RÉUNION DU CENTRE-VILLE

In­ci­vi­li­tés : les li­mites de la vi­déo­ver­ba­li­sa­tion CENTRE-VILLE La réunion de quar­tier du centre-ville a mis l’ac­cent sur les nom­breuses in­ci­vi­li­tés en centre-ville, qui ne peuvent pas être sanc­tion­nées par la vi­déo­ver­ba­li­sa­tion.

L'Observateur de Beauvais - - BEAUVAIS - J.M.

Dé­jec­tions ca­nines Les dé­jec­tions ca­nines pol­luent le quo­ti­dien des ri­ve­rains du cen­tre­ville. « On va faire une com­mu­ni­ca­tion au­tour de sacs à prendre dans les mai­ries de quar­tiers, à l’Hô­tel de Ville et à l’Ag­glo du Beauvaisis » , a pré­ci­sé Ca­ro­line Cayeux, maire de Beauvais. La Ville a aus­si rap­pe­lé que des agents pou­vaient ver­ba­li­ser les maîtres pris en fla­grant dé­lit s’ils ne ra­massent pas les dé­jec­tions ca­nines de leur ani­mal. « Il fau­drait que les pro­prié­taires de chiens aient leur sac dans la poche, et on ver­ba­lise ceux qui n’ont pas de sacs » , a conseillé un Beau­vai­sien. Dé­ra­ti­sa­tion Ca­ro­line Cayeux a évo­qué la dé­ra­ti­sa­tion ef­fec­tuée rue Beau­re­gard. Celle-ci com­plète donc la der­nière cam­pagne de dé­ra­ti­sa­tion faite dans les rues d’Al­sace, Saint-Pierre, Ni­co­las Pas­tour, Louis Graves, des Ja­co­bins, et bou­le­vard Aris­tide Briand. La maire de Beauvais rap­pelle le nu­mé­ro vert (0 800 870 800) à contac­ter lors­qu’une pré­sence de rats est consta­tée. In­ci­vi­li­tés Une ha­bi­tante de la rue An­grand Le­prince, rue si­tuée près de l’église Saint-Etienne, s’in­quiète : « tout le long de l’église, il y a des ren­fon­ce­ments, où des mes­sieurs viennent uri­ner » . D’une ma­nière plus gé­né­rale, dif­fé­rents sec­teurs du centre-ville sont tou­chés par les in­ci­vi­li­tés. Dé­lin­quance, drogue... « Du sexe » aus­si, re­layait un Beau­vai­sien lors de la réunion. Pour les com­battre, la po­lice mu­ni­ci­pale a rap­pe­lé avoir « mis en place une bri­gade de proxi­mi­té » dans tous les quar­tiers mais avec « une grosse ac­tion dans le cen­tre­ville » .

Vi­déo­ver­ba­li­sa­tion

In­ter­ro­gée sur la pos­si­bi­li­té de sanc­tion­ner les mau­vais com­por­te­ments grâce à la vi­déo­ver­ba­li­sa­tion, la po­lice mu­ni­ci­pale a été claire : « on ne peut pas ver­ba­li­ser une per­sonne qui urine sur la voie pu­blique ». Même to­po concer­nant les dé­pôts sau­vages. Elle s’ap­puie sur 15 actes pour vi­déo­ver­ba­li­ser, « es­sen­tiel­le­ment de la mise en dan­ger de la vie d’au­trui sur du code la route » . Une ha­bi­tante a re­bon­di sur cette dé­cla­ra­tion : « est-ce que ce­la com­prend le dé­pas­se­ment d’un cy­cliste à moins d’un mètre et un sta­tion­ne­ment sur une piste cy­clable ? ». « Le dé­pas­se­ment non, le sta­tion­ne­ment oui », a ré­pon­du le re­pré­sen­tant de la po­lice mu­ni­ci­pale.

Rue du 27 juin

« Si on dé­fi­nit la rue du 27 juin comme une rue pié­tonne, à par­tir d’un cer­tain cré­neau ho­raire, au­cun vé­hi­cule ne peut pas­ser dans cette rue. Si quel­qu’un se fait ren­ver­ser, la Ville se­rait res­pon­sable. C’est la loi » . La po­lice mu­ni­ci­pale ré­pon­dait à cette ha­bi­tante, do­mi­ci­liée rue du 27 juin et souf­frant de han­di­cap, qui de­man­dait à pou­voir ren­trer son vé­hi­cule dans la rue pour dé­char­ger ses courses. La maire Ca­ro­line Cayeux a de­man­dé « un peu de sou­plesse. Il me pa­rait équi­table de lui don­ner un badge pour qu’elle puisse dé­char­ger ses courses, à l’heure où elle ne tra­vaille pas » .

La re­qua­li­fi­ca­tion des voi­ries concer­ne­ra les rues d’Al­sace et du 27 juin fin 2019, puis les rues An­grand Le­prince, du 51e ré­gi­ment d’in­fan­te­rie, et Con­dor­cet en 2020.

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