Bou­che­rie : le re­tour via le mar­ché

NOAILLES Deux bou­chers sont main­te­nant pré­sents sur le mar­ché do­mi­ni­cal. Outre le fait de pal­lier le manque de com­merce dans la com­mune, cette ar­ri­vée ren­force l’at­trait du mar­ché.

L'Observateur de Beauvais - - NOAILLES -

Voi­là bien des an­nées que la der­nière bou­che­rie de Noailles a bais­sé son ri­deau de fer. Et ce type de com­merce « de base » fai­sait bien dé­faut à la com­mune. De­puis ce di­manche 24 mars, le manque est com­blé, de­puis que Mi­ckael Breton, as­so­cié à Ca­mille Jean­din ont inau­gu­ré leur par­ti­ci­pa­tion au mar­ché do­mi­ni­cal de Noailles. Sous son bar­num blanc si­glé a sa marque « Au bou­cher d’an­tan », ils pro­posent de la viande de boeuf de race li­mou­sine, de l’agneau, du veau, du porc « la­bel rouge » de la vo­laille to­ta­le­ment sans OGM « en plein air to­tal » de la char­cu­te­rie ar­ti­sa­nale fa­bri­quée par eux-mêmes, les pro­duits ve­nant di­rec­te­ment des éle­veurs, qu’ils connaissen­t per­son­nel­le­ment (cer­tains sont de sa fa­mille d’où un cir­cuit hy­per court !) et dont ils suivent la pro­duc­tion. « J’ai 25 ans de pra­tique de la bou­che­rie, nous confie Mi­ckaël, ma femme est éga­le­ment bou­chère de mé­tier, j’ai fait de l’ar­ti­sa­nat, de la grande dis­tri­bu­tion, mais ce­la ne cor­res­pon­dait

plus au mé­tier tel que je l’avais ap­pris et tel que je dé­si­rai le pra­ti­quer d’où cette dé­ci­sion de dé­mar­rer une nou­velle af­faire. En com­plé­ment, à la mi-avril, notre site in­ter­net va être ou­vert, où il se­ra pos­sible de com­man­der et en­suite de ve­nir re­ti­rer les pro­duits, soit à la bou­tique soit sur les mar­chés. Les com­mandes par té­lé­phone sont aus­si pos­sibles bien en­ten­du ! » La bou­tique de Ber­neuil est ouverte le mar­di, jeu­di, vend­redi, sa­medi après-mi­di, et ils sont pré­sents sur les mar­chés de Viarmes (mer­cre­di et sa­medi) et Noailles (di­manche).

“ON SAIT D’OÙ ÇA VIENT !”

L’af­fluence au­tour de l’étal est consé­quente ce di­manche ma­tin, certes il y a un ef­fet de cu­rio­si­té mais les cha­lands avouent être at­ti­rés par des pro­duits sains et na­tu­rels. « On sait d’où ça vient, on sait ce que ça a man­gé et comment ça a été éle­vé, c’est im­por­tant ! » . Au-de­là du plai­sir gus­ta­tif, il reste aus­si dans cet évè­ne­ment un fac­teur non né­gli­geable : le ren­for­ce­ment et la dy­na­mi­sa­tion de l’ac­ti­vi­té au coeur de ville, l’ani­ma­tion com­mer­ciale, qui est le pre­mier re­flet de la vie de la ci­té.

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