Spon­tex se dit trans­pa­rent, les jar­di­niers sont scep­tiques

L'Observateur de Beauvais - - OPINIONS - J.H et R.TH

BER­NARD LE­ROY NE CROIT PAS À LA THÈSE DE L’AC­CI­DENT

Pré­sident de­puis 8 ans de la sec­tion des jar­dins fa­mi­liaux du quar­tier SaintQuen­tin, Ber­nard Le­roy qui avait dé­jà été confron­té à une pol­lu­tion du ru il y a deux ans se veut clair. Lui comme ses membres ne croient pas à l’ac­ci­dent. «Ça se pro­duit tou­jours dans les mêmes pé­riodes, quand on ar­rive au mo­ment des va­cances de l’en­tre­prise, s’étonne-t-il.

« Ces in­ci­dents se produisent tou­jours un ven­dre­di, sa­me­di ou un di­manche », ajoute-t-il avec sus­pi­cion. A ce jour, comme l’a conseillé le maire de Beau­vais, Ca­ro­line Cayeux, Ber­nard Le­roy a de­man­dé aux 36 jar­di­niers de la sec­tion de ne plus pré­le­ver d’eau dans

le ru. « Tant qu’on n’au­ra pas les ré­sul­tats des pro­duits qui ont été dé­ver­sés, moi je ne veux pas pendre de risque d’in­toxi­quer un jar­di­nier ou un en­fant de jar­di­nier. On ne peut pas ad­mettre ce­la !» . Et d’au­tant que le pré­sident des jar­dins fa­mi­liaux se dit sur­pris de l’im­pact de cette pol­lu­tion, no­tam­ment sur la faune. «Il n’y a pas que des pois­sons qui sont morts, il y a aus­si un ra­gon­din, c’est dire si le pro­duit dé­ver­sé était im­por­tant. D’ailleurs, il en reste des traces» . Il de­vrait être fixé ven­dre­di 8 août avec les pre­miers ré­sul­tats des ana­lyses.

SPON­TEX SE DIT TRANS­PA­RENT ET RE­LA­TIVE L’IM­PACT SUR

Suite à l’épi­sode de pol­lu­tion de la ri­vière St Nicolas, la di­rec­tion de Spon­tex a te­nu à ré­agir alors qu’une réu­nion à ce su­jet doit se te­nir, ven­dre­di 9 août, à la Di­rec­tion ré­gio­nale de l’en­vi­ron­ne­ment, de l’amé­na­ge­ment et du lo­ge­ment (DREAL), le ser­vice de l’Etat en charge des ana­lyses. Spon­tex par la voix du di­rec­teur opé­ra­tion­nel du site, JeanJacque­s Ros­pars, évoque un »évé­ne­ment ex­cep­tion­nel « qui se­rait lié à une » dé­faillance ma­té­rielle« et re­la­ti­vise l’im­pact sur l’en­vi­ron­ne­ment, en par­lant d’un re­flux de soude »très di­lué« qui n’au­rait que »peu d’im­pact sur l’en­vi­ron­ne­ment« . Une ré­pa­ra­tion au­rait de­puis été ef­fec­tuée et de nou­velles fuites ne se­raient donc plus à craindre. L’en­tre­prise a di­li­gen­té une en­quête de­puis le faits: »On a consta­té qu’une pol­lu­tion a été faite, on doit en trou­ver les causes. Les ana­lyses se pour­suivent. On tra­vaille en étroite com­mu­ni­ca­tion avec la DREAL qui est notre au­to­ri­té de tu­telle, on est ex­trê­me­ment trans­pa­rent et on conti­nue­ra de l’être. Nous sta­tue­rons sur un plan d’ac­tions quand la DREAL nous donnera l’aval« .

LA FÉ­DÉ­RA­TION DE PÊCHE POUR­RAIT POR­TER PLAINTE

A no­ter que se­lon nos confrères du Cour­rier pi­card, la fé­dé­ra­tion de pêche de l’Oise an­nonce qu’en fonc­tion des ré­sul­tats des ana­lyses, elle pour­rait por­ter plainte contre l’en­tre­prise.

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