«J’AIME LA DI­VER­SI­TÉ DES MISSIONS» Vé­ro­nique, bé­né­vole à la pro­tec­tion ci­vile

AS­SO­CIA­TION For­mée par la pro­tec­tion ci­vile, Vé­ro­nique as­sure bé­né­vo­le­ment des postes de se­cou­risme dans les ma­ni­fes­ta­tions. Elle a dé­cou­vert des missions qu’elle n’ima­gi­nait pas.

L'Observateur de Beauvais - - BEAUVAIS -

A52 ans, Vé­ro­nique Hae­sig s’est tou­jours in­ves­tie dans le do­maine as­so­cia­tif. Ex­vice-pré­si­dente de la SPA, cette mère de fa­mille ac­tive a in­té­gré de­puis 8 mois l’une des deux sec­tions beau­vai­siennes de la pro­tec­tion ci­vile. « Mon fils en fait par­tie, je lui po­sais tel­le­ment de ques­tions à chaque fois qu’il ren­trait des postes, qu’il m’a dit un jour : «t’as qu’à t’ins­crire et j’ai fran­chi le pas» . Après avoir fait connais­sance des membres et du pré­sident dé­par­te­men­tal, Franck Ri­nuit qui tra­vaille au SAMU Beauvais, la Pro­tec­tion ci­vile lui a pro­po­sé alors de pas­ser des for­ma­tions pour te­nir des postes dans des ma­ni­fes­ta­tions pu­bliques «J’ai alors pas­sé trois for­ma­tions, le PSE 1, Le PSE 2 et la for­ma­tion SSV, c’est pour conduire de gros bug­gy-quads» . Ti­tu­laire des di­plômes au mois d’avril, Vé­ro­nique Hae­sig a été plon­gée ra­pi­de­ment dans le bain lo­ca­le­ment. Elle a te­nu un poste de pre­miers se­cours aux fêtes Jean­neHa­chette, au tri­ath­lon de Beauvais, à la fête à ca­rottes ou, di­manche der­nier, à la course La Goin­cour­toise par exemple. «Sur les postes, on peut être deux ou mon­ter à plus de 20 comme sur le tri­ath­lon. On fait es­sen­tiel­le­ment de la bo­bo­lo­gie, on ad­mi­nistre les pre­miers soins. La seule chose qu’on n’a pas le droit de faire, c’est de don­ner des mé­di­ca­ments même si quel­qu’un a mal à la tête, on ne connait pas ses an­té­cé­dents mé­di­caux, ajoute Vé­ro­nique. Quand on est du­bi­ta­tif sur le cas d’une vic­time, on ap­pelle le SAMU, ils nous de­mandent si on peut l’éva­cuer chez eux car notre vé­hi­cule est équi­pé pour. Mais si on ne peut pas, ce sont eux qui viennent la cher­cher». A la fête à ca­rottes par exemple, une dame al­ler­gique s’est fait pi­quer par une abeille, une per­sonne âgée a fait une mau­vaise chute, un en­fant s’est bles­sé chez lui, tous trois ont été éva­cués à la de­mande de l’équipe de la pro­tec­tion ci­vile pré­sente sur place. Ce qu’elle ap­pré­cie sur­tout dans ses nou­velles missions, c’est la di­ver­si­fi­ca­tion des tâches de­man­dées. Ain­si, elle a a été ap­pe­lée en ren­fort dans l’Al­lier, pen­dant deux jours, pour un très gros fes­ti­val de mu­sique. Elle s’est éga­le­ment ren­due à Dieppe en ren­fort pour la pé­riode es­ti­vale. « J’ai pas­sé la for­ma­tion so­ciop­sy car on est aus­si ame­né à se rendre sur des at­ten­tats, on fait aus­si le se­cours à la po­pu­la­tion à l’aé­ro­port de Beauvais. Quand l’avion ne dé­colle pas, on ap­porte à man­ger, des lits, on est in­ter­ve­nu cet été sur un avion qui de­vait par­tir au Ma­roc» . Bé­né­vole, elle s’in­ves­tit en fonc­tion de ses dis­po­ni­bi­li­tés, pa­ral­lè­le­ment à son tra­vail.« Sur les postes, on est nour­ri, quand on part à l’ex­té­rieur, on est aus­si lo­gé mais on s’en­gage se­lon nos dis­po­ni­bi­li­tés» . La sec­tion beau­vai­sienne pro­pose une for­ma­tion de se­cou­risme (PSE1) en équipe sur 5 sa­me­dis d’af­fi­lée, à par­tir du 28 sep­tembre, au Pré-Mar­ti­net, de 9 h à 17h. Pour s’ins­crire, il faut avoir au mi­ni­mum 16 ans. D’un coût de 60 euros, elle est gra­tuite pour les membres de la pro­tec­tion ci­vile, un bon ar­gu­ment pour fran­chir le pas. D’au­tant que les 5 sec­tions de l’Oise cherchent des bé­né­voles. Con­tact, Franck Ri­nuit 06 33 19 84 27 ou [email protected]­tec­tion-ci­vile.org, fa­ce­book : pro­tec­tion ci­vile de l’Oise. (R.Th)

Sur la fête à ca­rottes qui a réuni des mil­liers de vi­si­teurs, Vé­ro­nique Hae­sig (en bas à gauche) et 5 autres bé­né­voles ont as­su­ré des missions de se­cou­risme.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.