DU JEU DE PAUME ? Des sur­faces de vente trop pe­tites en centre-ville

CON­SEIL MU­NI­CI­PAL Le centre com­mer­cial du Jeu de Paume per­met-il de gar­der des en­seignes dans le centre-ville ou est-il res­pon­sable des cel­lules vides des rues Gam­bet­ta et Car­not ?

L'Observateur de Beauvais - - BEAUVAIS - Jof­frey Meu­nier

Au-de­là de l’ap­pel à pro­jets, la Ville de Beau­vais sol­li­cite aus­si la do­ta­tion de sou­tien à l’investisse­ment lo­cal (DSIL) au nom de son pro­gramme d’ac­tions Coeur de Ville. La re­qua­li­fi­ca­tion du par­vis du théâtre, la mise en lu­mière du coeur de ville et la re­qua­li­fi­ca­tion de la rue du 27 juin sont pré­sen­tées dans le pro­gramme d’ac­tions, puisque la Ville de Beau­vais est « lau­réate du dis­po­si­tif ac­tion Coeur de Ville » (222 villes re­te­nues). … Le terme n’est pas pas­sé pour Thibaud Vi­guier, conseiller mu­ni­ci­pal d’op­po­si­tion (Utile pour Beau­vais), qui a par­ta­gé son désac­cord lors du con­seil mu­ni­ci­pal de Beau­vais, ce vend­redi 22 mars. « On n’est pas lau­réat de ce type de dis­po­si­tif, on est mal­heu­reu­se­ment re­te­nu », a-t-il lan­cé. Se­lon lui, si Beau­vais rentre dans ce pro­gramme de re­vi­ta­li­sa­tion des cen­tres­villes, c’est pour ré­pondre à « l’épreuve » vé­cue par les Beau­vai­siens et les com­mer­çants. Charles Loc­quet, conseiller mu­ni­ci­pal de la ma­jo­ri­té, s’est ap­puyé sur les 9,8% de va­cances com­mer­ciales pour dé­fendre la si­tua­tion du com­merce à Beau­vais. Avant d’ajou­ter que le dis­po­si­tif “Ac­tion coeur de ville” ré­pon­dait jus­te­ment au « tra­vail (de la Ville) réa­li­sé dans le centre-ville » . Mieux, se­lon l’élu en charge du com­merce à Beau­vais, le

centre-ville at­tire les en­seignes. « J’ai eu 42 de­mandes, mais je n’ai pu en sa­tis­faire que deux » , a-t-il confié. En cause, des sur­faces de vente trop pe­tites, qui dis­suadent de po­ten­tiels re­pre­neurs. « Nos cel­lules ne sont pas adap­tées » , re­con­naît Charles Loc­quet, à l’image du « haut de la rue Gam­bet­ta » . Dif­fi­cile de sé­duire une en­seigne qui de­mande 100 ou 200 m2 de sur­face dans le centre-ville pour y ins­tal­ler sa mar­chan­dise. Thibaud Vi­guier n’a pas été convain­cu, au re­gard des an­ciens lo­caux du ma­ga­sin Mim et du res­tau­rant McDo­nald’s, « des grandes sur­faces, vides de­puis très long­temps, qui au­raient donc dû at­ti­rer des en­seignes » . Caroline Cayeux, maire de Beau­vais, a rap­pe­lé qu’elle avait pré­sen­té trois pro­jets de re­prises au pro­prié­taire du McDo­nald’s, tous re­to­qués à cause des mon­tants des loyers. Un épi­phé­no­mène se­lon les conseiller­s mu­ni­ci­paux d’Utile pour Beau­vais. Pour Thibaud Vi­guier et Gré­go­ry Nar­zis, la dif­fi­cul­té d’ac­cueillir des com­merces en centre-ville rime avec le centre com­mer­cial du Jeu de Paume. Ce der­nier a iro­ni­sé sur l’at­trac­ti­vi­té du centre-ville de Beau­vais, alors que des en­seignes des rues Gam­bet­ta et Car­not ont dé­mé­na­gé vers le centre com­mer­cial. Charles Loc­quet a par­lé de « com­plé­men­ta­ri­té » , au­jourd’hui, entre le centre-ville et le Jeu de Paume, le centre com­mer­cial pou­vant of­frir les su­per­fi­cies de cel­lules com­mer­ciales re­cher­chées. « Le Jeu de Paume va sau­ver le centre-ville, a com­plé­té Caroline Cayeux, il a per­mis aux en­seignes de ne pas être obli­gées de par­tir en pé­ri­phé­rie » . Gré­go­ry Nar­zis a je­té un coup d’oeil dans le ré­tro, par­lant d’un en­ga­ge­ment de la Ville, à l’époque, d’évi­ter les « trans­ferts » entre le centre-ville et le Jeu de Paume. « Il y a une in­co­hé­rence sur la stra­té­gie du centre-ville », a-t-il mar­te­lé.

Les cel­lules com­mer­ciales vides de la rue Gam­bet­ta ont pro­vo­qué un dé­bat, lors du con­seil mu­ni­ci­pal de Beau­vais, le vend­redi 22 mars.

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