Près de 120 voi­tures aban­don­nées : le fléau

BEAU­VAIS De nom­breux vé­hi­cules sont lais­sés abu­si­ve­ment sur des places de par­king. Mal­gré le si­gna­le­ment des ri­ve­rains, la liste d’at­tente im­por­tante al­longe les dé­lais d’en­lè­ve­ment.

L'Observateur de Beauvais - - LA UNE - R.T.H et J.M

Des ri­ve­rains se plaignent que des voi­tures à l’aban­don crou­pissent sur des par­kings de­puis plu­sieurs mois. La mai­rie in­ter­vient mais les dé­marches sont longues.

Elles sont re­con­nais­sables entre 1000 voi­tures. En gé­né­ral, le mo­dèle est an­cien, la cou­leur est pas­sée, l’im­ma­tri­cu­la­tion est en de­hors du dé­par­te­ment, sur le pa­re­brise, on y re­trouve des feuilles ou de vieux flyers, les portes sont sou­vent for­cées, l’in­té­rieur est sans des­sus des­sous, un ou plu­sieurs pneus sont cre­vés, les phares avant ou ar­rières sont dé­gra­dés, tout comme par­fois la car­ros­se­rie, les as­su­rances ou contrôles tech­niques ne sont plus à jour (pour cer­taines de­puis 2017) et elles n’ont pas bou­gé d’1 cm, par­fois, de­puis plu­sieurs mois. Elles, ce sont ce que l’on ap­pelle les voi­tures aban­don­nées, elles ne sont pas vo­lées, ces vé­hi­cules sont, en gé­né­ral, lais­sés vo­lon­tai­re­ment par le pro­prié­taire sur le do­maine pu­blic, parce que plus uti­li­sés ou éga­le­ment par­fois, par ou­bli. Très sou­vent, elles sont si­gna­lées par des ri­ve­rains ou re­mar­quées par des agents de la po­lice mu­ni­ci­pale lors de leur ronde. Jeu­di, en réu­nion de quar­tier de SaintJust des Ma­rais, un ha­bi­tant s’est éton­né de ce pro­blème qui touche le pe­tit par­king de la rue de la Tré­pi­nière. «J’ai si­gna­lé trois fois de­puis avril à la po­lice mu­ni­ci­pale la pré­sence de trois vé­hi­cules ven­touses. Et on voit qu’ils sont aban­don­nés» , a-t-il fait re­mar­quer en s’éton­nant qu’ils n’aient pas été en­le­vés. L’une de nos lec­trices en a re­cen­sé plus de 5 sur les dif­fé­rentes zones de sta­tion­ne­ment du bou­le­vard Amyot d’In­ville ou aux alen­tours. «Le pro­blème, c’est qu’elles ne bougent pas donc elles prennent des places» , ex­plique-t-elle en nous dé­taillant pré­ci­sé­ment, la marque et le lieu où elles se trouvent. Et en plus, elles sont for­cées et des jeunes les dé­gradent, ils s’en servent de lieux pour boire. Der­niè­re­ment, un in­di­vi­du mar­chait sur le toit d’une R19», com­plète-t-elle en s’éton­nant que mal­gré ses si­gna­le­ments, rien ne bouge.

«ON N’EN­LÈVE PAS UNE VOI­TURE EN CINQ MI­NUTES»

En réu­nion de quar­tier, le maire de Beau­vais, Ca­ro­line Cayeux, a li­vré l’une des rai­sons de ce sta­tut quo. C’est tout sim­ple­ment leur nombre im­por­tant es­ti­mé par ses ser­vices à près de 120 en Ville. «Il y aus­si le fait qu’on ne nous si­gnale pas toutes les voi­tures parce que toutes ne sont pas for­cé­ment vi­sibles» , rap­pelle-t-on au ca­bi­net. Les voi­tures en sta­tion­ne­ment abu­sif re­cen­sées sont en at­tente d’en­lè­ve­ment. Les dé­lais dé­pendent éga­le­ment du rythme de la four­rière mais éga­le­ment du temps né­ces­saire pour consta­ter une in­frac­tion. «On ne peut pas en­le­ver une voi­ture comme ce­la, en 5 mi­nutes. Et la loi est stricte, pré­ci­set-on au ca­bi­net. Par exemple, le dé­lai de consta­ta­tion avec mar­quage au sol est de plus de 7 jours, le sta­tion­ne­ment abu­sif doit être re-consta­té au 8e jour, l’ordre d’en­lè­ve­ment doit être éga­le­ment cir­cons­tan­cié par écrit. En at­ten­dant, ces voi­tures conti­nuent de prendre des places alors que de­puis 2015, la Ville a vo­té un ar­rê­té qui consi­dère qu’un sta­tion­ne­ment est abu­sif au bout de 48 h contre 7 jours au­pa­ra­vant.

Sur ce par­king de la rue de la Tré­pi­nière, comme l’a si­gna­lé un voi­sin, trois voi­tures ne semblent pas avoir bou­gé de­puis main­te­nant plu­sieurs se­maines au vu de leur état.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.