Re­con­ver­sion sur­prise, les bou­chers passent der­rière le bar

COM­MERCES Après dix ans en bou­che­rie che­va­line, Bertrand et Va­nes­sa Va­lour res­tent dans le centre-ville de Beauvais, cette fois à la tête du bar “Le Cy­ra­no”, si­tué rue Car­not. Le pa­tron se confie sur cette ar­ri­vée.

L'Observateur de Beauvais - - LA UNE - Jof­frey Meu­nier

Bertrand Va­lour : « Beau­coup de clients de la bou­che­rie viennent dans le bar ».

Entre et Beauvais, comme le centre-ville le couple une c’est his­toire un Va­lour de peu épouse bou­che­rie Va­nes­sa che­va­line d’amour. ans, Bertrand ont te­nu Pen­dant rue et une Lou­vet. son dix Au ins­tal­lée, condi­tions fil du temps, sym­bo­li­sée de tra­vail une las­si­tude pe­santes. par des s’est « avait La bou­che­rie, des charges c’est lourdes, phy­sique, et j’avais il y du com­mer­çant. mal avec le Je froid ne vou­lais l’hi­ver, confie pas fi­nir le ma ont car­rière cru qu’on en fer­mait bou­che­rie. parce Des que gens ça ne fonc­tion­nait très bien ». Un pas, chiffre mais d’af­faires on tra­vaillait qui n’a pas pe­sé as­sez lourd face à « l’en­vie de faire autre chose ». Cet été, il n’a donc pas si­gné de nou­veau bail qui lui au­rait im­po­sé trois ans sup­plé­men­taires dans sa bou­che­rie. « À 53 ans, c’était le bon mo­ment de par­tir, pré­cise Bertrand Va­lour, après, il au­rait été trop tard, je ne suis pas cer­tain que j’au­rais pu avoir mes prêts ». Là, les banques rue l’ont Car­not. sui­vi dans son pro­jet de re­prise du bar “Le Cy­ra­no”, si­tué Si le couple était à la re­cherche d’un nou­veau chal­lenge, difficile d’ima­gi­ner un ave­nir pro­fes­sion­nel sans le « contact avec la clien­tèle ». Et la dé­fiance de cer­tains en ma­tière d’at­trac­ti­vi­té com­mer­ciale dans le centre-ville de Beauvais n’a eu que peu d’im­pact sur l’op­ti­misme et l’ex­pé­rience du com­mer­çant. « Les gens cri­tiquent tou­jours ce qu’ils ont, mais il faut al­ler voir ailleurs aus­si, conseille

t-il. Je suis ori­gi­naire de la Somme, on n’est pas mieux à Amiens qu’à Beauvais sur le plan com­mer­cial. On tra­vaille bien en centre-ville, mais c’est le com­mer­çant qui doit don­ner en­vie au client de ve­nir » . De­puis trois se­maines, Va­nes­sa et Bertrand Va­lour sont comme des pois­sons dans l’eau à la tête de ce bar-ta­bac, qui dis­pose éga­le­ment de La Fran­çaise des Jeux. La se­maine pro­chaine, ils se­ront re­joints par une sa­la­riée qui pren­dra le re­lais de la pa­tronne de l’éta­blis­se­ment dans l’après­mi­di. « Là, on est en­core en pé­riode calme » , évo­quait son ma­ri Bertrand. Tout le monde n’a ma­ni­fes­te­ment pas la même dé­fi­ni­tion du calme au re­gard de la forte fré­quen­ta­tion du bar, ce mer­cre­di, en dé­but d’après-mi­di. « Beau­coup de clients de la bou­che­rie viennent dans le bar » , sa­voure le com­mer­çant. Au Cy­ra­no, il dé­couvre aus­si une nou­velle clien­tèle, plus jeune, qui ne fré­quen­tait pas sa bou­che­rie che­va­line. « Ce n’était pas le goût qui re­pous­sait les gens, mais l’image de la bête » , avait-il conscience.

« C’EST UN BAR TRAN­QUILLE, AVEC UNE BONNE CLIEN­TÈLE »

Dans son bar, il pro­po­se­ra dès la se­maine pro­chaine une res­tau­ra­tion ra­pide qui de­vrait plaire au plus grand monde, « un coin snack avec croque mon­sieur, ham­bur­ger,

et pa­ni­ni » . Bien­tôt, les nou­veaux gé­rants sou­hai­te­raient re­prendre les apé­ri­tifs-concerts or­ga­ni­sés par leurs pré­dé­ces­seurs. Ils pré­voient aus­si de mettre les toi­lettes du bar au normes PMR (per­sonne à mo­bi­li­té ré­duire) dans le cou­rant de l’an­née pro­chaine. Les nou­veaux pro­priéBer­trand et Va­nes­sa Va­lour viennent de re­prendre le bar “Le Cy­ra­no”, rue Car­not à Beauvais. taires misent sur la conti­nui­té, celle qui a fait le suc­cès du Cy­ra­no, dont le chiffre d’af­faires pro­gresse de­puis trois ans. « C’est un bar tran­quille, avec une bonne clien­tèle, jus­ti­fie Bertrand Va­lour, et la rue Car­not, c’est une bonne rue, il y a du pas­sage (La Poste, banque, en­seigne d’ameu­ble­ment...), ça draine du monde ». Un constat qui conforte le quin­qua­gé­naire dans le choix fa­mi­lial de re­prendre le bar lo­cal. « Il faut al­ler de l’avant, je le dis à mes ga­mins tous les jours » .

Le Cy­ra­no est ou­vert du lun­di au sa­me­di de 6h30 à 20h. Fer­mé le di­manche.

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