Ra­gots de fer­me­ture : le Sen­so dé­guste

PLACE DES HALLES De­puis qu’il a réa­li­sé des tra­vaux dans son res­tau­rant, en sep­tembre, Al­lan Cas­tel­lote doit ré­pondre aux ru­meurs qui évoquent une fer­me­ture de son éta­blis­se­ment.

L'Observateur de Beauvais - - BEAUVAIS - Jof­frey Meu­nier

Est-ce le lot des res­tau­rants qui sont dans l’an­ti­chambre du guide Mi­che­lin d’être confron­té à pa­reille si­tua­tion ? Al­lan Cas­tel­lote, chef du Sen­so, si­tué place des Halles, doit ré­pondre aux ru­meurs con­cer­nant une fer­me­ture de son éta­blis­se­ment. En cause, des tra­vaux réa­li­sés pen­dant deux se­maines et de­mi, en sep­tembre, qui ont per­tur­bé des Beau­vai­siens. Et la ré­ou­ver­ture du res­tau­rant, le 27 sep­tembre der­nier, n’a pas chan­gé la donne. Au contraire. « On ne pen­sait pas que c’était en­core vous » , a-t-il en­ten­du d’un client. De­puis deux se­maines, c’est un flo­ri­lège de ré­ac­tions de ce type que doit gé­rer Al­lan Cas­tel­lote. « On m’avait dit que vous aviez fer­mé, on est content de vous re­trou­ver », « on pen­sait voir un nou­veau res­tau­rant mais on est content que ce soit vous », « ma soeur m’a dit que vous aviez fer­mé »... Le chef du Sen­so a aus­si en­ten­du : « ce n’est plus le même chef, ce n’est plus la même équipe ! ». Les « bruits qui courent » à pro­pos de son res­tau­rant sont te­naces. « L’autre jour, ma com­pagne était dans un com­merce, on lui a de­man­dé si on était fer­mé » , souf­flet-il. Sans ou­blier les coups de té­lé­phone de clients qui se ren­seignent pour sa­voir si le Sen­so est « tou­jours ou­vert ou pas » . Face à cette si­tua­tion, le chef lo­cal re­met « les points sur les i » : « on est tou­jours ou­vert, on a juste fait des tra­vaux ! » . Il avait pour­tant fait le né­ces­saire pour in­for­mer les Beau­vai­siens. « On avait mis des af­fiches sur la fa­çade avec une date de ré­ou­ver­ture, sou­ligne Al­lan Cas­tel­lote. On voyait les tra­vaux de l’ex­té­rieur, les ar­ti­sans avaient mis leur pan­neau pour faire leur pub. On n’était pas en bla­ckout » . Le chef du Sen­so ne com­prend donc pas pour­quoi cette ru­meur «a été mon­tée en épingles » ... « C’est sans doute par­ti de quel­qu’un qui avait une mé­di­sance », ima­gine-t-il. Mais Al­lan Cas­te­lotte est un op­ti­miste. Avec le sou­rire, il par­vient à plai­san­ter de la si­tua­tion. « On a fait une belle re­prise, donc il n’y pas for­cé­ment d’im­pact. Après, est-ce qu’on au­rait fait plus s’il n’y avait pas eu ça ? Je ne sais pas. Est-ce qu’on au­rait fait moins ? Des gens viennent peut-être en se di­sant que c’est un nou­veau res­tau­rant, donc peut-être que l’im­pact est po­si­tif aus­si » . S’il ne peut pas « quan­ti­fier les consé­quences de ces bruits qui courent », le chef du Sen­so s’in­ves­tit pour les faire taire.

Tristan et Al­lan Cas­tel­lote tra­vaillent dans un nou­veau dé­cor de­puis les tra­vaux du Sen­so en sep­tembre.

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